Date de Sortie : 1995
Machine : Super famicom

RECORD OF LODOSS WAR, les chroniques de la guerre de lodoss en bon français, est une série de 4 livres écrits par Ryu Mizuno et sortis à la fin des années 80 au japon, entre 1988 et 1990. La série a été adaptée en anime, en jeux vidéo, en manga.
C’est directement inspiré de l’héroïc fantasy occidentale.
La série anime est sortie en France au début des années 2000. Plus d’une dizaine de jeux vidéo a été éditée dès 1988 et jusqu’à récemment.
Le jeu vidéo Lodoss Tou Senki est sorti uniquement sur super famicom en 1995, édité par Kadokawa Shoten. Il a été traduit par des fans en 2014.
Le jeu est une reprise complète de la série, qui ne cherche pas à s’éloigner du matériau originel à la différence par exemple du jeu sur Dreamcast.
Cela raconte l’histoire d’une ile : lodoss qui est vouée à être en guerre perpétuelle entre le mal (déesse Kardis) et le bien (déesse Marfa). La légende raconte que l’ile est née à la suite d’un combat entre les déesses qui n’a pas vu de vainqueur mais Marfa craignant que l’influence maléfique de Kardis se déploie sur l’ensemble du continent d’Alecrast a séparé lodoss du continent, en faisant une ile.
Des milliers d’années plus tard la guerre continue et quand un roi démon est libéré, des centaines de héros pénètrent un labyrinthe pour le combattre. Seuls 6 héros arrivent jusqu’au trône du roi démon : neese, wort, beld, flaus, fahn, fleve. Le combat tourne mal. Quand Flaus tombe sous les coups de l’ennemi, Beld, le mercenaire, fou de rage accepte d’utiliser une épée maléfique qui capture l’âme de celui qui la brandit, pour vaincre le roi démon et ce sous l’influence d’une guerrière apparue subitement sur le champ de bataille. Il s’agit de karla dite la sorcière grise.
Le roi démon est vaincu mais Beld est possédé par la déesse du mal et son épée maléfique.
Cet épisode fait l’objet d’une cinématique avec le moteur du jeu au tout début de la partie.

Vous commencez à jouer à l’issue de cette cinématique.
Le jeu est séparé en chapitres. Chacun étant consacré à un héros ou groupe de héros.
Dans le premier chapitre vous jouez Karla qui a été sérieusement blessée après le combat contre le roi démon et qui a perdu la mémoire. Karla n’est pas un humain, c’est une entité qui a transféré tous ses pouvoirs dans un bandeau. Toute personne portant ce bandeau est possédée et obéit à la sorcière. Si le porteur du bandeau meurt, l’esprit de la sorcière est transféré dans le corps du meurtrier. Et dès le début du jeu on paie pour l’apprendre. 1er combat avec Karla, vous êtes confronté à un blaireau de passage et vous ne pouvez pas gagner le combat. Vous mourrez et vous dirigez le péquin.



Super original, vous dites-vous !
Sauf que le jeu va montrer tous ses défauts d’entrée sans jamais chercher à vous aider.
Les combats sont omniprésents. Impossible de marcher plus 5 secondes sans avoir un combat. Et ce n’est pas une formule de style c’est bien 5 secondes 1-2-3-4-5 combat.
Pas grave vous dites vous je vais aller dans le corps de celui qui m’a battu. PAS DU TOUT. Le jeu ne vous dit jamais qui va vous tuer définitivement et qui vous allez posséder en mourant.
2ème combat du jeu : 3 gobelins vous attaquent, vu votre puissance vous êtes mort. GAME OVER.
Mais comment éviter ce combat ?
Mais que faut-il faire dans l’histoire ?
On n’en sait strictement rien. Vous voilà donc à chercher la ville la plus proche pour espérer un indice. MAIS il n’y a aucune carte du monde. Vous déambulez au hasard en espérant éviter les combats.
Les combats parlons-en. Votre ou vos personnages apparaissent sur un échiquier à droite. Les combats se déroulent comme un RPG Tactique, vous déplacez vos personnages sur des cases et vous choisissez de combattre, défendre, lancer un sort, utiliser un objet.
Pendant plusieurs heures je n’avais pas compris comment esquiver les combats et pour cause, jamais le jeu ne vous l’indique. Il faut se déplacer pour sortir de l’échiquier.
Défaut supplémentaire : les combats sont terriblement mous. Les personnages apparaissent, font un petit geste de présentation impossible à zapper puis les combats commencent.
En face de vous il y a un ou plusieurs ennemis, l’un d’entre eux est le chef. Dès que l’avez battu le combat cesse et vous gagnez des points d’expérience 10 000-20 000, c’est impressionnant. Inutile de combattre tous les ennemis vous ne gagnez pas plus de points d’expérience. Il faut donc trouver le chef ennemi. Vous le découvrez en le frappant. Si l’ennemi frappé est le chef une icône apparait au-dessus de sa tête.
Ça ne donne pas envie !


Si au moins la réalisation rattrapait le tout. Mais que nenni ! elle est du niveau de Final Fantasy 4 : personnages SD, sommaires, couleurs sombres marron. Sauf que FF4 date de 1991 et Record of lodoss war de 1995.
Pendant les 5 heures du premier chapitre, vous trainez votre peine en vous disant cela va s’améliorer.
Chapitre 2 : vous jouez Beld, le mercenaire possédé. La spécificité : il perd des points de vie en continu et il ne peut pas récupérer de points de vie en utilisant des objets ou par le biais de la magie. Seuls les combats victorieux vous redonnent des points de vie.
Le cercle vicieux : il faut multiplier les combats pour ne pas mourir et chaque combat est une purge.
5 heures de plus pour devenir Roi.

Chapitre 3 : vous jouez Fahn, un chevalier du bien qui va monter sur le trône d'un autre royaume
Chapitre 4 : vous jouez les héros de l’anime c’est-à-dire un groupe d’aventuriers constitué de Parn le chevalier, Deedlit (ou Dido) la haute-elfe, Ghim le nain, Woodchuck le voleur, Slayne le sorcier et Eto le prêtre, qui essaie de contrecarrer les projets de la sorcière Karla (qui est aveuglée par sa soif d'équité entre le Bien et le Mal) et surtout de Beld, possédé par la Déesse du Mal et qui tente de la ressusciter.

Le pire dans tout ça : l'histoire et les donjons.
L'histoire a tout pour elle et pourtant on se contente d'aller de villes en villes sans rebondissement, sans grand intérêt. Sans carte même après 30 heures de jeu je ne savais pas où était telle ou telle ville. il faut parfois aller dans des donjons sur la carte sans que personne ne vous le dise.
Les donjons :
Ils sont créés en 3D isométrique. Ils ne sont pas beaux. La maniabilité est mauvaise et tous les 5 secondes vous avez un ennemi. Vous n’avez aucune carte.

J’ai fini le jeu au bout d’une trentaine d’heures. Je l’ai fini il y a plusieurs semaines mais j’étais tellement au bout du rouleau que j’ai repoussé mon test depuis.
UN CALVAIRE.


