Synopsis : "
Rendue sourde suite à un viol, Viktor refuse de se laisser abattre et recherche activement son agresseur, quitte à dérober les fonds nécessaires à cette enquête. En parallèle, des meurtres se produisent : Miss Janvier, Miss Février - autant de cadavres et de clichés laissés par l'assassin. Viktor se rend compte qu'elle a failli figurer dans cette macabre série. Clegg, un flic qui n'est pas insensible à son charme, va l'aider à démasquer le mystérieux photographe."
Belle petite surprise que cette enquête policière se déroulant dans un Los Angeles des années 60. L'atmosphère est immersive, j'ai adoré les couleurs chaudes, les Pin-up, le style vestimentaire, les bars, les voitures... L'ambiance typique que l'on attend de cette période sur la Cote Ouest !
Les traits sont sympathiques, quoi qu'un peu statiques et quelques ressemblances entre les personnages viennent géner la compréhension sur le début de l'histoire (ajoutez à cela le prénom "Viktor" à la principale intéressée... il y a obligation de revenir quelques pages en arrière pour être sûr de ce qu'on a lu). La vrai plus-value du dessin, ce sont les automobiles qui ont droit à un trait détaillé, des couleurs vives et des jeux de lumières accentuant le côté luisant de ces caisses américaine.
L'enquête principale bien que classique dans son genre, était déjà plaisante à suivre mais les auteurs ont eu la bonne idée de la pimenter avec des conflits d'intérêts entre flics et des histoires plus intimes qui finalement vont concorder vers un même dénouement. Le tome 4, c'est quasiment 45 pages de rebondissements palpitants pour mettre un point final à toutes ces péripéties.
Malgrè les couvertures kitsch aux couleurs vives et paradoxalement fades, il s'agit d'un bon polar à l'ambiance générale pesante. Le vieil adage est toujours d'actualité : "Ne jugez pas un livre à sa couverture". C'est une sorte de mélange réussi entre "Les Experts : Miami" et "Les feux de l'amour" .
Illustrations :