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lessthantod
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Message par lessthantod »

Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

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- "Le Couteau dans l'eau", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1962 -

On a terminé la filmographie de Jean-Marie Poiré. Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski. C'est donc avec curiosité qu'on a commencé avec son premier film : Le Couteau dans l'eau. "Curiosité" car on ne connait quasi rien de lui à part "le pianiste".

Pour ce premier long métrage j'ai trouvé ça moyen. Ma copine, elle, s'est endormie... Non pas parce que c'était nul, juste que le rythme est hyper lent, il ne se passe pas grand chose. Le pitch : "Andrzej, un journaliste sportif, et sa femme Krystyna forment un couple polonais assez fortuné. Ils possèdent un petit yacht sur lequel ils partent faire une croisière un week-end. En se rendant au port de plaisance, ce couple rencontre un étudiant qu'ils prennent en stop. Le passager n'a pour seuls bagages qu'un sac, un couteau à cran d'arrêt et deux blue-jeans. N'ayant rien de précis à faire, l'étudiant accepte la proposition que le couple lui fait de partir avec eux en croisière."

On est témoin de cette virée en yacht... Perso j'ai trouvé ça un peu chiant. Le fond est sympa avec cette relation entre les deux bonhommes, cette différence sociale, la femme au milieu, fragile et forte à la fois etc. psychologiquement il y a matière à réfléchir, c'est très bien. Mais en vrai, je trouve que ça manque de piquant, de scènes fortes, d'un scénario aguichant... En gros, j'ai suivi l'histoire tranquillement mais à la fin je me suis dit : "tout ça pour ça ?". Donc moyen.
J'aime énormément Le Couteau dans l'eau, pour moi c'est déjà l'un des meilleurs films de Roman Polanski. Tout se joue sur la tension psychologique, digne des meilleurs suspenses hitchcockiens.

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Message par Gringos10 »

lessthantod a écrit :
19 juin 2026 16:36
Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
Je l’ai en dvd, mais merci pour l’info, ça pourrait m’éviter de perdre du temps à le chercher ^^
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Message par Gringos10 »

wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski.
Après Woody Allen, Depardieu et maintenant Polanski... décidément, vous les choisissez en fonction de leur casier judiciaire ou quoi ? 😅
C’est qui les prochains? Besson? Bruel? Doillon? :lol:
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Message par wiiwii007 »

lessthantod a écrit :
19 juin 2026 16:36
Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

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- "Le Couteau dans l'eau", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1962 -

On a terminé la filmographie de Jean-Marie Poiré. Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski. C'est donc avec curiosité qu'on a commencé avec son premier film : Le Couteau dans l'eau. "Curiosité" car on ne connait quasi rien de lui à part "le pianiste".

Pour ce premier long métrage j'ai trouvé ça moyen. Ma copine, elle, s'est endormie... Non pas parce que c'était nul, juste que le rythme est hyper lent, il ne se passe pas grand chose. Le pitch : "Andrzej, un journaliste sportif, et sa femme Krystyna forment un couple polonais assez fortuné. Ils possèdent un petit yacht sur lequel ils partent faire une croisière un week-end. En se rendant au port de plaisance, ce couple rencontre un étudiant qu'ils prennent en stop. Le passager n'a pour seuls bagages qu'un sac, un couteau à cran d'arrêt et deux blue-jeans. N'ayant rien de précis à faire, l'étudiant accepte la proposition que le couple lui fait de partir avec eux en croisière."

On est témoin de cette virée en yacht... Perso j'ai trouvé ça un peu chiant. Le fond est sympa avec cette relation entre les deux bonhommes, cette différence sociale, la femme au milieu, fragile et forte à la fois etc. psychologiquement il y a matière à réfléchir, c'est très bien. Mais en vrai, je trouve que ça manque de piquant, de scènes fortes, d'un scénario aguichant... En gros, j'ai suivi l'histoire tranquillement mais à la fin je me suis dit : "tout ça pour ça ?". Donc moyen.
J'aime énormément Le Couteau dans l'eau, pour moi c'est déjà l'un des meilleurs films de Roman Polanski. Tout se joue sur la tension psychologique, digne des meilleurs suspenses hitchcockiens.
En tension psychologique, j'attends autre chose, là je trouve ça trop light. Du coup tu me fais peur, j'espère que ses autres films sont plus à mon gout.

@Gringos : on a failli faire Besson ! Si on attend encore 20 ans, il n'y aura plus personne de clean donc...

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Message par Gringos10 »

C’est fort possible...
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Message par Gringos10 »

En tout cas Polanski c’est du lourd.
Une ordure dans la vie, mais un surdoué dans son art.
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Message par wiiwii007 »

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- "Repulsion", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1965 -

Film de psychopate ^^ Compliqué celui là car il est dans le même délire que le premier c'est à dire lent et avec peu de dialogues. En principe je crains un peu ce style si l'histoire n'arrive pas à me faire oublier ce "vide". Heureusement pour moi, l'histoire m'a plu. Enfin, c'est plus l'ambiance générale qui fait le taff que l'histoire qui au final ne sert qu'à introduire les persos dans un contexte.

Dans ce second film, j'ai vraiment senti un cap de passé. Chaque domaine est maîtrisé : le son est génial, il jongle avec le silence, la musique, les bruitages. Tout est au service de l'image et du contexte. Les acteurs jouent juste (à part 1 ou 2 passages ou les réactions sont un peu à l'ouest selon moi). Il y a pas mal d'idées de plans, c'est assez malin mais surtout, ça sert à chaque fois le propos. Il y a aussi une belle maîtrise du suspens etc.

Bref, c'était vraiment pas mal, j'aurais aimé que ça aille encore plus loin par contre.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater We Need to Talk About Kevin ...

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Sorti en 2011 et réalisé par Lynne Ramsay, We Need to Talk About Kevin est l'adaptation du roman du même nom de Lionel Shriver. Il s'agit ici d'un drame familial, ou plutôt devrais-je dire, une tragédie familiale impliquant un jeune garçon prénommé Kevin qui ne va pas bien, mais alors pas bien du tout. Le film adopte le point de vue de la mère pour montrer les conséquences dans le présent et les évènements dans le passé. Quant au père, il est totalement absent dans l'éducation des enfants, ce qui aura son importance sur les évènements au présent. Et pour raconter tout ça, la réalisatrice Lynne Ramsay utilise une narration éclatée. C'est donc un film qui adopte une narration non linéaire et c'est au spectateur de reconstituer le puzzle.

Kevin (Ezra Miller) est un jeune lycéen qui commet un acte grave. Au début du film, on ne sait pas ce qu'il a fait au juste, mais en tout cas il est en prison pour ça. La mère Eva (Tilda Swinton) est en pleine dépression, elle boit beaucoup de vin rouge et s'abreuve de médicaments. Et pour cause, elle est rejetée par le voisinage et est conspuée par les habitants de cette petite bourgade qu'elle n'a pas quitté, pour rester auprès de son fils qu'elle visite tous les lundi en prison. Elle va alors se remémorer tout son passé à partir de sa rencontre avec Franklin (John C. Reilly) le père de Kevin. On verra la conception du fils, son éducation, la naissance de la petite sœur prénommée Célia (Ashley Gerasimovich) et bien sûr les évènements qui font que Kevin est désormais en prison.

We Need to Talk About Kevin c'est une véritable descente en enfer. C'est même une double descente en enfer, puisqu'Eva va tout perdre et qu'en plus elle va devoir continuer de vivre avec ce fardeau. Eva va essayer de savoir où ça a dysfonctionné dans l'éducation de Kevin. Elle se sent terriblement coupable et porte toute la responsabilité sur elle. Et pour cause, le père lui n'est jamais là. Il a le beau rôle et confie l'éducation de Kevin à sa femme. Par petites brides, on va voir tout ce qui cloche dans la tête de Kevin. C'est un gamin manifestement surdoué, mais asocial, il hurle tout le temps, ne veut pas aller au pot et en grandissant il n'a de cesse de provoquer sa mère. Au contraire, il se montre très aimant avec son père, les rares moments où il est présent. Bref, on ne sait pas trop pourquoi, mais toujours est-il que Kevin déteste sa mère. C'est quoi le problème avec Eva, c'est parce qu'elle n'a pas réussi à créer du lien avec son fils ? Qu'est-ce qui a engendré ce "monstre" ? Est-ce que le "monstre" est inné ou non ? C'est à nous spectateur de nous en faire notre propre idée.

Alors, c'est difficile de continuer de parler de ce film sans en dévoiler le nœud dramatique principal. Si Kevin est en prison, c'est parce qu'il a commis une tuerie dans son lycée avec son arc. Cet arc a toute son importance, puisqu'on verra comment lui est venu sa passion pour le tir à l'arc (la lecture du conte Robin de Bois avec sa mère) et comment il s'est procuré cette arme léthale (un cadeau du père). Le film va alors chercher à sonder la psychologie de Kevin, à travers ces longs silences qui en disent long (les visites en prison durant lesquelles aucun mot n'est prononcé) et à travers le visage de Kevin cadré en gros plan (la cible du tir à l'arc qui se reflète dans son œil). Dés la conception de Kevin, on sent qu'il y a quelque chose qui cloche. Était-il désiré ? Probablement que non. L'origine du mal est peut-être là, ce qui est symbolisé tout le long du film par la couleur rouge, le rouge des sauts de tomates, le rouge de la peinture jetée sur sa maison, le rouge de la confiture à la fraise ... et bien sûr le rouge du sang lors de la tuerie.

C'est terrible, parce qu'Eva est seule maintenant et se rejette la faute sur elle même. Mais qu'en est-il du père ? Il prend tout le temps le parti du fils et il n'est là que pour passer du bon temps avec lui (des parties de jeux vidéos sur la N64). Il minimise les problèmes, comme lorsque Kevin saccage la pièce de sa mère à coup de pistolet à peinture. C'est peut-être bien là d'où vient le problème, d'un manque de communication entre les deux parents ... d'où le titre du film We Need to Talk About Kevin. Et si on ressort à ce point marqué par le visionnage de ce film, on le doit beaucoup aux acteurs têtes d'affiche. Tout d'abord, Tilda Swinton est comme à son habitude impressionnante, elle se donne corps et âme dans ce rôle déchirant. Quant à Ezra Miller, il porte en lui ce regard très dur et on peut même se demander si ce rôle n'a pas alimenté ses soucis psychologiques par la suite, à moins que ce ne soit que la célébrité qui l'ait fait vrillé ?

Bref, We Need to Talk About Kevin est un film à ne pas conseiller à tout le monde, un film très dur et très éprouvant, sans la moindre lueur d'espoir. En ce sens, le film de Lynne Ramsay me fait beaucoup penser au cinéma de Darren Aronofsky. En tout cas, vous serez prévenu, ce n'est pas un film à voir si en ce moment vous êtes au fond du trou ... et pourtant, je ne peux pas m'empêcher de le conseiller à tout le monde.

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