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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Le Grand Bazar", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1973 -

Premier film avec les Charlots qui possède un véritable fond et des dialogues un peu mieux contruits. Ils ont enfin dû faire les acteurs... Enfin, presque ^^ Ce qui change tout et qui apporte un peu de structure et de professionalisme c'est l'apparition des deux Michel (Galabru/Serrault). Je trouve que ça fait du bien. L'aspect social des persos est bien mis en avant, la société de consommation est dénoncée (les petits commerces qui se font bouffer par les gros), et comme dans chaque film de la troupe il y a quelques séquences montrant les charlots protégeant les animaux. Tous les films ont ces signatures, mais dans celui là, c'est mieux mis en avant.

Un film charnière je pense.

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Polton
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Message par Polton »

lessthantod a écrit :
23 déc. 2025 17:02
Je suis allé voir Zootopie 2 ...

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Pour moi c'est juste encore un machin calibré. Une réalisation frénétique à la mode quasi incessante , une overdose de blagues pour certaines marrantes c'est vrai, sur un fond d'histoire réchauffé sans aucune originalité. Un traitement des personnages par-dessus la jambe. Des personnages qui tombent du ciel toutes les 5 mn. Il ne tient pas la comparaison avec le premier ( pour moi bis ). Un film tiktok.
Dernière modification par Polton le 24 déc. 2025 12:58, modifié 1 fois.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Fort Saganne", réalisé par Alain Corneau, sorti en 1984 -

Que c'était long... 3H que j'ai bien senti passer ^^

J'ai pas trouvé le film sensationnel, ni même très bon, je dirais : à peine bien. La faute à un rythme et une narration d'un autre monde. Normalement j'adore ce genre là : drame, guerre, histoire etc. Surtout qu'en plus je kiff les décors désertiques (dans ce domaine c'est réussi par contre, il y a de très belles images). Mais j'ai eu un mal fou à suivre l'histoire, à la situer, à comprendre les véritables enjeux etc. Les persos féminins idem, Catherine Deneuve et Sophie Marceau ne font pas le job selon moi. Surtout Sophie Marceau... T'as aussi un Florent Pagny au milieu... Chaud quand tu dois donner la réplique à Depardieu, il y a un gouffre, et ça se voit. Mauvais choix dans le casting pour ma part, ou mauvaise direction d'acteur.

Bref, j'ai pas passé un bon moment car j'aime les décors et l'histoire, mais le reste, c'était compliqué.

Tryphon
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Message par Tryphon »

Florent Pagny, tout comme Bruel, était acteur avant d'être chanteur il me semble
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

Possible mais Pagny a bien fait de changer de cap.

Tryphon
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Message par Tryphon »

Pas sûr...
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

Bah si, il chante super bien Pagny. En acteur par contre, c'est pas vraiment ça. Peut-être qu'il aurait pû être bon je sais pas, mais bon. Quand tu sais ce qu'il arrive à faire en tant que chanteur, je me dis qu'il a bien fait. On aime ou pas ce qu'il chante, c'est autre chose ça, moi je suis pas fan, mais il maîtrise ce qu'il fait. On ne peut pas lui enlever ça.
Dernière modification par wiiwii007 le 24 déc. 2025 16:15, modifié 1 fois.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je suis allé voir L'Âme idéale ...

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L'Âme idéale est le tout premier film d'Alice Vial, une jeune réalisatrice/scénariste qui n'avait officié que pour la télévision jusqu'à présent (la série Loulou). Et donc, pour son passage sur grand écran, elle décide de s'attaquer au film de fantôme et au mélodrame. En voyant L'Âme idéale, on pense tout de suite à Ghost (1990), Rencontre avec Joe Black (1998), Sixième Sens (1999) et L'Aventure de Mme Muir (1957). Et en têtes d'affiche, on retrouve Jonathan Cohen dans un rôle à contre-emploi et l'actrice québécoise Magalie Lépine-Blondeau que j'avais adoré dans Simple comme Sylvain (2023). L'alchimie est immédiate entre les deux acteurs, entre Jonathan Cohen dont le jeu est très sobre et Magalie Lépine-Blondeau toujours aussi radieuse. C'est d'ailleurs assez amusant de l'écouter parler dans un français parfait, sans la moindre trace de son (adorable) accent québécois. Elle a fait un gros effort de ce côté et c'est impossible de deviner à son accent ses origines québécoises.

Le film raconte comment Elsa (Magalie Lépine-Blondeau), un médecin travaillant dans un service de soins palliatifs, tombe amoureuse d'un homme mort qui ne le sait pas. Et cet homme, c'est Oscar (Jonathan Cohen), un compositeur de musique qui compose tout seul dans sa chambre en espérant, un jour, percer dans le milieu de la musique électro. Elsa, quant à elle, est douée d'un don particulier, puisqu'elle peut voir les morts. On pense tout de suite à Haley Joel Osment dans Sixième Sens, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'un film d'horreur bien sûr. Non ici, on nous raconte une histoire d'amour sur le ton de la comédie romantique et fantastique. Il y a des touches de fantastique, mais c'est très léger et les personnages, y compris les fantômes, sont bien réels dans le film. Pour Elsa et Oscar, leur histoire d'amour est très réelle, très concrète.

Le film est en permanence à la recherche de l'équilibre entre le rire et les émotions et il y parvient, la plupart du temps. J'avoue que la scène d'introduction qui nous fait découvrir le personnage d'Elsa (Magalie Lépine-Blondeau) est assez catastrophique et j'ai craint le pire pour la suite. On y découvre son don pour parler aux morts et c'est digne d'un mauvais téléfilm. Mais fort heureusement, dés qu'elle rencontre Oscar (Jonathan Cohen) et ça arrive très vite, je vous rassure, alors le film prend une toute autre tournure. Jonathan Cohen est parfait dans son jeu, entre assurance et maladresse. Il apporte une touche d’humour et de légèreté, tout en suscitant l’empathie du spectateur. Et en face de lui, Magalie Lépine-Blondeau est juste craquante. On a tout de suite envie de la prendre dans nos bras pour la réconforter.

Jonathan Coen interprète un personnage qui compose de la musique électro, ou plutôt devrais-je dire, de la musique électro classique comme on le mentionne à un moment dans le film. Cette fonction du personnage principal d'Oscar est très bien exploitée dans le film, puisque la BO du film, composée par Olivier Marguerit, fusionne avec les compositions d'Oscar. Et il n'est pas obligatoire d'aimer la musique électro pour apprécier la BO du film, car c'est vraiment une musique d'ambiance très "filmique". Tout l'habillage sonore du film est l'autre gros point fort de L'Âme idéale, avec les deux interprètes principaux.

Le film parle de la mort, mais avec beaucoup de légèreté. Ce n'est absolument pas un mélodrame plombant, bien au contraire. Aprés, le film n'échappe malheureusement pas aux clichés du genre. Certaines scènes fonctionnent très bien (la rencontre entre Elsa et Oscar, Oscar qui découvre qu'il est mort, Elsa qui sombre émotionnellement dans un karaoké ...), d'autres nettement moins (la scène d'ouverture où on découvre le don d'Elsa, Elsa et Oscar qui s'immiscent dans une cérémonie de mariage, Elsa qui s'introduit dans les loges d'un artiste électro ...). Et puis on sent que Jonathan Coen, qui est l'un des producteurs du film, s'est impliqué dans l'écriture du film, ou tout du moins dans l'écriture de son personnage. Les dialogues sonnent juste entre Elsa et Oscar et on finit par croire qu'une histoire d'amour est possible entre Elsa la vivante et Oscar le mort. Et encore une fois, Magalie Lépine-Blondeau est irrésistible dans L'Âme idéale et vaut à elle seule le déplacement.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Les bidasses s'en vont en guerre", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1974 -

C'est la suite directe du film "Les Bidasses en folie". On reprend les aventures de nos 4 hurluberlus là où on les avait laissé... En prison. Finalement ça reste classique pour la troupe. J'ai préféré la seconde partie du film.

Donc bien sans plus.


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- "Les Quatre Charlots mousquetaires", réalisé par André Hunebelle, sorti en 1974 -

Interessant ça ^^ Je ne savais pas que les Charlots avaient tenté un film basé sur les mousquetaires. J'ai trouvé ça moyen. Des scènes un peu longues, une histoire light, des gags pas forcément très drôles... Bref c'est pas génial. Mais !!! Le film possède quelques très bons moments. Et il m'a bien fait rire au moins deux fois : la torture et le coup de pied au cul ^^ Et encore une fois Paul Préboist est bon dans son rôle.

Finalement, c'était pas si mal. Visiblement il y a une suite, à voir si elle ajoute réellement quelque chose à l'histoire ou pas...


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- "Les Sous-doués", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1980 -

Avec l'ado pour celui là. C'est un film que j'ai vu au moins 10 fois donc pas de surprise. J'aime beaucoup car c'est simple et efficace, puis ça touche à l'instruction donc forcément, ça me botte. Galabru est génial dedans ^^ Ma copine le connait également très bien et est du même avis que moi. L'ado, lui, s'est bien marré également... Forcément ^^

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Esperluette
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Message par Esperluette »

Je suis allé voir le film chinois Resurrection de Bi Gan (prix spécial à Cannes 2025). Ca se passe en 2075, les hommes du futur sont devenus immortels mais malheureux car ils n'ont plus le droit de rêver (ou de penser mais la censure chinoise n'aurait pas trop apprécié). Ceux qui osent encore s'appellent Revoleur (VF) ou fantasmer (VO) et sont des sortes de criminels monstrueux.
Une femme (Shu Qi) rencontre un homme-cyborg agonisant (Jackson Yee) qui va avoir le droit de rêver lors d'une dernière nuit : 5 rêves, 5 mini-histoires à différentes périodes de l'histoire chinoise du 20e siècle (des années 20 à 1999), chaque rêve correspondant à un des cinq sens, et faisant aussi référence à l'histoire du cinéma (Nosferatu de Murnau, le train des frères lumières etc). A la fin de chaque rêve, le rêveur meurt et redevient le héros principal de l'histoire suivante (d'où le titre).

Le film n'est pas évident à suivre et à appréhender au 1er visionnage car il n'y a pas vraiment de fil directeur dans ces 5 histoires et la narration n'est pas évidente. A coté de ça, le film a de nombreuses qualités : la mise en scène, l'image, la bande son, le long plan séquence du dernier rêve... tout ça est très réussi. Au final j'ai bien apprécié même si j'ai été un peu désarçonné par ce manque de fil rouge et par un film assez long (2h30) et un peu lent.


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Message par BeyondOasis »

lessthantod a écrit :
24 déc. 2025 15:36
Je suis allé voir L'Âme idéale ...

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L'Âme idéale est le tout premier film d'Alice Vial, une jeune réalisatrice/scénariste qui n'avait officié que pour la télévision jusqu'à présent (la série Loulou). Et donc, pour son passage sur grand écran, elle décide de s'attaquer au film de fantôme et au mélodrame. En voyant L'Âme idéale, on pense tout de suite à Ghost (1990), Rencontre avec Joe Black (1998), Sixième Sens (1999) et L'Aventure de Mme Muir (1957). Et en têtes d'affiche, on retrouve Jonathan Cohen dans un rôle à contre-emploi et l'actrice québécoise Magalie Lépine-Blondeau que j'avais adoré dans Simple comme Sylvain (2023). L'alchimie est immédiate entre les deux acteurs, entre Jonathan Cohen dont le jeu est très sobre et Magalie Lépine-Blondeau toujours aussi radieuse. C'est d'ailleurs assez amusant de l'écouter parler dans un français parfait, sans la moindre trace de son (adorable) accent québécois. Elle a fait un gros effort de ce côté et c'est impossible de deviner à son accent ses origines québécoises.

Le film raconte comment Elsa (Magalie Lépine-Blondeau), un médecin travaillant dans un service de soins palliatifs, tombe amoureuse d'un homme mort qui ne le sait pas. Et cet homme, c'est Oscar (Jonathan Cohen), un compositeur de musique qui compose tout seul dans sa chambre en espérant, un jour, percer dans le milieu de la musique électro. Elsa, quant à elle, est douée d'un don particulier, puisqu'elle peut voir les morts. On pense tout de suite à Haley Joel Osment dans Sixième Sens, sauf qu'ici il ne s'agit pas d'un film d'horreur bien sûr. Non ici, on nous raconte une histoire d'amour sur le ton de la comédie romantique et fantastique. Il y a des touches de fantastique, mais c'est très léger et les personnages, y compris les fantômes, sont bien réels dans le film. Pour Elsa et Oscar, leur histoire d'amour est très réelle, très concrète.

Le film est en permanence à la recherche de l'équilibre entre le rire et les émotions et il y parvient, la plupart du temps. J'avoue que la scène d'introduction qui nous fait découvrir le personnage d'Elsa (Magalie Lépine-Blondeau) est assez catastrophique et j'ai craint le pire pour la suite. On y découvre son don pour parler aux morts et c'est digne d'un mauvais téléfilm. Mais fort heureusement, dés qu'elle rencontre Oscar (Jonathan Cohen) et ça arrive très vite, je vous rassure, alors le film prend une toute autre tournure. Jonathan Cohen est parfait dans son jeu, entre assurance et maladresse. Il apporte une touche d’humour et de légèreté, tout en suscitant l’empathie du spectateur. Et en face de lui, Magalie Lépine-Blondeau est juste craquante. On a tout de suite envie de la prendre dans nos bras pour la réconforter.

Jonathan Coen interprète un personnage qui compose de la musique électro, ou plutôt devrais-je dire, de la musique électro classique comme on le mentionne à un moment dans le film. Cette fonction du personnage principal d'Oscar est très bien exploitée dans le film, puisque la BO du film, composée par Olivier Marguerit, fusionne avec les compositions d'Oscar. Et il n'est pas obligatoire d'aimer la musique électro pour apprécier la BO du film, car c'est vraiment une musique d'ambiance très "filmique". Tout l'habillage sonore du film est l'autre gros point fort de L'Âme idéale, avec les deux interprètes principaux.

Le film parle de la mort, mais avec beaucoup de légèreté.
[...]
Les dialogues sonnent juste entre Elsa et Oscar et on finit par croire qu'une histoire d'amour est possible entre Elsa la vivante et Oscar le mort. Et encore une fois, Magalie Lépine-Blondeau est irrésistible dans L'Âme idéale et vaut à elle seule le déplacement.
Je suis allé voir ce film hier soir, je suis tout à fait en phase avec ton analyse.
Il y a quelques moments d'émotions, un peu plus de moments de rires, les acteurs sont bons, Magalie est assez irrésistible et Jonathan plutôt calme et juste.

Oui il y a quelques passages un cran en dessous mais globalement c'est plutôt positif

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mickmack
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Message par mickmack »

wiiwii007 a écrit :
26 déc. 2025 13:50


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- "Les Quatre Charlots mousquetaires", réalisé par André Hunebelle, sorti en 1974 -

Interessant ça ^^ Je ne savais pas que les Charlots avaient tenté un film basé sur les mousquetaires. J'ai trouvé ça moyen. Des scènes un peu longues, une histoire light, des gags pas forcément très drôles... Bref c'est pas génial. Mais !!! Le film possède quelques très bons moments. Et il m'a bien fait rire au moins deux fois : la torture et le coup de pied au cul ^^ Et encore une fois Paul Préboist est bon dans son rôle.

Finalement, c'était pas si mal. Visiblement il y a une suite, à voir si elle ajoute réellement quelque chose à l'histoire ou pas...

Haha, enfin quelqu'un qui regarde les charlots (moi je les adore et on se fout de ma gueule pour ça). Je pourrais expliquer pendant longtemps pourquoi j'aime mais ce n'est pas le lieu.

De façon assez inexplicable, il y a 4-5 films de la bande qui, contrairement aux bidasses et au grand bazar, ne sont JAMAIS rediffusés à la télé. Et les 2 sur les mousquetaires en font partie.

Concernant ta question sur la suite, c'est simple: c'est un film en 2 parties. ça devrait clairement etre un seul film de 3h plutot que 2. Donc fonce voir ce "a nous 4 cardinal".

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Mektoub My Love - Canto uno ...

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Sorti en 2018 et réalisé par Abdellatif Kechiche, Mektoub My Love - Canto uno est le premier film d'une trilogie filmée durant l'été 2017. Canto due est sorti seulement cette année, fin 2025, soit sept ans après le précédent et il y a encore un Canto tre qui est prévu pour une date encore inconnue. Et même qu'il y a eu un Intermezzo qui a fait scandale à Cannes en 2019 et qui n'a jamais eu de sortie en salles officielle (et qu'on ne verra probablement jamais) à cause de différentes polémiques autour du réalisateur franco-tunisien et de problèmes de droits. Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, Canto uno est un film (très) librement adapté d'un roman de François Bégaudeau. Le film parle d'une jeunesse qui a pour objectif de se (re)découvrir pendant l'été.

Nous sommes durant l'été 1994 et Amin (Shaïn Boumedine) est un jeune franco-tunisien, la vingtaine, qui revient dans sa ville de naissance de Sète. Il y retrouve une amie d'enfance Ophélie (Ophélie Bau), qu'il surprend avec son Cousin Tony (Salim Kechiouche) dans des positions pour le moins particulières ... mais je n'en dirai pas plus. Le jeune homme vient de passer un ans à Paris pour faire des études en médecine, mais il s'avère qu'il est plus intéressé par la photographie et le cinéma. D'ailleurs, il finalise l'écriture d'un scénario de film de science fiction dans l'espoir de le réaliser un jour. En plus de passer du bon temps la journée à la plage et le soir dans les boites de nuit, il compte bien profiter de cet été (studieux) pour prendre des photos et regarder de vieux films. On le voit d'ailleurs regarder un vieux film soviétique en noir & blanc, chose peu commune pour un jeune homme de vingt ans. Vous l'aurez compris, Amin a clairement une âme d'artiste et de là à y voir Abdellatif Kechiche en version jeune, il n'y a qu'un pas (et que je franchirais allègrement).

Mektoub My Love - Canto uno est donc un film sur la création ou l'âme créatrice de son protagoniste principal, mais c'est aussi et surtout un film sur l'adultère, le(s) couple(s) et la séduction. Amin va se faire draguer en permanence, par presque toutes les jeunes femmes qu'il croise, y compris ses amies d'enfance. Abdellatif Kechiche oblige, Canto uno est un film assez brillant, mais qui fait également polémique (à l'image de son réalisateur). Je ne suis pas au courant de tout ce qu'on peut reprocher à Abdellatif Kechiche, mais il est clair que les scènes de sexe filmées dans La Vie d'Adèle (2013) son précédent film et dans ce film, sont très crues (et donc très réalistes). Abdellatif Kechiche a ce regard (très) masculin sur les femmes, que tout le monde n'apprécie pas. Il faut aussi aimer les films voyeuristes, car Canto uno ne nous épargne rien lors des scènes très osées, notamment sur le fessier des jeunes actrices.

Mais Canto uno ce n'est pas qu'un "film de fesses", loin de là. C'est un film qui propose de magnifique cadres surexposés à la lumière, que ce soit des levers ou des couchers de soleil. On a donc ce personnage, Amin, de culture franco-tunisienne avec un ancrage religieux assez fort, en témoigne les nombreuses citations religieuses (chrétiennes ou coraniques) qui parsèment le long-métrage. En témoigne également son introduction au début du film, avec la lumière de Dieu qui l'illumine, tel un personnage sanctifié. Il observe alors son amie Ophélie chez elle, depuis la fenêtre, en train de faire des galipettes avec son cousin Tony, une scène voyeuriste et très érotique qui dure, dure très longtemps. Il est fort à parier qu'Amin n'avait jamais vu Ophélie dans de telles positions, plus qu'intimes.

Le film a commencé il y a à peine cinq minutes et il est fort à parier que pas mal de spectateurs ont dû quitter la salle à l'époque de sa sortie. Et pour compliquer le tout, Ophélie est en couple avec Clément, qu'on ne verra jamais du film, puisqu'il a épousé une carrière militaire et qu'il est parti en mission pour plusieurs mois sur un porte-avion. Et en parlant d'épouser une carrière, Ophélie et Clément ont en plus l'intention de se marier ensemble. Et pour compliquer encore plus la chose, on sent bien qu'il y a un désir non avoué et réciproque entre Amin et Ophélie. A ce niveau-là, on est plus dans un triangle amoureux, mais dans un quatuor amoureux.

Comme déjà dit, on ne verra pas Clément, mais pour ce qui est des deux autres garçons, Amin est l'exact opposé de son cousin Tony qui collectionne les conquêtes. Déjà, Tony est un peu plus âgé, qui plus est dragueur invétéré et flambeur, qui aime bien se comparer à Aldo Maccione (il en fait même l'imitation sur la plage). Amin quant à lui est très réservé et romantique, se comportant comme une jeune vierge pure et chaste. Il n'aime pas rouler des mécaniques comme son cousin et il n'a pas besoin de draguer, puisque toutes les filles viennent à lui, à commencer par Céline la danseuse, puis Anastasia la russe ... c'est bien simple, elle crackent toutes pour lui. Et puis, on sent bien qu'Ophélie est jalouse en voyant l'attention que lui porte les filles.

Avec tout ça, on peut se demander si Abdellatif Kechiche n'idéalise pas un peu trop Amin, qui (de mon point de vue) est son double plus jeune. On peut également se demander s'il ne fantasme pas un peu trop sur le corps des femmes, notamment sur leur fessier (on ne compte plus les plans sur les fesses). Difficile en effet de passer à côté des fesses proéminentes et rebondies d'Ophélie, tellement la caméra s'attarde dessus. A ce niveau-là, on pourrait presque parler de film masochiste sur les fesses. Alors faut y voir de l'art, en voulant mettre en avant la beauté féminine ? Ou faut-il plutôt y voir le regard toxique de l'homme sur les femmes ? A chacun son avis, mais moi je pencherai pour la première interprétation.

Canto uno est un film de plus de trois heures qui aime prendre son temps. Abdellatif Kechiche fait durer chaque scène, parfois jusqu'à l'épuisement (la dernière sortie en boite de nuit est interminable). Aprés, c'est un parti pris qui se justifie parfaitement, pour un besoin de réalisme, pour installer une ambiance bien particulière. Et soyons très clair, le film aurait pu durer encore une heure de plus, que ça ne m'aurait nullement gêné. Et au-delà des polémiques, que personnellement j'ai toujours trouvé un peu forcées, Canto uno se veut être une véritable ode à la vie et à l'insouciance liée aux grandes vacances d'été, période de relâchement mental, avec ses sorties en boites, ses petites amourettes et ses journées à la plage. Les scènes en boîte de nuit sont certes un peu longuettes, mais c'est voulu, pour être hypnotiques.

Le film questionne aussi l'amour, ou plutôt comment chacun vit l'amour. Il y a l'amour platonique, l'amour adultère aussi, la déception amoureuse, l'amour charnelle, l'amour fraternel, l'amour amical ... il y a mille façons d'aimer, comme en témoigne cette très jolie scène où un personnage féminin questionne comment on dit amour en arabe. On se rend alors compte qu'il y a pleins de façons d'exprimer son amour en arabe et les arabes eux-mêmes ont du mal à s'accorder pour dire comment on le dit. Et même à travers les prénoms des personnages, on a une célébration de la multiculturalité, avec Amin, Tony, Camélia, Ophélie, Charlotte, Céline, Anastasia, Karina ...

Bref, Mektoub My Love - Canto uno est un concentré de ce que peut offrir le cinéma d'Abdellatif Kechiche. C'est beau, long, généreux et toujours prenant. Il faut juste se laisser embarquer par la caméra du réalisateur et profiter de la beauté des corps, filmés en gros plans et irradié par la lumière du soleil, qui bougent, qui nagent, qui dansent et qui mangent aussi. Maintenant, je n'ai plus qu'une seule envie, découvrir Canto due au cinéma pour connaitre la suite des aventures entre Amin, Ophélie, Tony, Charlotte et les autres. (8.5/10)

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

@mickmack : Oui, aimer les Charlots semble être compliqué à assumer en société ^^ J'ai eu aussi quelques petites remarques du style : "c'est cul cul", "c'est concon", "ca vole pas très haut"... Mais bon, je m'en fous un peu en fait, moi du moment qu'ils me font passer un bon moment, je prends :)

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- "À nous quatre, Cardinal !", réalisé par André Hunebelle, sorti en 1974 -

Suite directe du film "Les Quatre Charlots mousquetaires" : Le roi demande à la reine de France de porter le collier de ferrets qu'il lui a offert en cadeau. Or, cette dernière a déjà remis le bijou en gage d'estime au duc de Buckingham... La reine charge donc les quatre mousquetaires Athos, Porthos, Aramis et D'Artagnan (ainsi que leurs valets/les charlots) de gagner l'Angleterre afin de récupérer son collier.

Un bon prétexte pour aller foutre le souk en Angleterre quoi ^^ Et bien évidement, ça va être nawak. Dans l'ensemble c'est assez bien passé, j'ai tout de même préféré le premier film. A chaque fois j'aime leur chanson, il y a toujours un truc que j'apprécie dedans, une mélodie, un texte, une rime :




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- "La moutarde me monte au nez", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1974 -

On attaque un réalisateur français : Claude Zidi. Vu qu'on fait les Charlots, je me suis dit qu'on allait compléter tout ça avec celui qui a grandement participé au succès des Charlots. Je connaissais de nom mais je n'avais jamais vu ce film. C'était bien sympa, j'aime beaucoup Pierre Richard donc c'était pas difficile. Il me suffit de le voir pour être quasi sûr de passer un bon moment. Si en plus le film fait ce qu'il faut, alors c'est cool.

Dans "La moutarde me monte au nez" on suit les aventures de Pierre Durois, un brave professeur de mathématiques dans un lycée de jeunes filles. Celui-ci se laisse embarquer malgré lui dans les tourments de la presse à scandale. Le problème c'est que Pierre Durois est le fils du maire de la ville...

Une bonne petite pique contre la presse people et les politiques. Il y a quelques scènes vraiment marrantes : l'opération, le minou, la baston dans le bar, la voiture jaune... Bref, j'ai trouvé le début un peu gentil, mais la suite bien sympa. En fait c'est un film qui monte en intensité.


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- "3615 code Père Noël", réalisé par René Manzor, sorti en 1990 -

Sur les conseils de @Gringos10 je tente l'original, le vrai "Maman, j'ai raté l'avion !" :) Je ne savais pas que la licence Home Alone s'était appuyé sur le concept d'un film français sorti un an auparavant. Bon, faut quand même prévenir car j'ai eu un petit choc devant le film. Je m'attendais à un film comique et ce n'est clairement pas le cas, au contraire ^^ Ca fait bizarre quand tu t'attends à des blagues mais qu'à la place t'as des scènes violentes.
► Afficher le texte
, c'était d'une violence ! Alors on voyait bien que ce n'était pas comique, mais le fantome Home Alone persistait malgré les premières alertes assez flagrantes avec le recul : la claque sur la petite, le son inquiétant, le regard noir du fou, l'aspect dérangeant des messages sur le minitel... C'était marrant de voir à quel point notre cerveau était complètement conditionné.

Au final, c'était un film curieux car bien réalisé, avec de belles images, une musique sympa mais qui aurait peut-être pu être mieux foutu. Ca manquait de liant et "d'explosion" dans le son selon moi. Idem pour les scènes, ça manquait de cris, de souffrances visuelles et sonores... En gros, il y a souvent un élan qui s'arrête toujours avant l'explosion (mise à part quelques séquences, les meilleures justement). Donc très intéressant et franchement pas mal. La toute fin également, c'est pas du tout du Disney ni du Home Alone ::d Et ça fait du bien.

J'ai beaucoup aimé... mais je pense que la surprise a beaucoup joué dans mon appréciation.

Tryphon
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Message par Tryphon »

Le réalisateur est le frère de Francis Lalanne
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

Tryphon a écrit :
28 déc. 2025 11:57
Le réalisateur est le frère de Francis Lalanne
Oui, les deux frères ont participé à la BO du film. J'ai oublié d'en parler.

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- "No Time to Die", réalisé par Cary Joji Fukunaga, sorti en 2021 -

On s'était fait la totale des James Bond... il en est sorti un après coup : "No Time to Die". Ca faisait un bail qu'il était sur ma clef mais 2h45 ça nous refroidissait à chaque fois ^^ Cet après midi, on a enfin passé le cap.

Et franchement c'était bien cool. La distribution est plaisante et la réalisation envoie du lourd. J'ai trop rien à dire de négatif à part que ça reste classique quand on commence à avoir un bagage James Bond. Mais franchement ça va, il y a un certain effort de fait avec un James Bond beaucoup moins séducteur, plus touchant... Sans tomber complètement dans la guimauve. J'ai trouvé ça cool. Les ziks rien à dire, classique mais valeur sûre, avec un compo qu'on ne présente plus. Et la fin, dans l'esprit c'était top, mais en vrai c'est un peu con ^^ J'aurais préféré
► Afficher le texte
Bref, un bon film.

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Message par Gringos10 »

wiiwii007 a écrit :
28 déc. 2025 21:23
Tryphon a écrit :
28 déc. 2025 11:57
Le réalisateur est le frère de Francis Lalanne
Oui, les deux frères ont participé à la BO du film. J'ai oublié d'en parler.

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Essaye de voir "le passage " maintenant, il est tout aussi bizarre, mais j'ai bien aimé.
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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

Gringos10 a écrit :
28 déc. 2025 23:17
wiiwii007 a écrit :
28 déc. 2025 21:23
Tryphon a écrit :
28 déc. 2025 11:57
Le réalisateur est le frère de Francis Lalanne
Oui, les deux frères ont participé à la BO du film. J'ai oublié d'en parler.

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Essaye de voir "le passage " maintenant, il est tout aussi bizarre, mais j'ai bien aimé.
Je me ferais sa filmo un de ces 4 car il semble être un bon réalisateur.

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Après la découverte d'Hitchcock, j'ai décidé d'aller voir du côté d'Ang Lee côté réalisateur international. Je n'ai pas réussi à choper son tout premier film (Pushing Hands), du coup on passe directement au second :

Image
- "Garçon d'honneur", réalisé par Ang Lee, sorti en 1993 -

J'ai beaucoup aimé. Ang Lee maîtrise son sujet. On se prend dans la gueule les problèmes liés entre autres à l'homosexualité, le conflit interculturel, la galère des traditions, les obligations familiales etc. Tout ça dans une ambiance tendue et légèrement "comique". Le film arrive à être à la fois simple et profond. Merci au casting et à la direction des acteurs qui fonctionne super bien, on s'attache très facilement aux persos.

Bref, un film à voir, une très belle découverte pour ma part.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Vivement dimanche !, le dernier film de François Truffaut ...

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Sorti en 1983 et réalisé par François Truffaut, Vivement dimanche est un film en noir & blanc qui rend hommage aux films d'Alfred Hitchcock et aux polars américains des années 40/50. C'est le vingt-et-unième et dernier film de François Truffaut, puisqu'il décèdera un an plus tard d'une tumeur cérébrale foudroyante. Comme tout dernier film d'un grand réalisateur, Vivement dimanche se regarde avec un fort sentiment de nostalgie. C'est un film de commande, une pose entre deux projets qui habituellement lui tiennent plus à cœur, mais qui malheureusement se transforma en dernier film avant sa mort. Il s'agit donc d'un suspense hitchcockien avec un ton humoristique assez prononcé. Le film est d'autant plus léger qu'il succède à deux films beaucoup plus sérieux et sombres dans la carrière de François Truffaut, Le Dernier Métro (1980) et La Femme d'à côté (1981).

Nous suivons Julien Vercel (Jean-Louis Trintignant), un agent immobilier qui se retrouve impliqué dans le meurtre d'un homme lors d'une partie de chasse au canard. Cet homme se révèle être l'amant de sa femme et de ce fait, il devient le coupable idéale. Ayant commis plusieurs gaffes qui le mettent en cause, il décide de se cacher dans son agence et c'est sa fidèle secrétaire (Fanny Ardant) qui va enquêter pour le tirer d'affaire. Et durant cette enquête, nous croiserons des acteurs bien connus, des habitués des seconds rôles (Jean-Pierre Kalfon, Philippe Laudenbach, Philippe Morier-Genoud et Jean-Louis Richard) qui seront tour à tour suspect ou allié ou complice ou prochaine victime. Et à partir de là, François Truffaut s'amuse avec les codes du genre.

Une romance va s'installer peu à peu entre Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant. Difficile de ne pas voir un double François Truffaut en Jean-Louis Trintignant, les deux hommes ayant le même âge (à deux ans prés) et un physique très similaire. Et qui plus est, François Truffaut est en couple avec Fanny Ardent depuis leur rencontre sur La Femme d'à côté et l’amour de Truffaut pour Fanny Ardant transparaît à chaque scène du film. C'est donc un film sur une femme, avec une femme d'action qui prend les choses en main, Jean-Louis Trintignant restant très passif, bien planqué durant (presque) tout le film dans l'arrière boutique de son agence. Le rythme du film est très enlevé, ça va à mille à l'heure. Ainsi, on pas le temps de s'attarder sur les nombreuses incohérences et facilitées du scénario.

Et petit détails amusant du film, Jean-Louis Trintignant passe son temps à regarder les jambes des passants, et surtout des passantes, depuis la fenêtre en hauteur qui donne sur le trottoir derrière l'agence. C'est François Truffaut qui s'autocite (ou s'autoparodie), étant lui-même un fétichiste des jambes. Et ça confirme aussi que Jean-Louis Trintignant est son double dans le film. C'est ce genre de petit détails qui apporte beaucoup de légèreté au film, alors que pourtant les meurtres s'accumulent tout au long du film. C'est cette alliance entre le sérieux de l'enquête et la tonalité légère du film qui donne tout son intérêt à Vivement dimanche. Et tant pis si le scénario ne tient pas la route, si on y réfléchit plus de cinq minutes, car l'intérêt est ailleurs. Le film vaut surtout pour Fanny Ardant qui illumine le film de sa beauté et de son énergie.

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darktet
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Message par darktet »

@lessthantod toujours un plaisir de te lire.
Même si il faut bien l'avouer,je ne regarderai pas la moitié de moitié des films que tu post ici avec amour.
Juste le fait que tu détails chacun de tes films en analyse..rends le film et le post intéressant a mes yeux.

Fanny Ardant même a 60 ans est toujours aussi belle qu'en 1983.^^
Nous avons @lessthantod ici,le meilleur critique cinéma que la terre est jamais porté.Et c'est Gratos! il ne coute pas un sous ! alors qu'il est aussi fort que les pros de la critique gracement payé.

alléluyah ! !

Et less peux te parler de tout en cinéma..d'un vieux film obscure des années 50, comme d'un bon gros film commerciale a la mode des années 2 025.C'est énorme !
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ps : tu a réussi a me faire voir "le bateau" j'ai acheté le dvd,un film de sous marin qui dure 4 h 45 !! et j'ai kiffé lol! 2euros le dvd pour 5 h de film rentable^^

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Ahhh les longues jambes de Fanny Ardant :coeur:

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Finch", réalisé par Miguel Sapochnik, sorti en 2021 -

Une belle surprise ce Finch. Pourtant j'ai mis un bon moment à entrer dedans à cause de l'androïde. Je ne l'ai pas du tout aimé au début, sa voix m'a vraiment pété les noix au début. C'est un film lent, qui prend son temps, avec quasi aucun autre perso que celui qu'incarne Tom hanks. Mais petit à petit le mystère disparait, la réalité prend place, les sentiments surgissent jusqu'à une dernière partie remplie d'émotion. Une émotion spéciale grâce à un contexte particulier. L'histoire est pourtant basique pour de la SF, mais la réalisation est belle... Les images, le son, les persos... Sur la fin, tout devient très bon. Tom Hanks est au top.

Un film classique, mais vraiment bien foutu si on arrive à accrocher. Un beau film.


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- "Salé, Sucré", réalisé par Ang Lee, sorti en 1994 -

Bon ça y est, je suis fan d'Ang Lee ^^ En deux films, il m'a convaincu. Là c'était facile, c'est un film qui met en valeur la cuisine asiatique, il n'en fallait pas plus. Mais le pire c'est qu'en plus, l'histoire est vraiment bien. Ang Lee sait y faire... Il touche à tout avec justesse : les problèmes de générations, la vieillesse, la communication, la mort, la tradition, le manque... Bref, on a une tonne de choses à voir. Et j'adore ça car c'est fait avec beaucoup d'intelligence selon moi. Puis ce mélange cosmopolite dans le visuel et le son, j'ai rarement vu ça, et surtout aussi bien utilisé. C'est quand même dingue d'arriver à ce résultat... Je suis fan.

Sinon côté technique pour moi c'est parfait également. J'adore sa façon de faire, sa capacité à en dire beaucoup grâce à une seule image. La charge émotionnelle qu'il transmet, les plans surprenants qui interviennent pour choquer. C'est malin et super bien fait.

Bref, j'ai adoré "Salé, Sucré" :coeur:


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- "L'Aile ou la Cuisse", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1976 -

Je le connais quasi par coeur, c'est un de mes films de chevets. Non pas que je le considère comme un super film culte, mais j'aime les films qui parlent de bouffe, j'aime le message, j'aime De funes donc ça match bien. Et vu que c'est un film facile, je peux le mettre pour m'endormir...

Donc pas plus, c'était juste pour le mettre dans mes avis ^^

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Message par Esperluette »


Lumières d'été (2017)

À Hiroshima, une survivante raconte son expérience lors d’un entretien pour un reportage sur le 75e anniversaire du bombardement de la ville. Elle évoque le souvenir omniprésent de sa sœur aînée, une jeune infirmière disparue. Profondément bouleversé par ce témoignage, Akihiro le réalisateur fait une pause et rencontre dans un parc une étrange jeune femme, Michiko. Petit à petit, il se laisse porter par la gaîté de Michiko et décide de la suivre pour un voyage improvisé à travers la ville, jusqu’à la mer.

J'ai bien aimé ce film qui commence par une interview un peu longue (15-20mn, le film ne durant qu'1h23) avant qu'Akihiro ne rencontre la très belle Michiko (Akane Tatsukawa dont c'est malheureusement le seul film). Le film va surtout parler de l'horreur de la bombe (sans nier le role du Japon dans la guerre), de cette mémoire douloureuse tout en nous montrant que la joie et la vie perdure lorsque les 2 personnages rencontrent un grand-père et son petit fils avec qui ils vont passer une joyeuse soirée et fêter la fête des ancêtres.
Le propos reste léger et on comprends vite que Michiko est le fantôme de la soeur de la survivante interviewée au début du film. Un petit film sympa, complété par le témoignage très intéressant d'une autre Hibakusha dans les bonus du DVD.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "La Course à l'échalote", réalisé par Claude Zidi, sorti en 1975 -

Je ne connaissais ni l'expression, ni le film... Découverte totale, et... J'ai trouvé ça sympa sans plus. J'ai pas super aimé Jane Birkin dedans. Idem pour le contexte avec ce monde du spectacle que je n'aime pas. Quand ça devient un peu "théâtre/carnaval" ça a tendance à me faire fuir. malgré ça, j'ai passé un moment sympa car certaines scènes sont marrantes.

Donc juste bien. Et vu que je suis fatigué du jour de l'an, j'arrête ici mon avis :drapeaublanc:

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Et plus si affinités ...

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Sorti en 2024 et (co)réalisé par Olivier Ducray et Wilfried Méance, Et plus si affinités est le remake du film espagnol Sentimental (2020) qui lui-même était l'adaptation d'une pièce de théâtre. Adaptation d'une pièce de théâtre oblige, il s'agit d'un huit clos avec seulement quatre acteurs. On a Isabelle Carré et Bernard Campan qui jouent le couple principal et face, ainsi que Julia Faure et Pablo Pauly qui jouent les voisins du dessus. On est face à une pure comédie de boulevard, un peu "olé-olé", mais pas si légère que ça. Car sous ses faux-airs de comédie légère, nous avons une vraie réflexion sur le couple, tous les couples et à tout âge. Et chose appréciable pour une comédie, on rit beaucoup, avec des dialogues ciselés et de nombreuses punchlines. En un peu moins d'une heure vingt (1h17 pour être très précis), on a vraiment pas le temps de s'ennuyer.

Sophie (Isabelle Carré) et Xavier (Bernard Campan) vivent toujours ensemble, mais l'amour n'est plus vraiment là. Ils sont toujours ensemble, mais plus par habitude et par facilité. Sophie se sent délaissée et non désirée. Quant à Xavier, qui est professeur de musique, il ne pense qu'à son boulot et évite toute vie de couple. Chacun vit un peu de son côté, quoi ! Qui plus est, Xavier est un blasé de la vie, il se plaint tout le temps de ses élèves et se considère comme un artiste raté. Et puis, il y a Alto, ce (vieux) chien qui en a marre que son maitre l'emmène se promener avec lui. Xavier se désintéresse tellement de sa femme, qu'il reporte toute son attention sur ce pauvre Alto.

Mais pour un soir, juste un soir, Sophie a eu envie de sortir de la morosité ambiante. C'est pourquoi elle a invité les voisins du dessus à diner. Au menu de ce soir, nous avons un gigot de sept heures et Xavier qui ne fait aucun effort pour être aimable avec les convives. Quant à nos deux convives, Adèle (Julia Faure) et Alban (Pablo Paul), ils se montrent au contraire très aimables. C'est un jeune couple qui s'avère être très libre (sexuellement), s'adonnant à des jeux sexuels et au libertinage et ça, ça exaspère au plus au point Xavier, qui justement se plaint du bruit lors des "ébats" du couple.

A la vue de l'affiche du film, on pouvait craindre le pire. Mais justement, ne vous fiez pas à l'affiche, car le film vaut bien mieux que ça. Les deux auteurs du film installent une ambiance "malaisante", ça monte crescendo et à partir du moment où les deux couples sont réunis, tout s'accélère. Le gigot de sept heures va mijoter longtemps, laissant les deux couples échanger (plus ou moins) amicalement dans le salon, puis autour de la table à manger. Un jeu s'installe autour des ébats du couple, et des propositions plus ou moins masquées vont émerger. C'est du théâtre filmé, c'est donc très incisif, ça va vite et on va à l'essentiel, à l'efficacité. Sur la forme, on pense à Cuisine et Dépendances, Un air de famille, Le Dîner de cons et Le Prénom.

Le film (et la pièce) repose sur un humour noir et cynique qui fonctionne vraiment bien. Bernard Campan est en pleine forme et retrouve une forme d'écriture dans laquelle il est très à l'aise. On retrouve celui qu'on aimait tant avec le trio des Inconnus, n'hésitant pas à se moquer de lui même. Face à lui, Isabelle Carré joue très juste. Elle nous fait ressentir toute la frustration (sexuelle) et tout le poids qu'elle doit supporter pour maintenir à flot son couple. Bref, elle en a marre de son mari blasé. Et puis, nous avons le jeune couple très libre incarné par Julia Faure et Pablo Paul. Tous deux sont très complices devant la caméra et l'opposition de style (et de génération) entre les deux couples fonctionne très bien, avec d'un côté le jeune couple épanouis et en face l'abstinence absolue (lui qui s'en fiche et elle qui le subit).

La seule limite que je vois au concept, c'est que ça ressemble beaucoup trop à du théâtre filmé. Et puis c'est du déjà vu et revu. Alors certes, les dialogues sont incisifs, les acteurs s'en donnent à cœur joie et nous, spectateurs, on prend beaucoup de plaisir devant notre écran, mais tout ça, ça manque d'une ampleur cinématographique. Les deux auteurs n'ont pas réussi à transcender leur sujet et se sont contentés de transposer le jeu sur scène pour le grand écran. La fin du film est par contre très bien trouvée, nous laissant imaginer ce qui peut changer (ou pas) dans le futur pour Sophie et Xavier. Au final, Et plus si affinités se révèle être une bonne surprise, pour une comédie assez réjouissante qui propose en outre une jolie réflexion sur la vie de couple. (6.5/10)

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syl02
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Message par syl02 »

@wiiwii007 c'est très bien les charlots ,ca vole pas haut ptete mais j'ai toujours aimé ,faut tu regarde les fous du stade aussi ;)

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Message par wiiwii007 »

syl02 a écrit :
01 janv. 2026 18:48
@wiiwii007 c'est très bien les charlots ,ca vole pas haut ptete mais j'ai toujours aimé ,faut tu regarde les fous du stade aussi ;)
Je l'ai vu il est sympa :super:

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- "A Man Called Otto", réalisé par Marc Forster, sorti en 2022 -

Il était compliqué celui là. Les larmes aux yeux du début à la fin... Bon c'est du classique dans les événements, on devine tout très vite, ils ont mis la dose pour tirer les larmes, certaines séquences sont abusées (le coup des applaudissements) etc. Mais c'était génial. On a adoré. Une comédie dramatique dans toute sa splendeur. Tom hanks est encore une fois au top, mais dans ce film, quasi tous les persos secondaires jouent bien. Je me suis "attaché" à chaque perso, c'est rare.

Le pitch : Otto Anderson, un veuf de 63 ans, vit dans la banlieue de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Retraité de son entreprise sidérurgique, il envisage de se suicider...

Malgré le classicisme du développement, il y a tout de même de bonnes idées et tout fonctionne à merveille selon moi. Encore une belle réflexion à avoir sur la vie, la mort, le manque, l'entraide etc. Pleins de valeurs qui peuvent faire fuir certaines personnes... Mais pas moi. Pourtant quand ça dégouline autant, ça a tendance à me saouler... Là non, la personnalité des persos et les dialogues ont su faire passer le truc.

Un super film, plein d'émotions.


Image
- "Bons Baisers de Hong Kong", réalisé par Yvan Chiffre, sorti en 1975 -

Arrff... Le moins bon des Charlots que j'ai vu jusqu'à maintenant. Comme le titre l'indique c'est une parodie de James Bond. L'histoire est basique : La reine Élisabeth II est enlevée par un riche américain. Les services secrets britanniques demandent l'aide de leurs homologues français : les charlots.

C'est pas la folie, franchement. J'ai pas du tout aimé les "méchants", ni le doublage incessant des anglais, ni la plupart des blagues... Bref, j'ai trouvé le temps long ^^

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syl02
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Message par syl02 »

Tu as le charlot avec dracula qui n'est pas terrible non plus, par contre, je me souviens plus de la grande java

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