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C'est dommage une coupe du monde sans l'Italie...........................même si on commence à s'habituer.
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Portrait de Peter Cech dans France Football. Bonne lecture!
Petr Cech a remporté une Ligue des champions en 2012 avec Chelsea, décroché un doctorat à l'université de Rome et devancé Zinédine Zidane au classement du Ballon d'Or 2005. Mais son rêve d'enfant était de devenir hockeyeur. En 2019, alors âgé de 37 ans, son voeu a été exaucé : le gardien de but tchèque a chaussé les patins et disputé un match de l'élite britannique.
On a tous déjà croisé ce type capable de réussir dans tous les domaines sans jamais forcer, à l'aise partout, tout le temps, peu importe la difficulté de l'exercice. On a croisé Petr Cech début février, bonhomme d'1,96 m câblé pour faire tomber à lui seul tous les clichés lourdingues balancés sur le dos des footeux.
L'ancien gardien de Rennes, Chelsea ou Arsenal reçoit à l'heure dans ses bureaux modernes du sud de Prague, accueille avec une poignée de main franche, un sourire sincère et laisse le choix de la langue pour la discussion. « On se parle en français ou en anglais, c'est comme vous voulez. » Sympa, en plus. On penche pour le français, le risque est inutile, surtout avec lui. « Aucun problème. » Aucun problème non plus pour lancer une conversation en allemand ou en espagnol, deux langues aussi bien maîtrisées que les autres par le Tchèque, si besoin.
« J'ai toujours adoré apprendre les langues étrangères. Ça permet aussi de comprendre les cultures des pays. En France, vous avez plein d'expressions intraduisibles. Connaître le français m'a permis de saisir votre humour, vos métaphores, votre culture en général, ça m'a permis de mieux intégrer les choses. » Le français est appris à son arrivée à Rennes en 2002 avec un professeur particulier et devant la télévision, le soir après l'entraînement, avec la série Friends (en VF).
« Il était impensable que je ne fasse rien. Déjà pour l'intégration, c'est indispensable dans un club ou dans un pays. Je voulais pouvoir me débrouiller quand j'allais faire mes courses ou ce genre de choses. J'avais aussi besoin de connaître les personnalités de mes coéquipiers pour mieux m'intégrer. Quand on parle leur langue, ils s'ouvrent forcément plus. »
Mais l'envie d'apprendre les langues va bien plus loin encore. « Un gardien doit absolument pouvoir parler avec ses partenaires. Je devais maîtriser les expressions pour leur transmettre des consignes très précises, et cela partout où je suis passé. » En 2005, à Chelsea, il apprend l'espagnol tout seul pour communiquer avec le défenseur basque Asier Del Horno, tout juste débarqué de l'Athletic Bilbao et incapable d'aligner trois mots d'anglais.
Toute l'actualité du Ballon d'Or
« Je suis allé voir José Mourinho, notre coach, pour qu'il me donne des phrases basiques d'espagnol pour commencer et j'ai poursuivi chez moi sur ma Nintendo DS avec un jeu qui s'appelait My Coach. J'ai poursuivi avec un livre de grammaire que j'avais acheté et j'ai fait une combinaison de tout ce que j'avais intégré et je me suis mis à parler espagnol. »
Titulaire d'un MBA, un Master of Business Administration, un diplôme d'études supérieures dans le domaine du marketing, des finances, des ressources humaines et du management, décroché au Longford International College en Irlande après sa retraite, l'ancien gardien de Chelsea prolonge sa vie d'étudiant depuis plusieurs mois, à distance dans une université de Rome en Italie, avec un doctorat travaillé sur le thème de la durabilité du modèle économique de la Ligue des champions.
« Je ne voulais pas continuer après mon MBA. J'avais 40 ans, les études demandent beaucoup de temps, mais mon superviseur m'a encouragé à poursuivre à la suite de mes excellents résultats. Je n'avais pas encore d'idée précise à ce moment-là, mais le projet de la Superligue est sorti et m'a donné envie de travailler sur le sujet. Alors, j'ai fini par accepter. Je devrais avoir terminé l'été prochain. »
Pour ajouter un diplôme de plus au MBA et au baccalauréat, passé en candidat libre pendant son séjour à Chelsea. « Ça servira toujours. » Dans le milieu, le bonhomme traîne la réputation d'être une grosse tête. Pendant sa jeunesse, il passe un test de QI sur la demande de ses professeurs d'école élémentaire. Résultat ? 158, comme moins de 1 % de la population mondiale. Pendant son séjour en Angleterre, un autre test confirme le résultat et le statut de haut potentiel intellectuel.
« Mes enfants ont voulu m'en faire passer un nouveau sur internet récemment, et ça avait quand même bien baissé. (Sourire.) J'avais eu 135. » Entre deux bouquins de révisions, l'ancien gardien de 43 ans partage son calendrier entre Londres, sa ville de résidence, et Prague, passe du temps dans les locaux de l'entreprise The Playbook House, société active dans l'organisation d'événements sportifs et d'activités de loisirs, donne des coups de main à la Fédération tchèque avec quelques séminaires ou master class proposés pendant l'année, donne surtout de son temps à ses enfants, sa priorité.
« J'ai joué au football chez les professionnels pendant vingt ans et je dépendais de quelqu'un. On nous disait toujours quoi faire et quand le faire. Là, je peux enfin faire ce que je veux. J'en profite pour emmener mes enfants à l'école, au sport, passer du temps avec eux. Je suis le maître de mon temps, plus flexible. » Il peut même se lancer dans un projet improbable dans l'esprit de beaucoup.
Hockeyeur et batteur avec les musiciens de McCartney
Petit, le natif de Plzen aime le hockey sur glace « plus que tout », son idole s'appelle Dominik Hasek, gardien tchèque considéré comme l'un des meilleurs de tous les temps. « Je voulais absolument en faire et lui ressembler, mais on était quatre enfants et mes parents, au temps du communisme, n'avaient pas les moyens de m'acheter tout l'équipement de gardien. Ça coûtait beaucoup trop cher. Alors, mon père m'a emmené essayer le football, j'ai fait quelques entraînements, ça m'a plu et je suis resté. Je crois que c'était une bonne décision. (Rires.) »
Mais le garçon ne lâche jamais l'affaire, malgré le début de carrière dans le ballon rond. L'hiver, il profite des longues trêves pour patiner sur les lacs gelés et les patinoires de la capitale tchèque. Après sa carrière, il partage encore quelques entraînements avec un club de hockey londonien « pour faire du renforcement, travailler sur la réactivité et la coordination oeil-main et stimuler le cerveau de manière différente ».
Avant de réaliser son rêve de gamin. Après avoir pris sa retraite, en 2019, il signe, à 37 ans, avec les Guildford Phoenix (D2 amateurs, l'équivalent de la Quatrième Division anglaise). Il enchaîne un cran au-dessus avec les Chelmsford Chieftains puis avec les Oxford City Stars, formation avec laquelle il réalise un match à 62 arrêts, sur 64 tentatives, un record !
Ces bonnes performances lui ouvrent durant quelques semaines les portes des Belfast Giants, équipe nord-irlandaise pensionnaire de l'élite britannique. Dans un premier temps pour faire le nombre. « J'étais venu faire un match de charité avec eux, et on avait gardé contact. Quand ils m'ont appelé pour me proposer de rejoindre le groupe après toutes ces blessures, je n'ai pas hésité. »
Le Tchèque gagne même le droit d'entrer le temps d'un match, pour battre le Glasgow Clan (5-1) et devenir le premier joueur de football professionnel à disputer un match de hockey de l'élite. « C'était extraordinaire. La patinoire était pleine, ça allait très vite, c'est assez irréel d'avoir eu cette opportunité. C'était un rêve. »
Un autre date de 2019. Gros joueur de batterie, il se produit devant 15 000 personnes avec les musiciens de l'ancien Beatle Paul McCartney, lors d'un festival de musique à Prague. « J'adore cet instrument. Je pars bientôt au Canada enregistrer quelque chose avant la Coupe du monde. Pendant ma carrière, la batterie m'a appris à utiliser mes quatre membres de différentes manières. Vous devez trouver un moyen de coordonner vos mouvements et, une fois que vous avez programmé votre cerveau pour cela, cela vous aide même à vous coordonner pour le football. J'ai appris beaucoup de choses avec cet instrument. » Intellectualiser les choses. Toujours.
Fracture du crâne et port du casque
Pendant toute sa carrière, Petr Cech met son cerveau au service de son jeu. « C'est l'organe le plus important pour un joueur. L'instinct et le talent ne suffisent pas. Un bon gardien est celui qui va aller chercher des informations partout pour s'améliorer. » La preuve encore avec la finale de la Ligue des champions remportée aux tirs au but avec Chelsea face au Bayern Munich en 2012 (1-1, 4-3 aux t.a.b.). Habitué à tenir des notes sur les meilleurs attaquants d'Europe, il étudie à la vidéo avec son coach Christophe Lollichon, dans l'optique de la finale, tous les penalties tirés par les joueurs bavarois lors des cinq années précédentes.
« Les joueurs ont des habitudes qui s'apparentent presque à des réflexes. Ça m'a été très utile et on finit par gagner. On avait vécu une drôle de saison, avec des résultats compliqués en Championnat (6es) et des matches pas simples en Coupe d'Europe (Roberto Di Matteo avait remplacé André Villas-Boas en mars). On jouait cette finale dans le stade du Bayern, on avait des joueurs qui évoluaient blessés et on avait même perdu le tirage au sort pour le vestiaire. (Sourire.) Rien n'était de notre côté, mais on avait fini par s'imposer après avoir souvent échoué près du but dans cette compétition. C'est le meilleur souvenir de ma carrière. »
Le pire remonte au 14 octobre 2006. Sur une sortie dans les pieds, le gardien prend le genou de Stephen Hunt, l'attaquant de Reading, en pleine tête. Le bilan est lourd : fracture du crâne avec enfoncement. « Ma chance, c'est que l'accident s'est produit à Reading, qui a le stade le plus proche de l'hôpital d'Oxford, connu pour être spécialisé dans les blessures à la tête. Je suis arrivé vite sur place. Vingt minutes de plus et tout aurait pu être différent. » Traduction ? La mort ou l'impossibilité de remettre les crampons sur un terrain. Pendant plusieurs jours, le gardien ne se souvient de rien et souffre de grosses migraines.
« Il était pourtant hors de question que je change quoi que ce soit après l'accident. Je suis retourné dans les pieds des attaquants comme je l'avais toujours fait. Le seul changement, c'était ce casque. » Condition indispensable imposée par les médecins pour reprendre sa carrière. « J'aurais préféré jouer sans, mais c'était impossible. Pour mon premier match avec, j'avais l'impression que ma tête allait exploser avec le bruit. Les 50 000 spectateurs qui chantaient me procuraient une sensation de bourdonnement horrible. »
Le gardien réapprend à entendre, à se déplacer, à regarder. Presque un nouveau départ. « Il y a des récepteurs sous les cheveux, mais avec le casque je ne sentais rien. Je ne savais pas s'il y avait quelqu'un derrière moi. Je devais toujours me retourner, ce qui changeait ma compréhension de l'espace. Ce n'était pas simple. Je n'aimais pas jouer avec. »
Avec lui, la difficulté est l'occasion d'un nouveau progrès. En 2017, il entre dans l'histoire avec une apparition officielle dans le Livre Guinness des Records. En 443 matches dans le Championnat anglais, le gardien en cumule 202 sans encaisser le moindre but. Malgré le casque. En 2023, pour l'ensemble de son oeuvre, il intègre encore le Hall of Fame, sorte de panthéon lancé en 2021 qui intronise chaque année les plus grands joueurs passés par la Premier League. « Quand je suis parti de République tchèque, jamais je n'aurais pensé que je terminerais au Hall of Fame du meilleur Championnat du monde. Jamais. Ç'a été un moment très spécial pour moi. »
Une carrière de coach à l'étude
Dunkerque aurait pu en vivre un autre avec lui. En 2024, il reçoit un appel de Christophe Lollichon, coach des gardiens dans le club du nord de la France, en Ligue 2. « Je décroche, il me dit : "Qu'est-ce que tu fais ?" Il voulait que je le rejoigne pour une pige de quelques mois. Mais j'avais arrêté ma carrière à cause de ma cheville droite et de mon talon. Je ressentais pas mal de douleurs et je ne me voyais pas revenir sans être à 100 %. J'ai refusé. Mais il a tenté. (Sourire.) » Le projet futur est ailleurs. Sur un banc de touche. « Ça me plairait d'avoir la responsabilité d'une équipe. »
Avec déjà des idées de jeu bien précises en tête. Sans surprise. « La grande mode, c'est de partir de derrière et faire des passes. Mais toutes les équipes ne savent pas le faire. J'en vois faire des passes sans s'arrêter, faire peur à leurs supporters avec des ballons qui repassent derrière et ne rien créer pendant quinze minutes, même pas passer leur moitié de terrain. Il ne faut pas avoir peur de casser des lignes, lancer en profondeur, mettre des longs ballons, gagner des duels dans les airs. Il faut être adaptable et ne pas vouloir gagner avec un seul style de jeu. Si vous regardez Guardiola, il ne se contente pas de faire cinquante passes, il y a des longs ballons, des ballons courts, des passes en profondeur, ils utilisent les espaces. »
Retrouvez tous les articles issus de France Football
Et Cech de poursuivre : « La beauté du foot, c'est aussi les différences que proposent les joueurs. Et ce sont eux qui sont sur le terrain. Vous ne pouvez pas gérer un Lionel Messi, un Cristiano Ronaldo, un Andrés Iniesta sur le côté avec une manette de PlayStation pour leur faire faire ce que vous voulez. Ce sont des joueurs qui savent lire le jeu, qui savent ce qu'il faut faire et il faut aussi leur faire confiance. » Titulaire d'une licence A, le gardien prévoit de passer la licence UEFA pro pour appliquer ses idées. Et ajouter un nouveau diplôme à son impressionnant CV.
Petr Cech a remporté une Ligue des champions en 2012 avec Chelsea, décroché un doctorat à l'université de Rome et devancé Zinédine Zidane au classement du Ballon d'Or 2005. Mais son rêve d'enfant était de devenir hockeyeur. En 2019, alors âgé de 37 ans, son voeu a été exaucé : le gardien de but tchèque a chaussé les patins et disputé un match de l'élite britannique.
On a tous déjà croisé ce type capable de réussir dans tous les domaines sans jamais forcer, à l'aise partout, tout le temps, peu importe la difficulté de l'exercice. On a croisé Petr Cech début février, bonhomme d'1,96 m câblé pour faire tomber à lui seul tous les clichés lourdingues balancés sur le dos des footeux.
L'ancien gardien de Rennes, Chelsea ou Arsenal reçoit à l'heure dans ses bureaux modernes du sud de Prague, accueille avec une poignée de main franche, un sourire sincère et laisse le choix de la langue pour la discussion. « On se parle en français ou en anglais, c'est comme vous voulez. » Sympa, en plus. On penche pour le français, le risque est inutile, surtout avec lui. « Aucun problème. » Aucun problème non plus pour lancer une conversation en allemand ou en espagnol, deux langues aussi bien maîtrisées que les autres par le Tchèque, si besoin.
« J'ai toujours adoré apprendre les langues étrangères. Ça permet aussi de comprendre les cultures des pays. En France, vous avez plein d'expressions intraduisibles. Connaître le français m'a permis de saisir votre humour, vos métaphores, votre culture en général, ça m'a permis de mieux intégrer les choses. » Le français est appris à son arrivée à Rennes en 2002 avec un professeur particulier et devant la télévision, le soir après l'entraînement, avec la série Friends (en VF).
« Il était impensable que je ne fasse rien. Déjà pour l'intégration, c'est indispensable dans un club ou dans un pays. Je voulais pouvoir me débrouiller quand j'allais faire mes courses ou ce genre de choses. J'avais aussi besoin de connaître les personnalités de mes coéquipiers pour mieux m'intégrer. Quand on parle leur langue, ils s'ouvrent forcément plus. »
Mais l'envie d'apprendre les langues va bien plus loin encore. « Un gardien doit absolument pouvoir parler avec ses partenaires. Je devais maîtriser les expressions pour leur transmettre des consignes très précises, et cela partout où je suis passé. » En 2005, à Chelsea, il apprend l'espagnol tout seul pour communiquer avec le défenseur basque Asier Del Horno, tout juste débarqué de l'Athletic Bilbao et incapable d'aligner trois mots d'anglais.
Toute l'actualité du Ballon d'Or
« Je suis allé voir José Mourinho, notre coach, pour qu'il me donne des phrases basiques d'espagnol pour commencer et j'ai poursuivi chez moi sur ma Nintendo DS avec un jeu qui s'appelait My Coach. J'ai poursuivi avec un livre de grammaire que j'avais acheté et j'ai fait une combinaison de tout ce que j'avais intégré et je me suis mis à parler espagnol. »
Titulaire d'un MBA, un Master of Business Administration, un diplôme d'études supérieures dans le domaine du marketing, des finances, des ressources humaines et du management, décroché au Longford International College en Irlande après sa retraite, l'ancien gardien de Chelsea prolonge sa vie d'étudiant depuis plusieurs mois, à distance dans une université de Rome en Italie, avec un doctorat travaillé sur le thème de la durabilité du modèle économique de la Ligue des champions.
« Je ne voulais pas continuer après mon MBA. J'avais 40 ans, les études demandent beaucoup de temps, mais mon superviseur m'a encouragé à poursuivre à la suite de mes excellents résultats. Je n'avais pas encore d'idée précise à ce moment-là, mais le projet de la Superligue est sorti et m'a donné envie de travailler sur le sujet. Alors, j'ai fini par accepter. Je devrais avoir terminé l'été prochain. »
Pour ajouter un diplôme de plus au MBA et au baccalauréat, passé en candidat libre pendant son séjour à Chelsea. « Ça servira toujours. » Dans le milieu, le bonhomme traîne la réputation d'être une grosse tête. Pendant sa jeunesse, il passe un test de QI sur la demande de ses professeurs d'école élémentaire. Résultat ? 158, comme moins de 1 % de la population mondiale. Pendant son séjour en Angleterre, un autre test confirme le résultat et le statut de haut potentiel intellectuel.
« Mes enfants ont voulu m'en faire passer un nouveau sur internet récemment, et ça avait quand même bien baissé. (Sourire.) J'avais eu 135. » Entre deux bouquins de révisions, l'ancien gardien de 43 ans partage son calendrier entre Londres, sa ville de résidence, et Prague, passe du temps dans les locaux de l'entreprise The Playbook House, société active dans l'organisation d'événements sportifs et d'activités de loisirs, donne des coups de main à la Fédération tchèque avec quelques séminaires ou master class proposés pendant l'année, donne surtout de son temps à ses enfants, sa priorité.
« J'ai joué au football chez les professionnels pendant vingt ans et je dépendais de quelqu'un. On nous disait toujours quoi faire et quand le faire. Là, je peux enfin faire ce que je veux. J'en profite pour emmener mes enfants à l'école, au sport, passer du temps avec eux. Je suis le maître de mon temps, plus flexible. » Il peut même se lancer dans un projet improbable dans l'esprit de beaucoup.
Hockeyeur et batteur avec les musiciens de McCartney
Petit, le natif de Plzen aime le hockey sur glace « plus que tout », son idole s'appelle Dominik Hasek, gardien tchèque considéré comme l'un des meilleurs de tous les temps. « Je voulais absolument en faire et lui ressembler, mais on était quatre enfants et mes parents, au temps du communisme, n'avaient pas les moyens de m'acheter tout l'équipement de gardien. Ça coûtait beaucoup trop cher. Alors, mon père m'a emmené essayer le football, j'ai fait quelques entraînements, ça m'a plu et je suis resté. Je crois que c'était une bonne décision. (Rires.) »
Mais le garçon ne lâche jamais l'affaire, malgré le début de carrière dans le ballon rond. L'hiver, il profite des longues trêves pour patiner sur les lacs gelés et les patinoires de la capitale tchèque. Après sa carrière, il partage encore quelques entraînements avec un club de hockey londonien « pour faire du renforcement, travailler sur la réactivité et la coordination oeil-main et stimuler le cerveau de manière différente ».
Avant de réaliser son rêve de gamin. Après avoir pris sa retraite, en 2019, il signe, à 37 ans, avec les Guildford Phoenix (D2 amateurs, l'équivalent de la Quatrième Division anglaise). Il enchaîne un cran au-dessus avec les Chelmsford Chieftains puis avec les Oxford City Stars, formation avec laquelle il réalise un match à 62 arrêts, sur 64 tentatives, un record !
Ces bonnes performances lui ouvrent durant quelques semaines les portes des Belfast Giants, équipe nord-irlandaise pensionnaire de l'élite britannique. Dans un premier temps pour faire le nombre. « J'étais venu faire un match de charité avec eux, et on avait gardé contact. Quand ils m'ont appelé pour me proposer de rejoindre le groupe après toutes ces blessures, je n'ai pas hésité. »
Le Tchèque gagne même le droit d'entrer le temps d'un match, pour battre le Glasgow Clan (5-1) et devenir le premier joueur de football professionnel à disputer un match de hockey de l'élite. « C'était extraordinaire. La patinoire était pleine, ça allait très vite, c'est assez irréel d'avoir eu cette opportunité. C'était un rêve. »
Un autre date de 2019. Gros joueur de batterie, il se produit devant 15 000 personnes avec les musiciens de l'ancien Beatle Paul McCartney, lors d'un festival de musique à Prague. « J'adore cet instrument. Je pars bientôt au Canada enregistrer quelque chose avant la Coupe du monde. Pendant ma carrière, la batterie m'a appris à utiliser mes quatre membres de différentes manières. Vous devez trouver un moyen de coordonner vos mouvements et, une fois que vous avez programmé votre cerveau pour cela, cela vous aide même à vous coordonner pour le football. J'ai appris beaucoup de choses avec cet instrument. » Intellectualiser les choses. Toujours.
Fracture du crâne et port du casque
Pendant toute sa carrière, Petr Cech met son cerveau au service de son jeu. « C'est l'organe le plus important pour un joueur. L'instinct et le talent ne suffisent pas. Un bon gardien est celui qui va aller chercher des informations partout pour s'améliorer. » La preuve encore avec la finale de la Ligue des champions remportée aux tirs au but avec Chelsea face au Bayern Munich en 2012 (1-1, 4-3 aux t.a.b.). Habitué à tenir des notes sur les meilleurs attaquants d'Europe, il étudie à la vidéo avec son coach Christophe Lollichon, dans l'optique de la finale, tous les penalties tirés par les joueurs bavarois lors des cinq années précédentes.
« Les joueurs ont des habitudes qui s'apparentent presque à des réflexes. Ça m'a été très utile et on finit par gagner. On avait vécu une drôle de saison, avec des résultats compliqués en Championnat (6es) et des matches pas simples en Coupe d'Europe (Roberto Di Matteo avait remplacé André Villas-Boas en mars). On jouait cette finale dans le stade du Bayern, on avait des joueurs qui évoluaient blessés et on avait même perdu le tirage au sort pour le vestiaire. (Sourire.) Rien n'était de notre côté, mais on avait fini par s'imposer après avoir souvent échoué près du but dans cette compétition. C'est le meilleur souvenir de ma carrière. »
Le pire remonte au 14 octobre 2006. Sur une sortie dans les pieds, le gardien prend le genou de Stephen Hunt, l'attaquant de Reading, en pleine tête. Le bilan est lourd : fracture du crâne avec enfoncement. « Ma chance, c'est que l'accident s'est produit à Reading, qui a le stade le plus proche de l'hôpital d'Oxford, connu pour être spécialisé dans les blessures à la tête. Je suis arrivé vite sur place. Vingt minutes de plus et tout aurait pu être différent. » Traduction ? La mort ou l'impossibilité de remettre les crampons sur un terrain. Pendant plusieurs jours, le gardien ne se souvient de rien et souffre de grosses migraines.
« Il était pourtant hors de question que je change quoi que ce soit après l'accident. Je suis retourné dans les pieds des attaquants comme je l'avais toujours fait. Le seul changement, c'était ce casque. » Condition indispensable imposée par les médecins pour reprendre sa carrière. « J'aurais préféré jouer sans, mais c'était impossible. Pour mon premier match avec, j'avais l'impression que ma tête allait exploser avec le bruit. Les 50 000 spectateurs qui chantaient me procuraient une sensation de bourdonnement horrible. »
Le gardien réapprend à entendre, à se déplacer, à regarder. Presque un nouveau départ. « Il y a des récepteurs sous les cheveux, mais avec le casque je ne sentais rien. Je ne savais pas s'il y avait quelqu'un derrière moi. Je devais toujours me retourner, ce qui changeait ma compréhension de l'espace. Ce n'était pas simple. Je n'aimais pas jouer avec. »
Avec lui, la difficulté est l'occasion d'un nouveau progrès. En 2017, il entre dans l'histoire avec une apparition officielle dans le Livre Guinness des Records. En 443 matches dans le Championnat anglais, le gardien en cumule 202 sans encaisser le moindre but. Malgré le casque. En 2023, pour l'ensemble de son oeuvre, il intègre encore le Hall of Fame, sorte de panthéon lancé en 2021 qui intronise chaque année les plus grands joueurs passés par la Premier League. « Quand je suis parti de République tchèque, jamais je n'aurais pensé que je terminerais au Hall of Fame du meilleur Championnat du monde. Jamais. Ç'a été un moment très spécial pour moi. »
Une carrière de coach à l'étude
Dunkerque aurait pu en vivre un autre avec lui. En 2024, il reçoit un appel de Christophe Lollichon, coach des gardiens dans le club du nord de la France, en Ligue 2. « Je décroche, il me dit : "Qu'est-ce que tu fais ?" Il voulait que je le rejoigne pour une pige de quelques mois. Mais j'avais arrêté ma carrière à cause de ma cheville droite et de mon talon. Je ressentais pas mal de douleurs et je ne me voyais pas revenir sans être à 100 %. J'ai refusé. Mais il a tenté. (Sourire.) » Le projet futur est ailleurs. Sur un banc de touche. « Ça me plairait d'avoir la responsabilité d'une équipe. »
Avec déjà des idées de jeu bien précises en tête. Sans surprise. « La grande mode, c'est de partir de derrière et faire des passes. Mais toutes les équipes ne savent pas le faire. J'en vois faire des passes sans s'arrêter, faire peur à leurs supporters avec des ballons qui repassent derrière et ne rien créer pendant quinze minutes, même pas passer leur moitié de terrain. Il ne faut pas avoir peur de casser des lignes, lancer en profondeur, mettre des longs ballons, gagner des duels dans les airs. Il faut être adaptable et ne pas vouloir gagner avec un seul style de jeu. Si vous regardez Guardiola, il ne se contente pas de faire cinquante passes, il y a des longs ballons, des ballons courts, des passes en profondeur, ils utilisent les espaces. »
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Et Cech de poursuivre : « La beauté du foot, c'est aussi les différences que proposent les joueurs. Et ce sont eux qui sont sur le terrain. Vous ne pouvez pas gérer un Lionel Messi, un Cristiano Ronaldo, un Andrés Iniesta sur le côté avec une manette de PlayStation pour leur faire faire ce que vous voulez. Ce sont des joueurs qui savent lire le jeu, qui savent ce qu'il faut faire et il faut aussi leur faire confiance. » Titulaire d'une licence A, le gardien prévoit de passer la licence UEFA pro pour appliquer ses idées. Et ajouter un nouveau diplôme à son impressionnant CV.
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J'ai longtemps été en classe avec Onya Opota. Même qu'on était copains. Il a ete joueur professionnel de Volley, et il a joué en équipe de France.
À l'école, c'était déjà un phénomène athlétique. Il courait vite, sautait haut et loin. En 6ème, les seuls sports où je me mesurais à lui c'était la natation (il ne savait pas nager) et le volley (il n'en avait jamais fait).
Et en classe, bien que parfois turbulent, c'était un élève sérieux, souvent dans le top 5.
Et ce alors qu'ils vivaient à 6 dans un petit appartement, avec seulement leur mère (le père était resté au Zaïre). Tous les frères et soeur ont bien réussi à ma connaissance.
Quand il a pris sa retraite de volleyeur, il a repris ses études et a fait une thèse en biologie.
À l'époque j'étais trop jeune pour me rendre compte d'à quel point il était impressionnant. Mais quel bonhomme !
À l'école, c'était déjà un phénomène athlétique. Il courait vite, sautait haut et loin. En 6ème, les seuls sports où je me mesurais à lui c'était la natation (il ne savait pas nager) et le volley (il n'en avait jamais fait).
Et en classe, bien que parfois turbulent, c'était un élève sérieux, souvent dans le top 5.
Et ce alors qu'ils vivaient à 6 dans un petit appartement, avec seulement leur mère (le père était resté au Zaïre). Tous les frères et soeur ont bien réussi à ma connaissance.
Quand il a pris sa retraite de volleyeur, il a repris ses études et a fait une thèse en biologie.
À l'époque j'étais trop jeune pour me rendre compte d'à quel point il était impressionnant. Mais quel bonhomme !
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.
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- dandyboh
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Mon cousin a été au collège avec Olivier Giroud. Il était grand et athlétique et beau gosse et toutes les filles étaient amoureuses de lui. Du coup il se la pétait grave 
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Il a un bac S je crois. C'est pas non plus un doctorat 
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.
- Kek-de-Mars
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- Captain_Eraclés
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Non mais "beau gosse" au collège, souvent il suffisait d'être bien habillé...
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@Kek-de-Mars
Merci pour l'article sur Petr Cech.
20 ans après son passage au stade Rennais ,y'a pas un supporter qu'il l'a oublié.Il était adoré a Rennes.
Sacrée carrière ce gardien !
Parler 5 langues c'est pas donné a tout le monde,encore plus rare chez un sportif de haut niveau.
Neymar 4 ans en France et il connait même pas 50 mots en français^^

Merci pour l'article sur Petr Cech.
20 ans après son passage au stade Rennais ,y'a pas un supporter qu'il l'a oublié.Il était adoré a Rennes.
Sacrée carrière ce gardien !
Parler 5 langues c'est pas donné a tout le monde,encore plus rare chez un sportif de haut niveau.
Neymar 4 ans en France et il connait même pas 50 mots en français^^

- Kek-de-Mars
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Je crois que même Ribery y arrive... Celle qu'il maitrise le moins, c'est le Français je crois!
Par contre, moi, j'ai une aversion pour les langues étrangères...
- Captain_Eraclés
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Très clairement dans mes gardiens favoris, je l'ai aimé partout où il est passé. Si je devais faire mon top 5 gardiens de tous les temps :
1 - Cech
2 - Kahn
3 - Van Der Sar
4 - Barthez
5 - Casillas
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Je pense que je mettrais Buffon, Neuer et Courtois dans un top 5.
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
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Pas de Buffon, de Schmeichel, de Van der Sar, de Courtois ou de Neuer ?Captain_Eraclés a écrit : ↑02 avr. 2026 20:00Très clairement dans mes gardiens favoris, je l'ai aimé partout où il est passé. Si je devais faire mon top 5 gardiens de tous les temps :
1 - Cech
2 - Kahn
3 - Van Der Sar
4 - Barthez
5 - Casillas
Barthez, je le trouve surcôté face à tous ceux là. En France, je lui préfère Lloris, voire Lama et Coupet.
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Il a mis Van der sar.
Barthez est peut etre pas top 5 all time toutes nations confondues mais il est tout de même au dessus de tous les français que tu as cité.
Barthez est peut etre pas top 5 all time toutes nations confondues mais il est tout de même au dessus de tous les français que tu as cité.
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Oui j'ai lu trop vite
Au niveau du palmarès, oui, Barthez est au dessus (encore que pour Lloris il manquait juste l'Euro 2016), au niveau du talent pur, non, je trouve pas. Beaucoup se demandent ce qu'aurait donné la cdm 2006 avec Coupet dans les buts en finale, par ex. Lama était spectaculaire (et avec une meilleure détente, pour moi), Lloris a porté haut l'Edf (malgré un but malencontreux en finale de cdm, c'est dommage on retiendra surtout sa boulette mais faut voir tout ce qu'il a sauvé aussi)
Au niveau du palmarès, oui, Barthez est au dessus (encore que pour Lloris il manquait juste l'Euro 2016), au niveau du talent pur, non, je trouve pas. Beaucoup se demandent ce qu'aurait donné la cdm 2006 avec Coupet dans les buts en finale, par ex. Lama était spectaculaire (et avec une meilleure détente, pour moi), Lloris a porté haut l'Edf (malgré un but malencontreux en finale de cdm, c'est dommage on retiendra surtout sa boulette mais faut voir tout ce qu'il a sauvé aussi)
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Touche pas à mon BARTHEZ, c'est lui qui nous donne la coupe d'Europe en 1993. Donc lui, c'est numéro 1 mec!Killvan a écrit : ↑02 avr. 2026 21:25Pas de Buffon, de Schmeichel, de Van der Sar, de Courtois ou de Neuer ?Captain_Eraclés a écrit : ↑02 avr. 2026 20:00Très clairement dans mes gardiens favoris, je l'ai aimé partout où il est passé. Si je devais faire mon top 5 gardiens de tous les temps :
1 - Cech
2 - Kahn
3 - Van Der Sar
4 - Barthez
5 - Casillas
Barthez, je le trouve surcôté face à tous ceux là. En France, je lui préfère Lloris, voire Lama et Coupet.


