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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

Perso j'avais bien aimé pas mal de trucs dans l'épisode 8.

Ou plutôt : ce qui se passe dans l'épisode 8 me semblait ouvrir plein de perspectives, c'était un film qui était moins limitant pour la suite.
Le 9 ferme toutes les portes et sclérose complètement la saga.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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darktet
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Message par darktet »

Ouais_supère a écrit :
10 févr. 2026 11:10
Perso j'avais bien aimé pas mal de trucs dans l'épisode 8.

Ou plutôt : ce qui se passe dans l'épisode 8 me semblait ouvrir plein de perspectives, c'était un film qui était moins limitant pour la suite.
Le 9 ferme toutes les portes et sclérose complètement la saga.
oui le 8,de mon modeste point de vue ,cassait les codes" de star wars" pourquoi pas .
mais dans ce cas on y va a "fond" (la mort de luke quand même c'est nul)
et merde jj Abrams a repris le 9..en réalisant le 7 avant
J'en veux surtout aux producteurs de Disney...pas aux réalisateurs qui ont fait leur preuves dans bien d'autres films.

J'y connait rien dans le bisness de Disney...ils ont une logique qui nous (enfin qui me) dépasse.En tout cas c'est triste pour ceux qui aimait Star Wars.

comme quoi G.Lucas et ses 3 premiers épisodes c'était pas si nul avec le recul ^^ et pourtant ça s'est fait "baché" a l'époque

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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

Lucas sait faire des films.
Du "mauvais Lucas", ça donne des films qui tiennent debout, avec un point de vue, etc.

Je sais que je vais être désobligeant, mais je ne suis pas certain que JJ Abrams ait le talent de Lucas.

THX 1138, et American Graffiti (un de mes films "doudou"), n'ont pas d'équivalent dans la filmographie d'Abrams (bon, ok, j'ai pas vu les Star Trek, j'avoue)

C'est un de mes regrets d'ailleurs : allez Georgio, refais-nous un film, juste un petit film, sans connexion avec Star Wars.
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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Star Wars: Episode II – Attack of the Clones", réalisé par George Lucas, sorti en 2002 -

Je pensais moins aimer que le premier et finalement... C'est kiff kiff pour moi. En fait il y a de super trucs (Anakin et ses démons, Obi-Wan Kenobi et Yoda plus présent...), et des bricoles qui ne sont pas très bonnes à mes yeux (les effets spéciaux abusés). Du coup c'est un peu zarb comme impression. Dommage qu'il y ait autant d'effets numériques. C'est nécessaire vu le monde créé mais putain là on est clairement dans l'abus, et quelques fois c'est très mauvais. M'enfin, j'ai tout de même beaucoup aimé cet opus car il montre énormément d'éléments importants pour moi : le déclenchement sombre d'Anakin, le début de l'empire et l'étoile, on voit enfin les capacités de Yoda (physique et mentale), la relation des deux tourtereaux... Bref, je trouve ça super intéressant.

Après, je vois souvent marquer qu'Anakin est arrogant, qu'il joue mal etc. Moi je trouve pas. Ok, ça pourrait être mieux foutu je pense, mais ça me va déjà bien comme ça. J'aime la façon qu'il a d'être toujours dans la retenue, de prendre sur lui, tout le temps... Je trouve qu'on comprend bien sa colère, son envie d'avancer etc. J'aime également Obi-Wan toujours classe, sérieux, tentant d'être un bon maître malgré le fait qu'il sache que son padawan a des capacités de ouf', qu'il est difficile à contenir. Bref, je trouve ça bien foutu.

J'aime beaucoup moins le Compte Dooku, pas fan de l'acteur ni des quelques dialogues qu'a son perso. Mais bon... Très bien encore une fois.

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darktet
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Message par darktet »

@wiiwii007 merci comme toujours pour tes retour de films.

C'est con,mais Star Wars tout le monde a vu (presque)...Less ,toi,gring et j'en passe d'illustre membre Soval knight cpt era,,espe,Beyond .....vous présentez tellement de films...que la moiti" d'une moitié n'auront pas une vie pour voir tout vos films^^

Sur SW 2 ; L'attack des clones
On trouve ce filme mauvais
moi ça va,pas du tout mauvais SW
-l'attaque finale (tout les Jedi ensemble)
-avec papy Yoda avec sa canne..qui saute partout,c'est con,mais moi j'ai adoré.
-la planète océan,pure beauté for me (en fx) trop humide ^^
-la planète hors de la bordure du cosmos ,mystérieuse.
-Anakin joue mal...le pauvre..mais oui !
-par rapport a la sénatrice ,y'a pas photo.(c'est elle qui joue trop bien et qui le rend fade niveau acting)
-scène marquante : quand anakin tue tout les petits.
-le compte Dooku "Saroumane" est super
-les clones for me,plus puissant que les troopers

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Antarka
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Message par Antarka »

Je le trouve médiocre ce Star Wars 2 perso, même si moins que beaucoup de gens. Rushé surtout. Je trouve tout ce qui tourne autour des Clones très maladroit (Houlala 100k de clones, quelle armée galactique de fou. Et pas un moment on se demande si c'est bien éthique de tous les envoyer au casse pipe toussa). Je trouve la romance Anakin/Padmé totalement à chier dans la forme. Je trouve qu'Hayden Christensen surjoue totalement. Les FXs qui ont très mal vieilli (mais ça concerne toute la prelogie). Natalie Portman qui comprend rien à son personnage (Lucas a de l'imagination mais il est nul pour diriger des acteurs).

Après ouais, je le met au même niveau que l'épisode 1, et quand même loin devant l'épisode 3, dont j'arrive pas à comprendre qu'il soit si bien reçu tellement y'a rien qui va.
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Paulemile
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Message par Paulemile »

Dans la prélogie, je trouve que quelques scènes d'action fonctionnent encore pas mal (le fight contre Dark Maul, l'arène avec les monstres, le premier combat contre Dooku, tiens, rien dans le film 3). Mais la narration, les dialogues, le jeu d'acteur, ouah c'est dur.

Ca reste mieux que la postlogie, où je n'ai pas trouvé une seule scène mémorable, peut-être aussi parce que c'était du recyclage de recyclage de recyclage.

Globalement je sature à mort de Star Wars. C'est encore pire que Dragon Ball au niveau du nombre "d'oeuvres" qui tournent autour, et les super fans sont encore moins enclins à entendre la moindre critique que les fans de Kaamelott, ce qui est assez exceptionnel en soi.

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Antarka
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Message par Antarka »

Je dois dire que ça me manque l'époque où y'avait que la trilogie originale. Et que chaque ajout de background pas trop underground (les jeux vidéos surtout quoi, pas les romans de l'univers étendu) était un truc de fou, une nouvelle occasion de développer davantage un univers qu'on adorait (et souvent beaucoup mieux que ne le feront ensuite les nouveaux films ou séries). A l'époque on en voulait davantage. Maintenant on en voudrait moins.

Dark Forces >>> Rogue One au passage. Y'a pas photo me concernant.
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Paulemile
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Message par Paulemile »

Pareil que toi, mais j'ai lu une bonne partie des romans, et j'avais trop aimé à 13-14 ans. Aujourd'hui j'aurais peut-être un avis différent, mais de mémoire c'était plutôt pas trop mal écrit, avec de bonnes idées, et un antagoniste ultra charismatique (Thrawn). D'ailleurs, Thrawn a l'air d'être repris dans la série Ahsoka, si je me rappelle bien. Série que j'avais trouvé vraiment pas mal, sachant que j'ai pas réussi à accrocher à Andor, faudrait que je réessaie.

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Message par wiiwii007 »

Je comprends pas les critiques envers Portman... Moi je trouve qu'elle s'en sort plutôt bien. C'est pas la folie, mais ça le fait. Elle froide, forte, et en même temps fragile face à ses sentiments envers Anakin. J'aime beaucoup cet amour interdit.

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darktet
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Message par darktet »

wiiwii007 a écrit :
10 févr. 2026 18:50
Je comprends pas les critiques envers Portman... Moi je trouve qu'elle s'en sort plutôt bien. C'est pas la folie, mais ça le fait. Elle froide, forte, et en même temps fragile face à ses sentiments envers Anakin. J'aime beaucoup cet amour interdit.
+1 la sénatrice, (N.Por..)comme d'habitude joue très bien.
et j'insiste l'acteur Anakin (je sais pas son nom) est bien "fadasse" a coté d'une très grande actrice.D'ou le bachage qui s'est pris par les fans.
Pour moi il est pas bon en acting..mais bon...j'ai rien contre lui.Et il mérite pas du tout un tel déferlement de haine a son égard,sur les réseaux sociaux.

C'est un peu comme "Rey" je trouve que l'actrice fait super bien le boulot mais son antagoniste "kylo" je crois,mon dieu,je trouve qu'il acting mal aussi


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Antarka
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Message par Antarka »

J'adore Portman, je trouve que c'est une super actrice. MAIS pas dans la prelogie Star Wars. Je trouve vraiment sa performance mauvaise, à la limite du désastre.

Ce sont donc vos avis qui m'étonnent.

Après 2-3 recherches, je me rend compte que je suis pas le seul à l'avoir trouvé vraiment mauvaise dans cette prelogie : https://www.allocine.fr/article/fichear ... 26904.html

Elle-même se trouvait a priori très criticable : https://www.ozap.com/actu/natalie-portm ... e_vignette


Pour Kylo Ren (Adam Driver), ouais, pareil. Super acteur. Vraiment doué, talentueux, travailleur. Mais dans Star Wars il est nul. Ché pas pourquoi. D'autant que la, on peut même pas accuser Lucas.

Pour Hayden Christensen, je saurais pas dire s'il est mauvais dans Star Wars. C'est surtout que son personnage a été écrit avec les pieds. Je peux pas m'empêcher de le plaindre ce mec, d'autant que contrairement à Portman ou Adam Driver, il s'est jamais relevé après avoir joué dans Star Wars.
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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

J'ai lu tout ça, mais non. Pour moi c'est pas dégueu. Son rôle est vraiment complexe et je trouve qu'elle s'en sort bien. Après, c'est une question de ressenti personnel.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

J'ai maté Contes du hasard et autres fantaisies ...

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Sorti en 2021 et réalisé par Ryusuke Hamaguchi, Contes du hasard et autres fantaisies est un film à sketchs composé de trois petites histoires de quarante minutes chacune, racontées du point de vue d'une femme. Le fil conducteur de ces trois contes, c'est la rencontre au fruit du hasard et les conséquence d'une maladresse inattendue. Aprés l'excellent Drive my Car (2021), film précédent de Ryusuke Hamaguchi, le réalisateur japonais nous revient donc à peine six mois plus tard avec un film plus simple et filmé sans artifices. Le film se focalise sur des petits détails du hasard qui jalonnent nos vie. Il n'y a pas de grand histoire dramatique comme dans Drive my Car et en cela le film m'a beaucoup fait penser à Passion (2008) le premier film de fin d'études de Ryusuke Hamaguchi. Et comme dans Passion, chaque conte cache une petite surprise ou maladresse, à laquelle on ne s'attend pas et qui donne tout son intérêt au film.

Le premier conte intitulé "Magic (or Something Less Assuring") raconte les aventures de Meiko (Kotone Furukawa), une jeune mannequin qui ne supporte pas que son ex amant Kazuaki (Ayumu Nakajima), quelle a pourtant trompé sans ménagements, ait rencontré l'amour avec son amie Tsugumi (Hyunri). Le second conte intitulé "Door Wide Open" raconte les aventures de Nao (Katsuki Mori), une jeune femme mariée qui cumule les relations extra conjugales et qui accepte, à la demande d'un de ses amants Sasaki (Shouma Kai), de tendre un piège à caractère sexuel au professeur Segawa (Kiyohiko Shibukawa), afin de le détruire professionnellement. Le troisième et dernier conte intitulé "Once Again" raconte la rencontre incongrue entre deux femmes, Moka (Fusako Urabe) qui est homosexuelle et Nana (Aoba Kawai) qui est mariée, qui croient se reconnaître alors qu'elle ne se connaissent pas. Elles vont néanmoins sympathiser ensemble et combler, l'espace d'un instant, leur solitude commune.

Comme tout film à sketchs, chacun aura son histoire préférée. C'est un peu la faiblesse de ce genre de film à mon goût, à savoir que toutes les histoires ne se valent pas. Le second conte, illustré par le personnage féminin de l'affiche, est clairement mon préféré et de loin, car le plus original et insolite, le plus surprenant et le plus osé aussi. C'est complètement barré et insolite, mais ça fonctionne à merveille ...
► Afficher le texte
A contrario, j'ai eu plus du mal à rentrer dans les deux autres contes. Bien que les personnages sont assez attachants, c'est un peu trop simple, banal et classique à mes yeux, comparé au second récit. L'autre point commun entre les trois histoires, en dehors d'une rencontre au fruit du hasard, c'est de nous présenter des personnages féminins forts et très attachants, malgré leurs maladresses. Ryusuke Hamaguchi nous montre des personnages au comportement un peu déviant, voire même pervers (les deux premiers sketchs), mais attachants car très humains.

Contes du hasard et autres fantaisies c'est aussi un film très théâtral dans sa composition et dans son interprétation aussi. On a droit à chaque fois à un huis-clos et c'est très verbeux. Fort heureusement, c'est très bien écrit, mais tout de même, on aimerait parfois un peu plus de fantaisie dans la mise en scène et dans les situations proposées. C'est pas faute d'avoir le terme "fantaisies" dans le titre du film, mais encore faut-il l'illustrer. Mis à part dans le second conte, car plus audacieux que les autres (et avec une forte dimension érotique aussi), je ne vois pas beaucoup de fantaisies dans tout ça, mais plutôt beaucoup de banalités.

Bref, vous l'aurez compris, sans être inintéressant je ne suis pas totalement convaincu par la proposition de Ryusuke Hamaguchi. En fait, on est face à trois court métrages manquant de substance pour en faire des longs et si les deux premiers segments ont pour point commun un personnage féminin quelque peu retord, le dernier segment semble un peu hors sujet. Le film est également trop verbeux, trop théâtral et au final, tout ça, ça manque de substance.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Tous les matins du monde", réalisé par Alain Corneau, sorti en 1991 -

.... Mouai... J'ai pas été convaincu, du tout. Déjà je déteste lorsque je vois des acteurs jouer d'un instrument qu'ils ne connaissent absolument pas. C'est comme pour le doublage, ça me gonfle. Voir des actions qui ne correspondent pas aux sons que j'entends c'est pas possible. Dans ce film c'est un carnage à ce niveau là. Le fils Depardieu s'en sort mieux, mais le maître et Depardieu le père... Seule la fille fait ce qu'il faut. D'ailleurs c'est la seule que j'aime dans ce film. J'ai pas aimé l'histoire d'amour, pas aimé le perso du maître (sa vision, son caractère etc.), pas aimé le fils Depardieu... J'ai trouvé ça long, pas très bien joué. Heureusement la musique est belle, et certaines scènes se détachent grâce à elle.


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- "Taking Woodstock", réalisé par Ang Lee, sorti en 2009 -

Encore un sans faute pour Ang Lee... Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce film. Ce Festival est tellement mythique, j'avais peur du résultat. Finalement j'ai aimé le fait de voir la création et l'organisation plus que le concert. On suit donc toute l'épopée Woodstock : de la campagne vierge à l'océan de détritus final... Le réalisateur romance un peu l'histoire, brode autour, mais suit quand même bien la réalité. La réalisation est cool, le montage met en avant la tonne d'événements à gérer, les effets visuels vers la fin sont cools, et encore une fois les persos sont riches, pleins de sentiments, avec leur qualités et leur défauts, cosmopolites à souhait... Bref, avec Woodstock, Ang Lee est clairement dans son élément.

Dommage tout de même de ne pas voir une seule image du concert. J'imagine que c'est un choix strict. Un tout petit extrait ne m'aurait pas dérangé :)

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Message par BeyondOasis »

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J'ai vu ce lundi, à la place de mon concert annulé, le dernier film de Valérie Donzelli "A pied d'oeuvre".

L'histoire d'un ancien photographe, plutôt bourgeois, qui s'est lancé il y a quelques années dans l'écriture de romans. Il a plutôt un succès d'estime, mais pas de quoi payer toutes les factures. On comprend par ailleurs rapidement qu'il est séparé de sa femme, et que cette dernière part s'installer avec leurs grands enfants au Canada.
Il se retrouve donc seul, face à son futur roman, et à son entourage qui ne comprend pas pourquoi il s'obstine dans cette voie qui le précarise. Malgré cela il ne baisse pas les bras, et décide alors, pour subvenir à ses besoins et continuer à avoir du temps pour l'écriture, à s'inscrire sur une application de petits boulots.

Le film va alors louvoyer entre ses petits boulots et les rencontres qui en découlent, et entre ses moments d'introspection face à la page blanche.
Le tout est parfaitement maîtrisé, toujours très juste, jamais pathos, on ne tombe pas non plus dans le cliché du "riche qui joue au pauvre".

Une voix off accompagne par ailleurs le film, celle du héros, et là aussi cela ne fait que renforcé ce que l'on voit à l'écran. L'une des phrases prononcées par cette voix en début de film, et qui m'a particulièrement marquée "Ce n'est pas la misère, mais on commence à en avoir une vue bien dégagée".

Ca parle de précarité des artistes, et de la précarité au sens large, de la famille, du rapport parent/enfant, de la reconnaissance, de la fierté, de la passion, de lutte des classes... chacun y trouvera son compte si tant est qu'on est un peu sensible à ces sujets.

Enfin les acteurs sont excellents, avec en tête Bastien Bouillon, que j'ai trouvé impérial dans son rôle.

Bref, vraiment un très bon film. Ca me ferait plaisir que certains d'entre vous y aille en tout cas.

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Message par darktet »

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Antarka
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Message par Antarka »

Dans la série "je commence à montrer des films de mon enfance à mon gamin de 4 ans et demi".

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J'ai toujours une grosse appréhension quand je revois un film (d'autant plus un film pour enfant des années 90) que j'ai pas vu depuis 25-30 ans.

Et ma foi, j'ai été agréablement surpris.

Le film est fun. Le film est pas QUE fun. Il est également touchant, avec un suspens qui marche (même si on se doute bien que Beethoven va pas se faire exploser la cervelle hein).

Les acteurs sont tous bons. De Charles Grodin dans le rôle du papa qui aime pas qu'on chamboule sa routine (j'arrive pas à croire que ce mec avait déjà + de 50 ans quand le film est sorti) en passant par Dean Jones qui incarne un vrai putain de connard (ça fait bizzare de le voir dans un rôle de méchant d'ailleurs), et tout les gamins qui se démerdent très très bien. Beaucoup de seconds rôles qu'on connait tous au moins de tête, voire de nom (David Ducovny).

J'ai bien rigolé à pas mal de moments. J'ai eu envie de cogner le véto. De faire un câlin aux gosses en leur disant que tkt, ça va bien se finir. J'étais à fond.

Excellent film.

Petite question quand même.



A 2mn34. Référence à Alien ou pas ?

Ça m'a donné envie de me refaire beaucoup de films pour gosses de la filmo de Dean Jones que j'ai pas vu depuis 30 ans. Genre 4 bassets pour un Danois. L'espion aux pattes de velours. La saga Coccinelle.
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Message par BeyondOasis »

Et ton fils il a aimé ?

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Message par Antarka »

Il a eu du mal au début. Il a eu peur lors de la scène du début ou Beethoven encore chiot pisse sur la motarde (j'ai pas trop compris pourquoi mais soit), et j'ai eu droit à 798768 "pourquoi il est méchant le monsieur ?". Quelque part ça me rassure qu'il comprenne pas les motivations des môchants, il devrait pas finir en véto sadique qui veut tester des balles explosives sur la tronche des St-Bernard.

Mais il m'a re-reclamé le même film ce matin (ce qu'il a pas fait avec Cheri J'ai Rétréci les Gosses) donc ouais il a pas détesté.

Globalement il a peur des chiens, donc je vais attendre encore un peu avant de lui montrer Cujo.
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Message par Esperluette »

Pendant la semaine Hana-Bi, je suis allé voir Sham un thriller judiciaire réalisé par Takashi Miike (Ichi the Killer) en 2025. Inspiré d'une histoire vraie, ce film parle du mensonge et de la réalité, du harcèlement et du rôle des médias.

Tout commence lorsqu'un prof d'école élémentaire (Go Ayano) se rend chez la mère d'un de ses élèves (la belle Kō Shibasaki) qu'il va dénigrer du fait de son grand-père non japonais, sa stupidité serait liée à son métissage. La mère va ensuite accuser l'instit de harcèlement moral et de violence physique envers son fils (les premières scènes sont violentes). Convoqué par la direction de l'école, l'instit va être poussé à reconnaitre les violences et à s'excuser devant les parents d'élèves pour calmer le jeu, bien qu'il clame son innocence.
Ces excuses publiques, loin de ramener la sérénité, vont être le début d'une spirale infernale, la mère ayant mêlé les médias tabloïds à l'affaire le prof va lui même être pris pour cible par un journaliste qui va détourner ses propos pour l'enfoncer et pourrir sa famille. Les parents du gosse intentent ensuite un procès à la ville de Fukuoka et à l’enseignant avec une équipe conséquente d'avocats. Au bout du rouleau, le prof va heureusement rencontré un avocat prêt à le défendre seul contre tous.
Le film évolue alors vers un film-procès où à la surprise générale, l'avocat de l'instit va réussir à prouver les incohérences et les mensonges de la mère de l'enfant, à blanchir l'instituteur des accusations.

J'ai plutôt aimé ce film qui est bien interprété, a un sujet intéressant mais qui m'a un peu gonflé dans la partie film-procés à l'américaine que j'aime moins.


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Message par BeyondOasis »

Antarka a écrit :
14 févr. 2026 09:38
Il a eu du mal au début. Il a eu peur lors de la scène du début ou Beethoven encore chiot pisse sur la motarde (j'ai pas trop compris pourquoi mais soit), et j'ai eu droit à 798768 "pourquoi il est méchant le monsieur ?". Quelque part ça me rassure qu'il comprenne pas les motivations des môchants, il devrait pas finir en véto sadique qui veut tester des balles explosives sur la tronche des St-Bernard.

Mais il m'a re-reclamé le même film ce matin (ce qu'il a pas fait avec Cheri J'ai Rétréci les Gosses) donc ouais il a pas détesté.

Globalement il a peur des chiens, donc je vais attendre encore un peu avant de lui montrer Cujo.
Oui pour Cujo attend 6 mois

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

@Antarka : oui le premier est cool de Beethoven :super:

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- "Hélas pour moi", réalisé par Jean-Luc Godard, sorti en 1993 -

Oh my god !

Ouai j'ai rien compris... Mais au delà de ça, j'aime pas du tout ce genre de réalisation. La superposition des sons me sort direct du film... Ca m'insupporte. Puis alors quand en plus il y a des dialogues incompréhensibles et des acteurs fantômes... C'est pas possible.


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- "Life of Pi", réalisé par Ang Lee, sorti en 2012 -

Déjà vu il y a un petit moment, je me languissais de me refaire une petite séance. Et bien je n'ai pas été déçu... du tout. C'était génial. De toutes façons je suis fan du cinéma d'Ang Lee, j'aime sa façon de faire, les thèmes qu'il aborde, les sous textes, l'intelligence de sa narration, le soin qu'il apporte au visuel, au son etc. Et là encore, tout est réuni dans ce film. Le début est tellement beau, c'est dingue... Je trouve que chaque plan titille la perfection. La musique pareil, c'est tellement raccord avec l'image... Il a vraiment ce truc sup' que peu ont. En tout cas, je suis à chaque fois touché par ses films.

Dans celui là, on pourrait reprocher le côté FX un peu prononcé... Mais pareil, quand tu vois la fin, je trouve que ça va avec le thème de la croyance, du mythe, du surnaturel etc. Je trouve qu'en réalité ça fonctionne bien. Surtout que c'est tout de même vachement bien foutu.

Bref, j'ai encore une fois été ému à la fin :coeur:

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Message par lessthantod »

J'ai maté The Young Lady ...

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Sorti en 2017 et réalisé par William Oldroyd, The Young Lady (Lady Macbeth en VO) est un mélodrame en costumes adapté du roman Lady Macbeth du district de Mtsensk de Nikolaï Leskov, lui-même inspiré des récits de William Shakespeare. Pour son premier film au cinéma, William Oldroyd ne choisit pas la facilité. Tout d'abord, il s'agit d'un film d'époque, avec tout ce que ça sous entend en terme d'ambiance, de décors et de costumes pour retranscrire une époque le plus fidèlement. De plus, il choisit pour héroïne une jeune femme machiavélique, car à la fois belle et pervers. En cela, on a un film sur une anti-héroïne qu'on va apprendre à détester (et qu'on aime à détester).

Dans The Young Lady, nous sommes dans l'Angleterre du XIXe siècle, sous le règne de la reine Victoria. Nous suivons les aventures de Katherine (Florence Pugh), une jeune femme mariée contre son gré à un Lord (Christopher Fairbank) qui a deux fois son âge, brutal qui ne l'aime pas. Un jour, elle tombe amoureuse de Sebastian (Cosmo Jarvis), un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et avec qui elle découvre la violence irrésistible de la passion amoureuse. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête à tout pour vivre son amour impossible, y compris aux plus hautes trahisons ...

On se rend très vite compte que pour maintenir son nouveau statut, elle reculera devant rien, pas même devant les pires horreurs ... pour elle, c'est vivre ou mourir. On est là face à un véritable récit shakespearien, mis en scène de façon très théâtral. Le film s'apparente presque à un huis-clos et un huis clos particulièrement étouffant. Pour les scènes en extérieur, on peut les compter sur les cinq doigts d'une main. On a littéralement l'impression d'être au théâtre avec très peu de décors et très peu d'effets de mise en scène. En fait, la mise en scène est à l'image du récit et de son héroïne, c'est à dire glaciale. Elle emprisonne les personnages dans son cadre. On se sent comme Katherine, emprisonné dans son quotidien morne.

Et si vous vous attendiez à un film austère, ce qu'il est en parti, The Young Lady est en fait un film assez moderne, un film féministe qui brise les conventions. On pourrait facilement transposer le récit à de nos jours que ça ne choquerait pas plus que ça. Katherine c'est juste une jeune femme de son époque qui cherche à s'émanciper de son carcan pour retrouver la liberté. Les coups de théâtre se succèdent et le suspens est garanti jusqu'à la toute fin du film. Bref, si vous recherchez un film réconfortant, passez votre chemin. Dans The Young Lady, vous ne trouverez aucune lueur de lumière. Vous découvrirez par contre les débuts d'une actrice éblouissante, Florence Pugh. A elle seule, le film mérite d'être vu.

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Gringos10
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Message par Gringos10 »

Antarka a écrit :
13 févr. 2026 20:07
Dans la série "je commence à montrer des films de mon enfance à mon gamin de 4 ans et demi".

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J'ai toujours une grosse appréhension quand je revois un film (d'autant plus un film pour enfant des années 90) que j'ai pas vu depuis 25-30 ans.

Et ma foi, j'ai été agréablement surpris.

Le film est fun. Le film est pas QUE fun. Il est également touchant, avec un suspens qui marche (même si on se doute bien que Beethoven va pas se faire exploser la cervelle hein).

Les acteurs sont tous bons. De Charles Grodin dans le rôle du papa qui aime pas qu'on chamboule sa routine (j'arrive pas à croire que ce mec avait déjà + de 50 ans quand le film est sorti) en passant par Dean Jones qui incarne un vrai putain de connard (ça fait bizzare de le voir dans un rôle de méchant d'ailleurs), et tout les gamins qui se démerdent très très bien. Beaucoup de seconds rôles qu'on connait tous au moins de tête, voire de nom (David Ducovny).

J'ai bien rigolé à pas mal de moments. J'ai eu envie de cogner le véto. De faire un câlin aux gosses en leur disant que tkt, ça va bien se finir. J'étais à fond.

Excellent film.

Petite question quand même.



A 2mn34. Référence à Alien ou pas ?

Ça m'a donné envie de me refaire beaucoup de films pour gosses de la filmo de Dean Jones que j'ai pas vu depuis 30 ans. Genre 4 bassets pour un Danois. L'espion aux pattes de velours. La saga Coccinelle.
Charles Grodin c'etait vraiment un grand acteur sous estimé et sous exploité.
D'ailleurs je conseille à ceux qui ne l'ont pas vu "Midnight run", probablement le meilleur buddy movie ever, une pépite.
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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith", réalisé par George Lucas, sorti en 2005 -

Prélogie terminé !!

Toute l'attente cumulée par les épisodes I et II cesse enfin dans cet opus :
► Afficher le texte
J'avais déjà apprécié à l'époque, aujourd'hui c'est la même. J'aime beaucoup cette descente infernale aveugle par amour, lié à ce passé chaotique d'esclave, de manque, d'impuissance... C'est génial.

Du côté des effets spéciaux j'ai trouvé ça très bien dans l'espace mais pas très bon sur la fin avec la lave. Ca n'empêche pas d'avoir, à mon sens, un superbe combat entre les deux "frères". Le film est tout de même très dark, c'est assez déprimant. Mais c'est normal, c'est l'histoire qui veut ça. Je pense préférer le premier car plus solaire ^^

En tout cas, ce Star Wars est très bon à mon sens. Il y a pleins de bonnes scènes, il y en a même une de culte (le masque/la respiration)... Bref, c'était bien cool. Si je devais faire un classement sur cette prélogie, ça donnerait : 1 > 3 > 2.

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Antarka
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Message par Antarka »

Mon vrai classement sur tout les films Star Wars tient.

5 => 4 > 6 > Rogue One >> 1 > 2 > Solo > 3=>7>> Chrismas Spécial > 8 >>> 9
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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

Vraiment vous êtes trop durs avec le 8
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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Antarka
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Message par Antarka »

Pour moi c'est de la légitime défense, c'est lui qui a commencé.
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darktet
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Message par darktet »

oui ,les 20 dernières minutes "de la revanche des Sith" c'est quelque chose !



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C'est pas un chef d'ouevre,c'est pas un film qui marquera l'histoire de la SF,mais moi j'ai trouvé le film très agréable.

ce que j'ai aimé :
-C'est mi SF,mi romance,mais alors une romance a 60 années lumière de la terre,et dans un puta.. de vaisseau qui déchire,ça passe beaucoup mieux chez moi.
-les 50 premières minutes c'est du seul au monde,ou du seul sur mars.C.Pratt tient le film a lui tout seul pendant presque une heure et je ne me suis pas ennuyé.
-C'est beau :gros travail sur les décors du vaisseau,les scènes spatiales sont poétiques et contemplatives.La scène de "la piscine anti gravité" purée que c'est stylé!
-Il ne se passe pas grand chose,et c'est assez cousu de fils blancs,et pourtant c'est très divertissant a suivre.
-des thèmes qui me plait : la solitude et le besoin humain de relation,la grandeur vertigineuse du cosmos,le temps et la mortalité.
ce dilemme "A-t-on le droit de sacrifier la vie d’une personne pour sauver sa santé mentale ?"


ce que j'ai pas aimé
-Une manie dans les films commerciales US, de vouloir mettre coute que coute de l'action.Y'avait pas besoin de cela a la fin.
-évidemment,il y a plein d'incohérences,mais bon ,quand c'est trop réaliste ça peut être chient.
-Jennifer Lawrence ,je sais pas..malgré sa plastique parfaite,j'ai du mal avec cette actrice.Je dirai pas qu'elle joue mal dans le film..mais je sais pas,c'est difficile a expliquer,ça passe pas.

Bref PASSENGERS..moi je dit Oui.




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Esperluette
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Message par Esperluette »

Hier soir je suis allé voir Aucun autre choix, un film coréen de Park Chan-Wook (Old Boy) qui s'inspire du roman Le couperet qui avait déjà été adapté en film par Costa-Gavras en 2005, avec José Garcia dans le rôle principal. J'avais bien aimé Le couperet, je me souviens qu'on s'était retrouvé à deux dans la salle, un pote et moi, pourtant c'était un film à l'humour noir plutôt sympa.

Yoo Man-soo est un ingénieur qui travaille depuis 25 ans dans une usine qui fabrique du papier. Passionné de jardinage, il mène une belle vie, possède une belle maison, une femme épanouie qui n'a pas besoin de travailler et peut payer des cours de violoncelle à sa fille.
Mais tout s'effondre suite au rachat de l'entreprise par des actionnaires américains : il est licencié comme un malpropre du jour au lendemain.
Peu doué pour les entretiens d'embauche, les factures vont s'accumuler obligeant la famille à réduire son train de vie et à mettre en vente sa maison
Pour éviter de perdre sa maison et retrouver un emploi dans l'industrie du papier, il va se mettre en tête d'éliminer les candidats potentiels les plus importants.

Cette adaptation est un peu plus lente à se mettre en place, le cocon familial est plus développé et on comprend mieux la motivation de Yoo Man-soo (joué par Lee Byung-hun, le méchant de Squid Game) à passer du rôle de sympathique jardinier et père de famille à celui de meurtrier inexpérimenté. Le film mêle assez habilement situations absurdes, drama et satire sociale. J'ai bien aimé ce film, la narration visuelle, les plans sont très réussis. Je reprocherai juste un peu de longueur (2h20) avec quelques intrigues secondaires pas super utiles.


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Antarka
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Message par Antarka »

@darktet Il a plutôt mauvaise réputation ce Passengers. Perso j'ai aimé. Pas le film du siècle, pas un film que je reverrais souvent, mais j'ai apprécié mon visionnage, bon souvenir me concernant. J'ai trouvé Lawrence niquelle, c'est plutôt Chris Pratt avec lequel j'ai du mal (il a une bonne gueule mais je trouve que c'est un acteur médiocre).
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Message par BeyondOasis »

Antarka a écrit :
17 févr. 2026 13:46
@darktet Il a plutôt mauvaise réputation ce Passengers. Perso j'ai aimé. Pas le film du siècle, pas un film que je reverrais souvent, mais j'ai apprécié mon visionnage, bon souvenir me concernant. J'ai trouvé Lawrence niquelle, c'est plutôt Chris Pratt avec lequel j'ai du mal (il a une bonne gueule mais je trouve que c'est un acteur médiocre).
Ah oui j'avais oublié ce film.

C'est plutôt le côté forceur du gars qui m'avait quand même un peu embêté. Dur de construire une histoire d'amour là dessus.
Ca fait un peu syndrome de Stockolm

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darktet
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Message par darktet »

a bah...chacun ses gouts...moi je l'aime bien Chris Pratt,il a un coté sympathique je trouve.
"Gardien de la galaxie" il est cool
Jurassic World...j'aime pas,pas son niveau "acting" mais que c'est mauvais comme saga.
Puis il était gros,jeune.Et a présent c'est un beau gosse.Comme quoi tout est possible a holywood

Dans "Passengers" moi je trouve pas qu'il force la romance,tu as 2 500 filles a sélectionner dans un vaisseau 5 étoiles potentiellement.Il a résisté un an quand même! :lol:
J'aurai tenu 30 jours :lol: et j'aurai pas choisi J.Lawrence..mais plutôt C.Theron ^^

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Cormano
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Message par Cormano »

Passengers, c'est pas le film du siècle mais le pitch est sympa et c'est agréable à suivre, même si ça aurait pu être mieux développé.
darktet a écrit :
16 févr. 2026 16:35
...
ce que j'ai pas aimé
-Une manie dans les films commerciales US, de vouloir mettre coute que coute de l'action.Y'avait pas besoin de cela a la fin.
...
+ 1000 :super:

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lessthantod
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Message par lessthantod »

J'ai maté Les Chaussons rouges ...

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Sorti en 1948, écrit et réalisé par le duo Michael Powell et Emeric Pressburger, Les Chaussons rouges est une comédie musicales/mélodrame plus ou moins adapté du conte du même nom de Hans Christian Andersen. Le célèbre conte sera ici remis en scène sous la forme d'un ballet orchestral. Les Chaussons rouges est un film, qui est plus à voir comme un drame musical qu'une comédie musicale, tellement l'aspect dramatique du récit est fort ici. C'est donc un véritable mélodrame qui va littéralement vous retourner. Et ce qui va s'avérer au début comme un simple triangle amoureux entre le chef d'orchestre, la danseuse et le maitre de ballet, va aller bien au-delà tout ça.

Le film s'ouvre sur un ballet orchestré par le professeur Palmer (Austin Trevor) et dirigé par le grand maître de ballet Boris Lermontov (Anton Walbrook). Or, il s'avère que parmi les spectateurs, nous avons un jeune compositeur du nom de Julian Craster (Marius Goring) qui reconnait ses compositions que son professeur lui aurait volé. De colère, il quitte le théâtre et cherche "réparation" auprès de Boris Lermontov. Ce dernier va alors acheté son silence en l'engageant comme répétiteur de l'orchestre. Julian a d'autres ambitions, comme composer des opéras, mais ayant besoin d'argent, il accepte (à contre cœur).

Nous découvrons ensuite une jeune danseuse du nom de Victoria Page (Moira Shearer qui est une vraie danseuse) ayant des rêves de gloire, de réussite et de reconnaissance. C'est pourquoi elle auditionne pour Boris Lermontov, qui la rejette au début, ne cherchant même pas à la considérer avec sérieux. Mais à force de persévérance, elle finit par le convaincre de l'engager dans sa troupe de danseurs. Très vite, il va tomber amoureux d'elle et va vouloir en faire sa "chose". Il va alors monter un grands ballet autour d'elle et qui sera composé par Julian et ce ballet s'intitulera Les Chaussons rouges. Mais voilà que Boris apprend que Victoria et Julian sont amoureux et même qu'ils vont se marier ...

Le film est assez déroutant au début, laissant entrevoir une gentillette comédie musicale, se rapprochant plus de My Fair Lady avec Audrey Hepburn que de Roméo et Juliette. Mais Michael Powell et son coscénariste Emeric Pressburger cachent bien leur jeu, car peu à peu il mettent en place tous les éléments pour entrer dans la grande tragédie shakespearienne. C'est au milieu du film que tout bascule pour nous spectateurs, alors que ce déroule enfin devant nous le ballet Les Chaussons rouges, long de quinze minutes (et quinze minutes à couper le souffle). Mais au lieu de le filmer de façon classique comme si on était spectateur du ballet, Michael Powell adopte une mise en scène surréaliste, voire même psychédélique, avec des effets d'ombres, de surimpression, de flou. On est pas loin de l'expressionnisme allemand du cinéma muet des années 30, mais ici en couleurs.

C'est donc à ce moment là du film, sur scène, qu'on est projeté dans le subconscient de Victoria, avec les décors de la scène qui prennent littéralement vie. Les éléments sur scène et la vraie vie de Victoria fusionnent ensemble et comme dans le conte de Hans Christian Andersen, elle ne peut plus s'empêcher de danser, sans s'arrêter, comme si les chaussures rouges la possédaient. Elle se retrouve ainsi tiraillée entre les deux hommes de sa vie, Boris et Julian, le premier qui lui promet d'en faire la plus grande des danseuses et le second qui lui voue un amour idéal. Pour Boris, pour être une grande danseuse il faut consacrer sa vie entière à l'art et on ne peut pas vivre une vie de femme (sous-entendu amoureuse) à côté.

Que ce soit sur le fond ou sur la forme, Les Chaussons rouges c'est un film très novateur pour l'époque, voire même avant-gardiste. Brian De Palma ne cache d'ailleurs pas son admiration pour Les Chaussons rouges et on peut voir de nombreux emprunts au film dans son propre chef d'œuvre Phantom of the Paradise. On peut citer aussi Black Swan de Darren Aronofsky qui doit beaucoup au film de Michael Powell. Les Chaussons rouges c'est aussi un film moralement très dur et dont la fin est terriblement poignante. Le film questionne la place de l'art et de la création artistique, jusqu'où peut-on aller au nom de l'art et dans l'acceptation du don de soi.

Bref, Les Chaussons rouges est un très grand film, avec une Moira Shearer époustouflante. Et si la première moitié du film traine un peu en longueurs, c'est pour mieux mettre tous les éléments en place avant le grand ballet central qui restera dans toutes les mémoires. On entre ensuite dans la seconde moitié du film et le ton change, pour monter crescendo vers la conclusion d'une grande tragédie.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "My Father the Hero", réalisé par Steve Miner, sorti en 1994 -

C'est la version américaine du film "Mon père, ce héros". Depardieu tient toujours le même rôle, c'est le reste du casting qui change. L'histoire reste quasiment la même : "Nicole, 14 ans, part en vacances avec son père. Elle tombe sous le charme d'un jeune garçon de 17 ans, Ben. Lassée d'être traitée comme une enfant lorsqu'elle est aux côtés de son père, Nicole invente toute une histoire afin de pimenter son voyage : son père serait en réalité son amant."

J'ai trouvé ça aussi bien que la version française. Depardieu qui parle Anglais/Français ça apporte un petit plus comique. C'était sympa.


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- "La Machine", réalisé par François Dupeyron, sorti en 1994 -

Bizarre de voir un film français sur ce terrain là. L'histoire : "Un psychiatre obsédé par la découverte du transfert de l'esprit d'une personne à une autre personne construit une machine à cet effet. Il utilise comme cobaye un dangereux psychopathe paranoïaque. Mais l'expérience ne se déroule pas comme prévu et chacun des personnages a son esprit transféré dans le corps de l'autre..."

Les deux acteurs sont Gérard Depardieu et Didier Bourdon... Et c'est zarb. Bourdon j'ai eu beaucoup de mal avant de croire à son personnage (le psychopate). Avec le temps je m'y suis fait... Surtout qu'après les esprits changent de corps, donc il joue le chercheur... M'enfin, j'ai trouvé le concept sympa mais pas forcément très abouti. Je sais pas, j'ai eu du mal à y croire, la réalisation ne m'a pas forcément convaincu.

Mais le film était tout de même cool pour du français dans ce domaine. Ca change quoi.

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Cormano
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Message par Cormano »

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J’ai vu L’homme qui tua Don Quichotte, le "film maudit" de Terry Gilliam.

Son côté fiasco monumental est bien dans l’esprit de l’histoire qu’il narre, presque comme si Gilliam l’avait cherché, mais malgré les bonnes intentions qu’on perçoit, c’est difficile d’entrer vraiment dans le trip.

Je regrette que les acteurs prévus initialement aient été remplacés. Johnny Deep aurait sans doute fait un meilleur Sancho Pansa qu’Adam Driver, et surtout Jean Rochefort en Don Quichotte aurait donné une toute autre ampleur au film. Pas parce que les acteurs jouent mal, mais on ne les sent pas dans leur rôle et le duo ne fonctionne pas. Ils ne suscitent pas d'émotions, ni comiques ni dramatiques, et sont souvent à la limite du gênant, alors que le film aurait besoin de cette accroche pour faire passer de façon moins pesante son aspect surréaliste / philosophique foutraque.

Le type de film que j'aurais aimé aimer, avec un gros potentiel de départ (l'oeuvre originale de Cervantes + le réa de Brazil aurait pu faire des étincelles), mais qui au final m'a déçu.

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Message par Ouais_supère »

Oh, je l'ai adoré celui-ci !
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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Message par wiiwii007 »

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- "Ripoux contre ripoux", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1990 -

Ce n'est pas vraiment la suite du premier opus. On suit une nouvelle histoire des deux flics. En revanche on est bien dans le thème original : les magouilles au sein de la police.

Le pitch est sans surprise : "François et René forment une équipe de ripoux depuis déjà cinq ans lorsque François, qui envisage de passer l'examen de commissaire, souhaite redevenir honnête. Mais lorsqu'il remet à une boutiquière volée l'argent dérobé, celle-ci, en raison d'une vieille rancune envers René, les accuse aussitôt du forfait. Par la suite, les deux flics sont alors suspendus après avoir été dénoncés par les commerçants. Ils sont remplacés par les inspecteurs Brisson et Portal, censés être de véritables modèles d'intégrité..."

J'aime bien l'ambiance de ces films donc c'est bien passé. J'ai trop rien à dire car c'est assez classique finalement.

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Message par lessthantod »

J'ai maté Le Guépard ...

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Sorti en 1963 et réalisé par Luchino Visconti, Le Guépard est une fresque historique de plus de trois heures (dans sa version longue italienne) adaptée du roman du même nom de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Le Guépard est souvent cité comme étant l'un des plus grands films du cinéma italien, voire même mondial. Le film est assez grandiose d'un point de vue visuel avec notamment une scène de bal particulièrement opulente et longue de plus de quarante minutes. C'est clairement un film très ambitieux sur la forme, mais aussi sur le fond.

Nous sommes en 1860 en Sicile lors de l'unification de l'Italie et nous suivons les aventures de la famille du prince Don Fabrizio Salina (Burt Lancaster). Devant les dangers d'une guerre civile menée par les troupes de Garibaldi et alors qu'ils séjournent à Palerme, ils doivent quitter la ville pour se rendre dans leur immense villa à la campagne. C'est là que Tancredi (Alain Delon), le neveu du prince, tombe amoureux d'Angelica (Claudia Cardinale), la fille du maire local Don Calogero Sedara (Paolo Stoppa). Les Serada représentent la nouvelle bourgeoisie qui est promise à prendre la place de l'ancienne aristocratie, les Salina. Le prince Salina observe cela d'un œil extérieur, il voit la fin d'un cycle à l'aurore d'une ère nouvelle.

On sent tout le long du film que le prince Salina voit son neveu Tancredi d'un bon œil, le considérant même comme son digne successeur. Il ambitionne pour lui quelque chose de grand, qu'il fasse tout ce que lui n'a pas pu faire, qu'il épouse une belle femme et qu'il devienne sénateur. Tancredi a les moyens de ses ambitions, il est beau arrogant et très intelligent. Au début du film, il rejoint les partisans de Garibaldi, non pas par conviction, mais parce qu'il sait que le changement est inéluctable ... "Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change". Tancredi représente l'aristocratie qui accepte le changement et qui veut vivre avec son temps. Il abandonne les valeurs du passé pour des valeurs plus pragmatiques, comme le succès et l'argent.

Le Guépard se termine d'une manière très abrupte, comme s'il manquait deux chapitres avant de voir la vraie fin du film. Et pour cause, après vérification, Luchino Visconti n'a pas filmé les deux derniers chapitres du roman ...
► Afficher le texte
C'est dommage de nous avoir priver de cette fin du roman, qui apporte une vraie conclusion satisfaisante aux Salina.

Sur la forme, le film est splendide avec des plans panoramiques grandioses et des intérieurs magnifiques. La reconstitution de cette époque est somptueuse, entre les beaux paysages de la Sicile et le faste des réceptions du prince. Sur le fond, le film explore les racines de l'Italie et pour Luchino Visconti c'est une œuvre testamentaire qu'il viendra compléter avec Violence et passion (1974). Burt Lancaster c'est en quelque sorte le double du réalisateur à l'écran. Le Prince Salina c'est la mémoire d'un temps révolu et il sent bien que c'est l'heure du bilan pour lui. Il se doit de tirer certaines conclusions pour le présent et il sait que le présent, c'est son neveu Tancredi qu'il adore et à qui il veut laisser la place.

Ainsi, la mort est évoquée plusieurs fois dans le film, lorsque le prince Salina contemple le tableau mortuaire au bal et qu'il semble souffrir d'un léger malaise et à la fin quand disparait de dos dans une ruelle sombre. En cela, Violence et passion est une suite spirituelle au Guépard, montrant la fin inéluctable pour le prince. Même si les deux films ne se déroulent pas à la même époque et ne convoquent pas les mêmes personnages, on y retrouve tout de même les même thématiques (l'aristocratie, la religion, les œuvres d'art et le passage de témoins à une nouvelle génération) et les même archétypes de personnages, Burt Lancaster reprenant en quelque sorte le même rôle d'aristocrate vieillissant/double de Luchino Visconti.

Bref, Le Guépard est film assez fascinant car il interroge beaucoup le spectateur. C'est un film très philosophique, assez verbeux et avec un rythme très lent, qui ne va pas plaire à tout le monde. Luchino Visconti aime faire durer ces plans, parfois inutilement et je dois l'admettre, l'ennuie n'est jamais très loin. Le bal final, par exemple, d'une durée de presque trois quart d'heure, est (de mon point de vue) inutilement trop long. Je ressors du film avec des sentiments contrastés, entre la fascination, l'émerveillement et l'ennuie.

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Message par BeyondOasis »

Antarka a écrit :
15 févr. 2026 11:29
Mon vrai classement sur tout les films Star Wars tient.

5 => 4 > 6 > Rogue One >> 1 > 2 > Solo > 3=>7>> Chrismas Spécial > 8 >>> 9


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Message par Ouais_supère »

Pour moi la fin du film est parfaite comme ça, @lessthantod, tout est déjà là !
Lancaster qui déambule, hagard, déjà fantôme parmi les fantômes, révolu, presqu'oublié...
Je trouve ça poignant.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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Message par Gringos10 »

Oui il est sublime le Guépard.
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
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Message par lessthantod »

Ce week-end, je suis allé voir Marty Supreme ...

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Marty Supreme est le dernier film de Josh Safdie avec Timothée Chalamet, qui va bientôt concourir aux Oscars. Il s'agit ici d'un faux biopics, ou tout du moins librement inspiré des mémoires de Martin Reisman, le célèbre pongiste américain des années 50 surnommé l'Aiguille à cause de sa maigreur. Martin Reisman est ici renommé Marty Mauser, première indication que le film va pas mal dévier de la réalité avec de personnages secondaires qui pour certains n'ont jamais existé. Josh Safdie et son coscénariste jouent beaucoup entre la fiction et la réalité et aiment bien brouiller les pistes.

Le film débute à New York au début de années 50 avec un vendeur de chaussures Marty Mauser (Timothée Chalamet) qui a pour ambition d'être le numéro mondial de tennis de table en gagnant le British Open. Il aimerait vivre de sa passion, le tennis de table, mais à cette époque cette discipline n'est pas prise au sérieux. C'est pourquoi il doit travailler dans la boutique de chaussures de son oncle pour subvenir à ses besoins. Il est persuadé que s'il gagne le championnat du monde, il fera connaitre le tennis de table aux américains et qu'il deviendra une star de ce "nouveau" sport. Il a des rêves de grandeurs et pour ça, il est prêt à tout ... y compris participer aux shows des Harlem Globetrotters pour promouvoir son sport. Il veut aussi révolutionner sa discipline, en peignant les balles de pingpong en orange, pour quelles soient plus visibles pour les joueurs et pour améliorer le spectacle.

Bien sûr, tout ne se déroulera pas comme il l'espérait, car son plan a pas mal de trous dans la raquette. Il doit notamment s'occuper de sa petite amie Rachel (Odessa A’zion), une amie d'enfance qu'il a mise enceinte et qui plus est, mariée à Ira Mizler (Emory Cohen). Il séduit une actrice hollywoodienne des années 30 Kay Stone (Gwyneth Paltrow) et essaie de lui soutirer de l'argent. Il tente également de monter un business avec Milton Rockwell (Kevin O'Leary), un magnat de la plume et des finances dont la femme n'est autre que l'actrice Kay Stone. Il s'associe avec son ami Wally (Tyle Okonma) un chauffeur de taxi avec qui il monte des arnaques, encore une fois pour soutirer de l'argent. Il tente d'escroquer un vieux gangster (le réalisateur Abel Ferrara) en kidnappant son chien qui pue, ce qui se révèlera être un jeu très dangereux. Et puis, il y a sa mère (Fran Drescher) qui simule tout le temps des maladies et son oncle qui tente de saborder tous ses projets de gloire.

Marty Supreme est tout le temps surprenant et on ne sait jamais à quoi s'attendre d'une scène à l'autre. Le ton du film est vraiment très particulier, c'est drôle, c'est barré, ça peut être violent parfois et y'a des scènes de sexes qui peuvent être dérangeantes pour un jeune publique. Ce n'est vraiment pas un film à conseiller aux moins de quatorze ans. Et puis, il y a cette BO de Daniel Lopatin qui épouse la forme du film, avec des choix vraiment très éclectiques et qui ne se limitent absolument pas aux titres des années 50. On peut notamment entendre Forever Young d'Alphaville et Everybody Wants to Rule the World des Tears for Fears, deux tubes des années 80.

Marty Supreme est un film absolument jouissif et réjouissant. Alors certes, ça part dans tous les sens et c'est un film d'une suprême générosité, ça on ne peut pas lui enlever. On en prend plein les yeux et les oreilles, à l'extrême limite du too much ... mais pour moi, la limite du too much n'a pas été franchie. Je me suis totalement senti impliqué dans le film et par la fabuleuse performance de Timothée Chalamet. On a en même temps un sentiment de fascination et de rejet pour le personnage Marty Mauser, une véritable tête à claques (ses fesses s'en souviennent encore ^^) et une boule égocentrique et pourtant, au final on le trouve très attachant et ça, on le doit en grande partie à la justesse de jeu de Timothée Chalamet.

Marty Mauser se montre détestable avec tout le monde, mais on a quand même envie de le voir gagner, parce qu'il en bave malgré tout. Il essaie d'arnaquer tout le monde, de profiter du système, mais à chaque fois ça se retourne contre lui. C'est une critique cachée d'un système, le capitalisme à l'américaine, illustré ici par le sport spectacle qui met en avant le marketing et qui promeut le succès individuel à tout prix. C'est le fameux American Dream qui imprègne la société américaine et Marty lui aussi veut sa part du gâteau. A cela se rajoute ses origines juive avec l'idée que l'on peut être victime de quelque chose et pouvoir malgré tout faire de grandes choses.

Bref, Marty Supreme est un film à voir absolument, un film qui veut parfois trop en faire, du trop à tous les étages, trop de personnages, trop de musiques, trop d'arnaques, trop, trop, trop ... mais il a mérite de vouloir proposer quelque chose de différent. Si vous vous attendiez à un biopic classique, passez votre chemin. Le film mélange le vrai et le faux, parce que la fiction est toujours meilleure que la réalité. (8.5/10)

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Billy Lynn's Long Halftime Walk", réalisé par Ang Lee, sorti en 2016 -

Encore une tarte made in Ang Lee, décidément...

L'histoire : En 2005, un jeune Texan de 19 ans, Billy Lynn, est pris dans une violente attaque avec son régiment d'infanterie en Irak. Lui et les autres survivants sont présentés comme des héros. Ils sont ensuite rapatriés aux États-Unis par l'administration Bush pour parader dans tout le pays, parade qui culmine lors du show de la mi-temps d'un match de football américain...

On suit donc le retour du "héros" et de ses copains... Là ou Ang Lee est encore une fois très bon c'est qu'il réussit à plonger le spectateur dans les émotions de Billy (et quelques autres) d'une manière subtile mais violente. La narration à coup de flash back aide beaucoup. C'est intelligemment fait : se servir du show délirant du match pour faire resurgir les souvenirs de guerre, c'est la bonne idée. Une idée qui n'est pas forcément très originale, on connait le truc, mais je trouve que dans ce film c'est vraiment bien foutu. Ca a du sens...

J'aime le cinéma d'Ang Lee, je ne le répéterais jamais assez ^^ Il va souvent chercher les émotions enfouies, il arrive à trouver les mots (il y a quelques phrases ouf' dans celui là), les bons acteurs, les musiques adéquates, les plans... il fait tout simplement du cinéma comme j'aime. Dans ce film c'est encore une fois un festival... On pourrait croire à un film caricature, mais il y a entre les lignes un véritable fond dénonciateur flippant.

Allez, plus qu'une oeuvre du monsieur et c'est un perfect ! :coeur:

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Jeune & Jolie ...

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Sorti en 2013 et réalisé par François Ozon, Jeune & Jolie c'est le portrait d'une jeune fille de dix-sept ans qui se prostitue par plaisir. Devant ce film, on pense tout de suite à Catherine Deneuve dans Belle de Jour de Luis Buñuel. Et pour cause, l'inspiration est clairement assumée de la part de François Ozon, un cinéaste prolifique que j'aime beaucoup. Alors certes, il y a les bons Ozon (Dans la Maison, Frantz, 5x2) et les moins bons Ozon (8 Femmes et Mon Crime), mais même quand c'est un peu raté c'est toujours intéressant (Swimming Pool). Pour le coup, Jeune & Jolie c'est du bon Ozon. On y retrouve le style Ozon sur la forme et surtout sur le fond, en prenant un sujet choquant.

Elle s'appelle Isabelle (Marine Vacth), elle est jeune et jolie et elle se prostitue. On ne saura jamais vraiment pourquoi elle se prostitue, si ce n'est l'envie de provoquer sa mère Sylvie (Géraldine Pailhas) et son beau-père Patrick (Frédéric Pierrot) et le besoin de se prouver à soi même. Et puis elle n'a que dix-sept ans, un âge où on a envie d'expérimenter des choses sur son propre corps. En tout cas, ce n'est pas l'argent qui la motive, puisque ses parents vivent très confortablement, une famille bourgeoise qui n'a pas de problèmes d'argent ... même si cet argent a un sens pour elle, on le découvrira plus tard. On découvrira plus tard aussi que sa mère trompe Patrick avec l'un des amis du couple Peter (Djédjé Apali), un détails qui là aussi aura son importance.

Jeune & Jolie, ça aurait pu être le titre d'une jolie bluette ... alors que pas du tout. C'est un film troublant, surtout si on est parent d'une jeune fille. Il nous oblige, nous en tant que parents, à affronter la sexualité des jeunes adolescents et adolescentes. Marine Vacth, qui avait 21 ans au moment du tournage, est magnifique. Ancienne mannequin, elle est bien sûr très belle, mais elle a en plus ce petit côté mystérieux et une froideur qui peut rappeler Charlotte Rampling jeune (actrice fétiche de François Ozon) qui fait d'ailleurs une apparition surprise à la fin du film, comme ça, la boucle est bouclée. Sensuelle, mystérieuse et sublime, Marine Vacth est l'atout principal du film.

Bref, le personnage même d’Isabelle restera un mystère à tous ceux qui n’ont jamais été une fille de dix-sept ans, qui plus est jeune et jolie. Pour autant, le film de François Ozon arrive à aborder un sujet glauque, où une jeune fille se prostitue dans des chambres d'hôtel, sans justement que ce soit glauque et sans sentimentalisme. Un très joli film.

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JonMadlaine
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Message par JonMadlaine »

Double séance à thème : polar violent des années 80

D'abord Manhunter (ou Le Sixième Sens, mauvais titre français), 1986, Micheal Mann.
Je sais pas trop pourquoi je ne l'avais jamais regardé : c'est la première adaptation du roman Dragon Rouge, avec le personnage d'Hannibal Lecter. Sans doute parceque je n'aimais pas trop Micheal Mann, mais entre temps j'ai vu The Keep/La Forteresse Noire ce qui m'a réconcilié avec lui. On retrouve d'ailleurs beaucoup de cette ambiance turbo-laser, néon bleu et musique planante.
Je n'vais jamais remarqué ça avec Le Silence des Agneaux (le scénario est assez proche), mais pour un film policier, la structure est vraiment osée. Proposer ainsi de confronter deux serial killer, l'un dont les méfaits ont été commis dans le passé et raconté à travers les personnages, c'est vraiment inhabituel ! Le film est excellent dans sa première partie, Mann manie très bien les ruptures de rythme, utilise sa matière à merveille, ne prends jamais le spectateur par la main. Bien sûr, même si le casting est bon, la magnétisme du duo Hopkins/Foster ne sera pas égalé. Mais évidement meilleur que l'autre version de Dragon Rouge.



Ensuite Cruising (La Chasse), 1980, William Friedkin. Avec Al Pacino, Paul Sorvino, Joe Spinell (casting digne du Parrain ou des Soprano).
Encore un visionnage que je repoussais toujours à plus tard, encore une fois parce que je n'aime pas trop William Friedkin, mais il m'en reste tant à voir. Celui ci pourrait m"aider à changer d'avis. Vous vous attendez à un bon petit polar d'action, c'est pas ça. Cruising est sombre et sale et triste comme une ruelle de New York des années 80.
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Dernière modification par JonMadlaine le 25 févr. 2026 10:15, modifié 1 fois.

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Message par Gringos10 »

Tu as vu quoi de friedkin pour ne pas apprécier? @JonMadlaine
Pour moi cest un des plus grands.
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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

Gringos10 a écrit :
25 févr. 2026 09:18
Tu as vu quoi de friedkin pour ne pas apprécier? @JonMadlaine
Pour moi cest un des plus grands.
Je l'adore.

Pourtant certains de ses films ne sont pas... "faciles", c'est quelqu'un dont je ne partageais pas les opinions sur tout.
Mais quelle maestria, assez peu de réalisateurs ont su explorer cette question de l'insinuation du "mal" dans notre quotidien, même dans l'apparence de la justice.

Ah, et aussi, AUSSI : n'hésitez pas à mater ses interviewes (surtout les dernières), et ses master class sur youtube.
Ce mec est d'une fabuleuse culture, et il est, vraiment DRÔLE.
Y a vraiment des moments, c'est du one man show de très haut vol.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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