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lessthantod
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Message par lessthantod »

Ce week-end, je suis allé voir La Fin d'Oak Street ...

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La Fin d'Oak Street est le dernier film en date de David Robert Mitchell, un réalisateur que j'aime beaucoup, surtout pour It Follows (2014) dont j'attend impatiemment la suite They Follow prévue pour 2027. Mais entre-temps, il s'est attelé à ce projet de science-fiction "familial" et avec des dinosaures, dont le budget est estimé à 85 millions, soit 85 fois plus que pour It Follows. C'est dire si la pression est grande sur les épaules du réalisateur, surtout que c'est un projet qui semble lui tenir à cœur. J'imagine que, tout comme moi, David Robert Mitchell est un enfant des années 80. Ce n'est donc pas un hasard si dans La Fin d'Oak Street les évènements se déroulent durant les années 80, certainement pour raviver la nostalgie qui sommeil en nous, avec les nombreuses références au cinéma de Steven Spielberg (Jurassic Park et Le Monde Perdu) et des productions Amblin (Retour vers le Futur et Les Gremlins pour n'en citer que deux). La société de production Bad Robots de J.J. Abrams est d'ailleurs rattachée au projet, sachant que le petit Abrams est l'un des plus grands admirateurs de tonton Spieberg.

Dans La Fin d'Oak Street, on va suivre la famille Platt, la mère Denise (Anne Hathaway), le père Greg (Ewan McGregor) et les deux enfants Audrey (Maisy Stella) et Brian (Christian Convery), qui en apparence semblent former une famille modèle ... mais seulement en apparence. On sent bien que qu'il y a des tensions entre Denise qui se sent insatisfaite (elle s'essaie à l'écriture d'un roman) et Greg qui accumule les petits boulots (livreur de pizzas) et boit en cachette. Quant à Brian, le jeune fiston, il semble être quelque peu turbulent. Sans oublier le chien Starbuck qui fait des siennes dans le jardin du voisin casse-pied (PJ. Byrne). Mais quant est-il d'Audrey, me direz-vous ? Rien de particulier, si ce n'est qu'elle semble se questionner sur son orientation sexuelle, étant attirée par la nouvelle voisine prénommée Jeanette (Jordan Alexa Davis). Mais le fond du problème est ailleurs, puisqu'ils devront tous s'unir, le chien y compris, pour faire face à des dinosaures. En effet, tout le quartier dans lequel ils résident va se voir transporté à l'époque du Trias/Jurassique, il y a plus de 200 millions d'année. Du jour au lendemain, ils devront donc survivre dans un milieu hostile, tant bien même qu'ils puissent se cacher dans leur maison et au milieu de leurs voisins.

La Fin d'Oak Street est une véritable madeleine de Proust, du cinéma d'avant comme on en fait presque plus, ou tout du moins une tentative du cinéma d'avant. Les hommages aux films et la musique du début des années 80 font irrémédiablement sourire. Le film aurait pu sortir tel quel dans les années 80/90, si ce n'est les effets spéciaux calibrés années 2020. A de rares exceptions prés, les CGI sont bien gérés. Les dinosaures sont très réalistes et possèdent même des plumes. Maintenant on le sait, beaucoup d'entre eux avaient un certain degré de plumes. J'apprécie également cette approche plus intimiste de la part de David Robert Mitchell, avec cette petite famille au bord de la crise de nerfs, que les conséquences d'une menace d'ampleur mondiale vont amené à devoir se ressouder.

David Robert Mitchell ne délaisse pas pour autant le côté jouissif d'avoir des dinos à l'écran. On a de très beaux plans séquences où les dinosaures chassent les humains et certaines mises à mort sont bien sanglantes, plus sanglantes que ce qu'on a l'habitude de voir dans la saga Jurassic Park. De plus, il gère très bien le rythme et les espaces. Il sait ménager le suspense et prend son temps avant de nous plonger dans l'action. Il faut attendre une bonne demie heure avant de voir le premier dinosaure et les première gouttes de sang, mais à partir de ce moment là, ça monte crescendo dans l'horreur ...
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Il est fort à parier que beaucoup de spectateurs vont tiquer sur la fin du film en mode happy-end qui sent bon les productions Amblin des années 80 ...
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La Fin d'Oak Street est certes imparfait (deux ou trois paradoxes temporels et un happy-end totalement forcé), mais très divertissant et, je trouve, plus riche qu'il n'y paraît à première vue. Personnellement, je l'ai abordé comme le récit d'une famille dysfonctionnelle que les conséquences d'une catastrophe de grande ampleur vont pousser à faire front commun, tout en tentant de se reconstruire. Mention spéciale à Anne Hathaway qui est vraiment excellente en mère courage qui refuse de subir son quotidien de plus en plus étouffant. Bref, avec La Fin d’Oak Street, David Robert Mitchell propose une expérience originale et tendue qui prouve qu’il est encore possible de raconter des histoires de dinosaures en dehors des grandes franchises.

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Gringos10
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Message par Gringos10 »

J'ai adoré (et vu 3 fois au ciné) it follows, donc je vais m'empresser de regarder ce oak street!
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lessthantod
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Message par lessthantod »

It Follows ça a été une énorme claque pour moi. En comparaison, La Fin de Oak Street est juste sympathique.

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

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- "Je n'ai rien oublié", réalisé par Bruno Chiche, sorti en 2010 -

Le pitch : Conrad Lang est l'homme à tout faire d'une riche famille. Il y a été élevé comme le frère de Thomas le fils de la famille qui a le même âge que lui. Conrad met accidentellement le feu à la grande maison de vacances dont il était le gardien. Il revient alors dans la ville de son enfance, à la résidence familiale le jour du mariage de Philippe (fils de Thomas) et de Simone. Les troubles de mémoire et de comportement répétés de Conrad révèlent rapidement une maladie neurologique (la maladie d'Alzheimer), ce qui amène Elvira, la belle-mère de Thomas, à l'installer avec une garde-malade dans la maison d'ami de la résidence.

Question cohérence, j'ai trouvé ça très très limite. Après, j'ai peut-être pas bien compris le truc car c'était assez bordélique à suivre. Je ne comprends pas bien les motivations d'Elvira. Mais bref, j'ai trouvé le film sympa car il traite un peu d'Alzheimer, une maladie qui a fait des ravages dans ma famille et dont j'ai été témoin de près... Juste pour ça, j'ai été intrigué et ému. Dommage que l'intrigue soit si tirée par les cheveux et que les facilités scénaristiques s'enchaînent un peu trop à mon goût : "je fais un footing dans la ville et hop, je tombe sur la bonne personne... Je sors boire un coup et hop, je tombe sur ce qu'il faut !"

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater El Reino ...

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Sorti en 2018 et réalisé par Rodrigo Sorogoyen, El Reino est un thriller politique se déroulant en Espagne. El Reino signifie "le règne" français, à savoir le règne d'hommes politiques qui ne s'avèrent pas très honnêtes pour le moins qu'on puisse dire. De Rodrigo Sorogoyen, je n'avais vu jusqu'à présent que ses deux derniers films sortis au cinéma, As Bestas (2022) et L’Être aimé sorti cette année. J'ai donc voulu rattraper mon retard et découvrir le reste de sa filmographie. Et c'est El Reino qui a attiré mon attention en premier. Aprés, j'enchainerai après avec Madre (2019), c'est en tout cas ce que j'ai prévu de faire. Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, à savoir El Reino, on va se rendre compte que le thriller politique se transforme très vite en véritable film de gangsters.

Dans El Reino, on va suivre les aventures de Manuel Lopez Vidal (Antonio de la Torre), un homme politique espagnol qui va être accusé (et à raison) de corruption. A partir de ce moment là, son parti politique le lâche complètement, l'invitant même à s'exiler en Argentine le temps que l'affaire retombe un peu. C'est la douche froide pour Manuel qui se voyait succéder au chef du parti José Luis Frías (Josep Maria Pou). C'est le fusible qui doit sauter pour sauver le parti, seulement voilà, Manuel ne l'entend pas de cette façon. Ce n'est pas un homme qui se laisse abattre si facilement, il va donc tout mettre en œuvre pour se faire entendre. Son orgueil aidant, il va se battre pour sa famille et surtout pour lui, afin de ne pas perdre tout ce qu'il a durement (et mal) acquis.

Le gros point fort du film réside dans sa mise en scène et son montage et ça on le doit au travail de Rodrigo Sorogoyen qui est décidément un réalisateur très talentueux. Il dirige ses acteurs comme s'il s'agissait de gangsters. Sa mise en scène est très stylisée, avec de nombreux plans séquences, un peu à la manière de Scorsese ... mais un Scorsese dopé à la testostérone. Le film va à mille à l'heure et on a pas le temps de souffler une seule seconde. C'est assez classique sur le fond, mais alors sur la forme c'est très surprenant. Et si l'histoire n'est pas très au originale, la manière dont c'est raconté l'est complètement. La mise en scène colle parfaitement à chaque situation pour nous faire entrer dans la tête de Manuel ...
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On ressent pleinement la tension, la peur et la colère qui submerge Manuel, au point où on en viendrait presque à le trouver sympathique, tant bien même que ce soit une véritable crapule. Et si on l'avait oublié, la dernière scène du film nous le rappelle douloureusement ...
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El Reino est un film très nerveux et bavard, parfois un peu trop nerveux et bavard. Je ne vous cacherai pas que j'ai parfois eu du mal à suivre tellement la réalisation en deviendrait presque "clipesque". Et puis, les dialogues fusent à une vitesse très élevée, ne nous laissant pas toujours le temps de bien suivre la conversation. Mais tout ça, c'est bien peu de défauts face aux grandes qualités du film. (7.5/10)

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Souvenirs de Marnie ...

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Sorti en 2015 et réalisé par Hiromasa Yonebayashi, Souvenirs de Marnie est l'un des derniers films d'animation produits par les studios Ghibli. Le film est adapté du roman When Marnie Was There de l'écrivaine britannique Joan G. Robinson. Quant à Hiromasa Yonebayashi, il est bien connu au sein des studios Ghibli, puisqu'il a réalisé pour eux Arrietty Le Petit monde des Chapardeurs, un Ghibli que je considère comme très mineur. Par la suite, il a rejoint les studios Ponoc pour réaliser Mary et la Fleur de la sorcière, un film d'animation fortement inspiré des œuvres d'Hayao Miyazaki, pas très original mais fort sympathique. C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis lancé dans le visionnage de ce Souvenirs de Marnie, même si les retours que j'ai lu étaient assez élogieux. Et en effet, ce Souvenirs de Marnie est vraiment une très bonne surprise, bien meilleur qu'Arrietty en tout cas.

Solitaire, renfermée et qui plus est, souffrant d'asthme, Anna est une jeune adolescente qui ne semble pas être très épanouie. Ses parents adoptifs l'envoient chez sa tante et son oncle pour respirer l'air de la campagne. Ils espèrent ainsi qu'elle retrouvera le sourire et qui sait, se faire de nouveaux amis de son âge. Nous sommes en été, il fait beaux, la nature est florissante et surtout il y a un petit lac qui attire tout de suite l'attention d'Anna. Or, de l'autre côté du lac, il y a une grande et belle demeure semble-t-il abandonnée. En se rendant à la demeure, lors de la marée basse, elle y rencontre une jeune fille prénommée Marnie qui est le parfait sosie de Candy (grands yeux bleus et chevelure blonde en cascade).

Le temps d'un été, une histoire d'amitié va alors naitre entre les deux jeunes filles, sauf que voilà, Marnie ne se manifeste que durant les rêves d'Anna. Anna s'est-elle inventée une amie imaginaire pour surmonter son mal-être ? La réponse, vous ne l'aurez qu'à la fin du film, mais je vous garantis que cela valait le coup d'attendre. Car oui, sachez-le, le film prend son temps et je ne vous cacherai pas qu'il y a certaines longueurs durant la première heure, mais sur la dernière demi-heure tout s'accélère et la finalité sera à la hauteur de notre patience.

Quand arrive la révélation finale, que moi personnellement je n'ai pas vu venir, on est très agréablement surpris. Tout le flou qui entoure le personnage de Marnie disparaît alors. C'est très beau et surtout, tout prend son sens. Moi qui craignais une explication un peu tirée par les cheveux ... hé bien pas du tout. C'est très logique et surtout c'est très touchant. La conclusion est magnifique, ce qui valide toute la construction narrative de la première heure ...
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Le mélange des tons, entre réalisme et onirisme, est très réussi. Et production Ghibli oblige, sur la forme c'est magnifique. C'est du Ghibli, c'est donc une animation traditionnelle, du "fait-main". Les desseins sont très colorés et ça fourmille de petits détails en arrière plan. On a le droit à une succession de tableaux naturalistes, avec la forêt, le lac et la grande demeure. La demeure justement, que ce soit le jour ou la nuit, elle est magnifique.

Généralement, les meilleurs Ghibli sont ceux réalisés par Isao Takahata et Hayao Miyazaki, mais ce Souvenirs de Marnie de Hiromasa Yonebayashi fait exception. Il se hisse sans problème parmi les meilleurs Ghibli, peut-être pas au niveau des meilleurs œuvres des deux maîtres, mais dans mon top 10 Ghibli assurément (probablement entre la 8ème et la 10ème place).

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Captain_Eraclés
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Message par Captain_Eraclés »

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Année : 1984
Actrice principale : Linda Blair (l'exorciste)


Contexte : Il était déjà 22h30 et je voulais un film d'action des années 80, pas trop long et où l'on puisse poser son cerveau à côté du canapé. Là je tombe sur cette affiche type "Streets of Rage" la permanente et les boobies en bonus, et ce pitch "pour assouvir sa vengeance, elle est prête à tout... même à plus !" . C'est parti, j'ai mon film !


Et là, cette purge, mais cette purge ! Si "Savage Street" (Les rues de l'enfer) pouvait être considéré comme "médiocre" en VO, en VF c'est la ca-ta-strophe ! Ca traine à se mettre en route, des scènes inutilement longues, un jeu d'acteur ridicule (VF à son prime) et des situations improbables voire inimaginables en lieux publics... La seule chose sur laquelle on ne m'a pas menti, c'est la fréquence et la qualité des boobies (la première qui apparait sous la douche frôle la perfection). Pis aller, ajoutons quelques musiques sympathiques tout de même.
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Message par Gringos10 »

wiiwii007 a écrit :
19 août 2026 22:08
[Mais bref, j'ai trouvé le film sympa car il traite un peu d'Alzheimer, une maladie qui a fait des ravages dans ma famille et dont j'ai été témoin de près... Juste pour ça, j'ai été intrigué et ému.
Regarde plutôt "n'oublie jamais", très beau film sur le sujet.
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Message par Urbinou »

C’est plus une bande annonce, c’est un résumé !

Je trouvais le dessin de l’affiche bien nase, mais non en fait c’est fidèle, c’est l’actrice qui a une tronche zarbi :lol:

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Captain_Eraclés
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Message par Captain_Eraclés »

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Là, j'ai passé un bon moment.

L'immersion et la tension géopolitique tout au long du film, tellement bien accompagnées par cette musique puissante ou ces longs silences. Les chœurs russes sur plusieurs minutes avec en fond un paysage naturellement froid, ou dans l'oppression metallique du sous-marin où la seule lumière perceptible est le clignottement des écrans et le seul son : La réverbération du sonar.
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Message par on-off »

Je valide, j'aime beaucoup ce film.
Si tu aimes les films de sous-marins je te recommande u-571 mais tu l'as peut-être déjà vu. Style très différent, mais bien mené. Il y a peu de films de sous marin, relativement peu, et peu de très bons.
La boutique du laser : Boutique v2 : plastique, métal, etc.
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Message par Antarka »

Super film. Qui m'a fait réaliser que je serais jamais sous-marinier. Sans dec' ça a beau être qu'un film de 2h, ça me rend déjà claustrophobe.
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Message par BeyondOasis »

on-off a écrit :
26 août 2026 18:30
Je valide, j'aime beaucoup ce film.
Si tu aimes les films de sous-marins je te recommande u-571 mais tu l'as peut-être déjà vu. Style très différent, mais bien mené. Il y a peu de films de sous marin, relativement peu, et peu de très bons.
En France on a le chant du loup qui est top

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Message par on-off »

Je l'ai vu (en salle) et bien apprécié aussi ! :super:
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Message par Ouais_supère »

Vous avez vu Das Boot ?

C'est la référence absolue, pour les sous-marins.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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Captain_Eraclés
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Message par Captain_Eraclés »

En film de sous-marin, j'ai vu :

Octobre rouge
Le chant du loup
Abyss

Et je ne connais pas du tout "Das Boot" :(


Edit : @on-off u-571, pas vu non plus...Et en plus y'a Matthew McConaughey que j'adore !
Je note :super:
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Ouais_supère
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Message par Ouais_supère »

Sinon au sujet d'Octobre Rouge j'avais écrit ça sur les réseaux cet été (j'en suis pas fier, j'ai juste la flemme de me paraphraser) :
Figurez-vous que malgré ma sympathie pour John McTiernan, et ma fascination pour les sous-marins, je n'avais jamais vu "A la poursuite d'Octobre Rouge".
Quelque chose me le faisait tomber des mains par avance.
Et c'est vérifié : j'en ai encore moins à branler qu'avant de le voir.

Je ne sais pas si c'est moi ou si c'est le film, mais je n'ai pas cru une seule seconde à ce qui s'y passe. Déjà je ne crois pas aux Américains qui jouent des Russes. Je crois pas aux Russes qui jouent des Russes dans les films américains. Et encore moins à Sean Connery qui joue qui que ce soit d'autre que James Bond (désolé...).
Les scènes de développement m'ont fait bailler, celles d'action lever les yeux au ciel.
J'y crois pas...
Déjà, je me sentais en sécurité dans ces sous-marins high tech. Or, ce que j'aime dans le principe même du sous-marin, c'est que malgré les trésors d'ingénierie déployés pour leur conception, ils naviguent dans la paume de la main de Mère Nature, qui peut à tout moment décider de la refermer. Violemment.
Et toutes les lumières rouge-urgence du monde ne m'ont pas fait ressentir ça dans l'Octobre Rouge.
Mais je suis content de l'avoir vu, au final, parce qu'il m'a encore plus donné envie de revoir Das Boot.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

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Message par Ouais_supère »

Captain_Eraclés a écrit :
26 août 2026 19:21

Et je ne connais pas du tout "Das Boot" :(
Je te le conseille, vraiment c'est un sacré morceau.

Déjà tu suis un U-boat allemand en pleine 2ème Guerre Mondiale, ça change, et ce décentrement, couplé à la séquence de fin (terrible) fait toucher du doigt l'absurdité de la guerre comme rarement.

Et pour le coup ce film te met en insécurité, tout le long, là où A la poursuite d'Octobre Rouge ne m'inquiète pas du tout, personnellement.
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Message par JonMadlaine »

Ah Savage Street, je l'avais regardé dans un petit marathon Linda Blair, un charme désuet certain que ce film de bad girls ! Genre déjà bien ringard à la sortie je pense... @Captain_Eraclés
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Moi je me suis fais un double programme John Carpenter avec Prince des Ténèbres et le Village de Damnés. Que dire sinon que c'est encore meilleur la deuxième fois, quel patron.

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Prince des Ténèbre est vraiment un film d'horreur curieux, unique dans son rythme même quand on en a vu des centaines. Je trouve que c'est un beau pendant à ce que Assaut sur le central 13 est au film d'action, une œuvre généreuse, posée, drôle et infiniment attachante.

Le village des Damnés est une autre ambiance baignée de nostalgie, même si on reste dans la fin du monde.

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Message par BeyondOasis »

Ouais_supère a écrit :
26 août 2026 19:45
Sinon au sujet d'Octobre Rouge j'avais écrit ça sur les réseaux cet été (j'en suis pas fier, j'ai juste la flemme de me paraphraser) :
Figurez-vous que malgré ma sympathie pour John McTiernan, et ma fascination pour les sous-marins, je n'avais jamais vu "A la poursuite d'Octobre Rouge".
Quelque chose me le faisait tomber des mains par avance.
Et c'est vérifié : j'en ai encore moins à branler qu'avant de le voir.

Je ne sais pas si c'est moi ou si c'est le film, mais je n'ai pas cru une seule seconde à ce qui s'y passe. Déjà je ne crois pas aux Américains qui jouent des Russes. Je crois pas aux Russes qui jouent des Russes dans les films américains. Et encore moins à Sean Connery qui joue qui que ce soit d'autre que James Bond (désolé...).
Les scènes de développement m'ont fait bailler, celles d'action lever les yeux au ciel.
J'y crois pas...
Déjà, je me sentais en sécurité dans ces sous-marins high tech. Or, ce que j'aime dans le principe même du sous-marin, c'est que malgré les trésors d'ingénierie déployés pour leur conception, ils naviguent dans la paume de la main de Mère Nature, qui peut à tout moment décider de la refermer. Violemment.
Et toutes les lumières rouge-urgence du monde ne m'ont pas fait ressentir ça dans l'Octobre Rouge.
Mais je suis content de l'avoir vu, au final, parce qu'il m'a encore plus donné envie de revoir Das Boot.
C'est notamment pour ce genre de retour que je suis content que tu aies réussi à retrouver ta voie jusqu'à nous sur les internets

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Message par on-off »

Das boot je l'ai vu mais il y a longtemps, je ne me souviens pas bien, j'étais gamin, il faudra re-tenter je pense.
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Message par on-off »

Bon ben j'ai réussi à voir les deux premiers Retour vers le futur (inclus au forfait Disney+ depuis cette semaine) avec femme et enfants, aucun des deux ne connaissant... bref. Que du bonheur à revoir, ça n'a pas mal vieilli (du tout) je trouve, c'est fun, pas prise de tête, bonnes musiques, bons acteurs, doublage au top (avec tout ce que ça implique de l'époque). Ca mérite son statut de films culte/iconique.

Je vais graver quelques Delorean ou convecteurs temporels... à coup sûr.
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Message par wiiwii007 »

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- "Raspoutine", réalisé par Josée Dayan, sorti en 2011 -

J'étais plutôt content de voir ce film car j'ai toujours été attiré par l'histoire de la Russie. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs... Après, je ne l'ai jamais étudiée concrètement (un peu plus lors du début de la guerre en Ukraine), mais j'aime le mythe autour du Tsar, de la famille Romanov, d'Anastasia, etc. Et bien sûr de Raspoutine.

Bref, content de le voir, mais j'ai vite déchanté... Tout d'abord à cause de mon fichier « FR uniquement », et donc avec un doublage comme j'aime pas (rien que ça, c'est mort). Mais aussi à cause de la réalisation, que j'ai trouvée plate, et de la narration peu convaincante. L'histoire semble pourtant être assez proche de ce que l'on sait du personnage. Je pense que ça aurait pu être bien mieux. Après, le doublage m'a peut-être trop sorti du film.

J'ai trouvé Raspoutine moyen.

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Message par BeyondOasis »

wiiwii007 a écrit :
30 août 2026 17:57
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- "Raspoutine", réalisé par Josée Dayan, sorti en 2011 -

J'étais plutôt content de voir ce film car j'ai toujours été attiré par l'histoire de la Russie. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs... Après, je ne l'ai jamais étudiée concrètement (un peu plus lors du début de la guerre en Ukraine), mais j'aime le mythe autour du Tsar, de la famille Romanov, d'Anastasia, etc. Et bien sûr de Raspoutine.

Bref, content de le voir, mais j'ai vite déchanté... Tout d'abord à cause de mon fichier « FR uniquement », et donc avec un doublage comme j'aime pas (rien que ça, c'est mort). Mais aussi à cause de la réalisation, que j'ai trouvée plate, et de la narration peu convaincante. L'histoire semble pourtant être assez proche de ce que l'on sait du personnage. Je pense que ça aurait pu être bien mieux. Après, le doublage m'a peut-être trop sorti du film.

J'ai trouvé Raspoutine moyen.
Ouais la chanson est meilleure

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wiiwii007
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Message par wiiwii007 »

::d C'est pas comparable mais...

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- "La Marque des anges", réalisé par Sylvain White, sorti en 2013 -

Et ben... C'était compliqué... La direction des acteurs est tellement aux fraises et les dialogues tellement clichés que c'est vraiment compliqué d'accepter ce qu'il se passe. Gérard Depardieu, JoeyStarr, Thierry Lhermitte et Hélène Noguerra, même combat. Pas un(e) pour rattraper l'autre.
Donc voilà, j'ai pris le film comme il venait, je l'ai suivi sans véritable intérêt. Ça m'a fait perdre un peu de temps de vie, je ne le remercie pas.

Pourtant, il n'est pas complètement nul, mais quand même un peu. Trop « téléfilm » pour moi.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Challengers ...

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Sorti en 2024 et réalisé par Luca Guadagnino, Challengers est un triangle amoureux se déroulant dans le domaine sportif, plus précisément dans le tennis. C'est un film sur le tennis, mais aussi et surtout sur l'amitié entre deux jeunes hommes qui est mise à rude épreuve par l'arrivée de l'égérie Zendaya. Le film va alors jouer sur la tension sexuelle, professionnelle et psychologique qui naît au sein du trio. Jusqu'à présent, de Luca Guadagnino, je n'avais vu (et beaucoup apprécié) que Call Me by Your Name et on peut dire que ce Challengers porte bien sa patte. Ici, le tennis n'est qu'un prétexte pour parler de désir, de passion et de complexité émotionnelle, le tout infusé de son style visuel unique qu'on pourrait qualifier de pop-art made in Italy. Et qui dit Luca Guadagnino, dit film orgasmique laissant la part belle à l'érotisme des sentiments et à la confusion des genres.

Dans Challengers, on va suivre l'évolution de ce "ménage à trois" sur treize ans, de 2006 lorsqu'ils avaient 18 ans, jusqu'en 2019 où ils ont désormais 31 ans. C'est donc à travers des flashbacks que l'on va découvrir la jeunesse de nos trois protagonistes, lorsqu'ils étaient de jeunes joueurs de tennis. Tous les trois évoluent alors en junior et ont le vent en poupe. Patrick Zweig (Josh O’Connor) dit "le feu" est le plus talentueux des deux jeunes hommes, mais insouciant et manquant de discipline. Art Donaldson (Mike Faist) dit "la glace" est certes moins talentueux et plus réservé, mais doté d'une volonté inébranlable. Quant à Tashi Duncan (Zendaya), elle est la petite prodige du tennis féminin en devenir et surtout, elle est très ambitieuse. Un jeu de séduction va alors démarrer entre eux trois, Patrick et Art se disputant pour obtenir les faveurs de Tashi.

Mais voilà, les années passent et c'est Art Donaldson qui s'en sort le mieux, c'est même le seul qui a véritablement réussi dans le tennis pro en remportant plusieurs tournois du Grand Chelem. Il y a tout de même un tournoi qui lui résiste, celui de l'US Open. Qui plus est, il sort de blessure et est en crise de confiance. Tashi quant à elle est devenue son épouse et son coach. Elle aurait pu devenir une très grande joueuse professionnelle, mais sa carrière a été arrêtée net sur blessure. Et puis nous avons Patrick qui végète au bas fond du classement ATP (bien au delà du top 100) et qui doit lutter pour accéder aux tournois du Grand Chelem. C'est pourquoi il s'inscrit au tournoi Challenger (d'où le titre du film) pour essayer d'obtenir une invitation pour les qualifications de l'US Open 2019. Il va y rencontrer Art qui bénéficie d'une wild card. C'est Tashi qui l'a convaincu d'y participer pour se refaire la cerise et engranger une maximum de confiance avant l'US Open. Les deux anciens amis qui s'étaient quittés treize ans plus tôt, vont se retrouver pour une finale aux enjeux qui vont bien au delà du domaine du sport.

Luca Guadagnino a choisi une narration non linéaire pour aborder son sujet et ça tombe bien, car moi j'adore les films qui usent et abusent de ce type de procédé. Alors certes, on est parfois un peu paumé, mais c'est ce qui donne tout son sel au récit. On est sans cesse baladé entre le moment présent (la finale du tournoi Challenger) et treize avant, puis neuf ans avant, puis la veille de la finale, puis la semaine avant le tournoi ... et c'est au spectateur de remettre en place les différentes pièces du puzzle. Le fil rouge du récit, c'est donc cette finale entre art et Patrick, les deux anciens amis maintenant devenus rivaux, rivaux sur et en dehors des courts de tennis. Car au centre de cette rivalité, il y a bien sûr Tashi. Elle est d'ailleurs au milieu de la tribune, à hauteur du filet, portant son regard tour à tour sur Art ou Patrick en fonction des échanges.

Challengers c'est avant tout une histoire d'amitié entre deux jeunes hommes qui se complètent bien (le feu et la glace). Ils se connaissent depuis l'âge de douze ans (l'anecdote sur les dortoirs), jouent ensemble en double et sont très complices dans la vie. On est à l'extrême limite de la bromance. Mais voilà qu'ils tombent amoureux de la même fille et la rivalité qui se jouait sur les courts va se déplacer en dehors des courts. Difficile de ne pas penser à Jules et Jim de François Truffaut, ou plus encore à Y tu mamá también d'Alfonso Cuarón dans le côté orgasmique (la scène de baiser à trois se retrouve dans Challengers). Mais avec Challengers, on est plutôt dans l'orgasme tennistique, avec les échanges qui sont filmés comme une relation de couple, se terminant bien sûr par le jeu décisif tant attendu ...
► Afficher le texte
Challengers c'est l'amitié amoureuse entre deux garçons et une fille, vu à travers le tennis. Celui qui aime n'est pas forcément aimé de la même personne et réciproquement. Le casting est parfait, la réalisation est soignée et inventive, notamment dans la manière de filmer le tennis. Et le tout est souligné par la très bonne BO du duo Trent Reznor (Nine Inch Nails) et Atticus Ross, les compositeurs de longue date de David Fincher. Bref, Challengers c'est un film remplit d’adrénaline, d’hormones et finissant en apothéose avec la fusion du feu et de la glace.

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Message par BeyondOasis »

Tu vas faire plaisir à @FK-corporation, il me semble qu'il a beaucoup aimé ce film

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Message par FK-corporation »

BeyondOasis a écrit :
31 août 2026 18:10
Tu vas faire plaisir à @FK-corporation, il me semble qu'il a beaucoup aimé ce film
J’ai adoré Challengers ! C’est une petite pépite et j’écoute encore son OST qui tabasse de temps en temps.
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Message par lessthantod »

FK-corporation a écrit :
31 août 2026 18:38
j’écoute encore son OST qui tabasse de temps en temps.
J'écoutais pas mal Nine Inch Nails quand j'étais jeune ...


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Message par Captain_Eraclés »

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Je retiens :
-La performance exceptionnelle de Christoph Waltz. Aucun superlatif n'est de trop pour l'interprétation de son rôle et son importance dans ce film.
-Le second rôle capital de August Diehl dans la scène de la taverne
-L'élégance captivante de Diane Kruger
-Mélanie Laurent qui est le reflet de tout ce que je n'aime pas dans le cinéma français "récent" . Le ton, la façon de jouer, le mélodrame...Un arrière goût de "plus belle la vie"

Un super film, j'ai pas vu les 2h passer.
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Message par wiiwii007 »

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- "Les Invincibles", réalisé par Frédéric Berthe, sorti en 2013 -

Je crois que c'est la première fois que je vois un film avec comme sujet principal : la pétanque. J'avoue avoir été surpris au début ^^ Mais pourquoi pas au final, c'est un thème comme un autre.

L'histoire : Moktar Boudali, dit Momo, est depuis son plus jeune âge un petit génie de la pétanque. Malheureusement, Momo a gâché son talent à cause de son pote/mentor Jacky. L’annonce d’un tournoi international doté de 500 000 € de gains, va suffire à réveiller les rêves de Momo : devenir champion de pétanque, vivre de son art et intégrer l’équipe qui représentera la France.

Une histoire sympathique en soi, pas très originale finalement, mais surtout au dénouement ultra prévisible. Dès les premiers minutes on devine à peu près les grosses lignes du film. C'est dommage car l'ambiance m'a plu, les acteurs aussi, même si on jongle entre le moyen et le bon niveau jeu. Dommage aussi que ce soit pas très fin niveau humour, ou sur le racisme ^^ C'est un peu bourrin.

C'était pas le film du siècle mais il se laisse regarder si on attend pas grand chose de lui.

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- "Nine", réalisé par Rob Marshall, sorti en 2009 -

Film très bizarre, je ne m'attendais pas à une comédie musicale avec Daniel Day-Lewis ^^ D'ailleurs, le casting est plutôt conséquent : Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Nicole Kidman, Judi Dench... Ça en fait du monde.

Pitch : « Approchant de l'âge de cinquante ans, le réalisateur Guido Contini doit faire face à une crise qui étouffe sa créativité... »

Le début m'a perdu direct, j'ai pas aimé voir Day-Lewis dans ce délire. Je trouve que ça ne marche pas forcément bien. Puis le film avance, dévoile son intrigue, développe ses personnages, et petit à petit, j'ai été pris dedans. Le fait « d'entrer dans l'esprit des persos » (surtout de Guido) grâce aux numéros musicaux est pas mal. Ce que j'ai surtout craint, c'est l'irrégularité de ces scènes. C'est personnel, bien sûr, mais j'ai pas arrêté de me dire que c'était cool, mais pas top. Celles que j'ai préférées et que j'ai trouvées très bonnes, ce sont celles avec Marion Cotillard.

Mis à part ça, la réa, idem, j'ai pas été complètement convaincu. Je pense que ça aurait pu être bien meilleur que ça, mais c'était tout de même plaisant à voir... Le ressenti que j'ai eu est assez bizarre. Dans tous les cas, j'ai tout de même passé un bon moment devant, alors qu'au départ, j'étais pas du tout convaincu.

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Message par Captain_Eraclés »

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J'aime bien Dracula, et les vampires en général que ce soit dans les films dramatiques, d'action, les jeux vidéo ou les lectures variées sur ce thème.
Ici, Besson choisi de respecter l'oeuvre originale et décide donc de valoriser le romantisme et promouvoir la religion, au détriment de l'action, une idée que j'apprécie. Cependant il y a quand même quelques longueurs, je me suis assoupi vers l'heure de visionnage, avant de me reprendre pour le dénouement.

C'est pas ce qu'il s'est fait de mieux sur Dracula, et je pense que ça se limite aux adeptes.
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Message par BeyondOasis »

Il a mis une de ses meufs dans le film ?

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Le Feu Follet ...

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Sorti en 1963 et réalisé par Louis Malle, Le Feu Follet est l'adaptation du roman du même nom de Pierre Drieu la Rochelle. Le film montre les dernières 48 heures d’un homme perdu et suicidaire, victime de l'alcoolisme et de la solitude. Une autre adaptation du roman sortira plus de cinquante ans plus tard, Oslo 31 août (2011) par le réalisateur norvégien Joachim Trier, qui en fera sa propre version, en transposant l'histoire à Oslo, de nos jours et en la modernisant, puisque le personnage principal n'est plus addict à l'alcool, mais à la cocaïne. Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, à savoir Le Feu Follet, ce n'est que le second film de Louis Malle que je découvre après Ascenseur pour l'échafaud (1958). Et chose amusante, on retrouve les deux mêmes acteurs têtes d'affiche dans les deux films, Maurice Ronet et Jeanne Moreau. On y retrouve également le même soin dans la mise en scène et dans le processus créatif de la BO.

Dans Le Feu follet, nous allons suivre les dernières 48 heures d'un homme, Alain Leroy (Maurice Ronet) qui s'apprête à quitter sa cure de désintoxication à Paris. Sa femme vit à New-York et on peut dire qu'ils sont en quelque sorte en voie de séparation. Selon le personnel médical, il est guéri de l'envie de boire, mais la réalité est tout autre. Alain sait que s'il sort, il va replonger et surtout, il se sait atteint d'un mal encore plus profond, ce mal qui fait qu'il ne ressent plus rien, ni joie ni peine. Ce vide intérieur a un nom, l’anesthésie émotionnelle. C'est pourquoi Alain prépare son suicide, mais avant cela, il va rendre visite à ses anciens amis de beuverie, histoire de le conforter dans sa décision d'en finir avec tout ça.

Alain va-t-il aller jusqu'au bout de son suicide ? Le film ne fait pas mystère du fait qu'il souhaite en finir et que rien ne pourra l'en empêcher. Alain se sent inutile, incapable de s'ouvrir au monde (dixit Alain, "Je ne peux pas toucher les choses") et revoir ses anciens amis ne fait que le conforter dans ses envie de suicide. C'est un homme qui ne veut pas grandir, un enfant enfermé dans un corps d'adulte. Ne cherchez pas une once de lumière, il n'y en a pas. Le film est très sombre, pessimiste et disons-le carrément, déprimant ... déprimant et poignant ! Nous sommes dans un contexte un peu bourgeois, à la Chabrol. Et tout comme pour Chabrol, la mise en scène de Louis Malle est millimétrée et il sait comment diriger ses acteurs pour obtenir ce qu'il veut.

Maurice Ronet va traverser le film comme un fantôme et il faut tout de suite saluer la performance d'acteur. Bien qu'il ait toujours été dans l'ombre d'Alain Delon, ça n'en reste pas moins un excellent acteur. Que ce soit en salaud magnifique chez Jacques Deray dans La Piscine (1969), en séducteur sans scrupule chez Claude Chabrol dans La Femme infidèle (1969), ou comme ici en dandy suicidaire, il est toujours formidable. Il a tourné avec les plus grands réalisateurs des années 50/60, mais c'est Louis Malle qui lui offrira ses deux meilleurs rôles avec Ascenseur pour l’échafaud et Le Feu follet. Et puis ,il y a Alexandra Stewart qui joue une ex-conquête de Maurice Ronet et elle est vraiment magnifique. Elle vous hypnotise avec son regard perçant et pénétrant.

Le Feu follet est un film qui fonctionne beaucoup sur les silences et sur des dialogues percutants, mais aussi sur sa BO avec des reprises au piano de thèmes bien connus composés par Erik Satie et ici réinterprétés par Claude Helffer. Cette musique lancinante et berçante, fonctionne très bien avec la noirceur et les thématiques développées dans le film. Bref, Le Feu follet est un drame bouleversant, authentique et humain qui, malgré sa lenteur, nous captive dans sa désespérance.

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Message par Cormano »

Vu The Whisper Man

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Un énième film ricain inutile, ici à base de psycho-killer qui assassine des enfants et de psychologie des rapports père/fils, traitée bien finement comme ils savent le faire. On a droit à tous les clichés, piqués au Silence des agneaux et autres films du genre, une structure et un dénouement hyper classique, un suspense qui n'arrive pas à monter, et des invraisemblances / grosses coincidences qui ne choquent personne mais qui facilitent encore le boulot des scénaristes en surchauffe pour trouver des idées...
► Afficher le texte
Bon, c'est du Netflix, mais c'est quand même général cette tendance aux scénars paresseux/écervelés.

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Message par BeyondOasis »

Je l'ai vu il y a 2 ou 3 jours, je trouvais que ça partait pas trop mal mais en effet ça glisse rapidement vers le WTF.

Et d'accord avec ton spoil, j'ai justement demandé à ma femme s'il y avait eu une explication à un moment que j'aurais loupé pour expliquer ceci. Et apparemment non...

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Message par Captain_Eraclés »

BeyondOasis a écrit :
03 sept. 2026 12:55
Il a mis une de ses meufs dans le film ?
Aucune idée , je ne connais pas le casting (à part Christoph Waltz) et encore moins la vie Besson 😅
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Message par on-off »

Pas de black qui se fait taper et d'Audi ?
(cf. Mozinor)
La boutique du laser : Boutique v2 : plastique, métal, etc.
Le topic gravure laser : on papote (pas de ventes ici).

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Les Heures sombres ...

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Sorti en 2017 et réalisé par Joe Wright, Les heures sombres s'intéresse aux premiers pas de Winston Churchill en tant que premier ministre du Royaume-Uni, à la veille de l'offensive allemande en Europe de l'Ouest. Le 9 mai 1940, la seconde guerre mondiale est lancée et le Royaume-Uni est menacé alors que ses alliés tombent les uns après les autres sous le joug nazi, d'où le titre du film Les heures sombres. Et c'est sur Gary Oldman que repose la responsabilité d'incarner Winston Churchill, l'un des personnages les plus marquants de l'histoire britannique et mondiale. Et comment s'en tire-t-il, me direz-vous ? C'est bien simple, il est absolument méconnaissable et fournit une prestation XXL, qui lui valu d'ailleurs l'Oscar du meilleur acteur cette année là.

Avec son énergie incontrôlable et son jeu volontairement théâtral, Gary Oldman marque de son empreinte le film qui devient à ce moment là son film. De ce fait, Joe Wright s'efface totalement devant sa performance, une performance qui à coup sûr rentrera dans la mémoire collective. Aprés, cet académisme dans la mise en scène peut surprendre venant d'un réalisateur qui nous avait jusque là plutôt habitué à une mise en scène sophistiquée (Orgueil & Préjugés et Reviens-moi avec Keira Knightley), parfois même trop sophistiquée (Anna Karénine de nouveau avec Keira Knightley). Or, ici nul point de sophistication, la mise en scène est purement fonctionnelle, pour servir l'histoire et mettre en avant la performance des acteurs.

Car oui, Gary Oldman n'est pas seul et on retiendra aussi la performance du toujours très bon Ben Mendelsohn dans la peau du Roi George VI, qui se méfit un peu de Winston Churchill au début, avant de devenir son allié. C'est un rôle qui porte chance, puisqu'il valu un Oscar du meilleur acteur à Colin Firth pour son interprétation du Roi George VI dans Le Discours d'un roi (2010). Quant à Kristin Scott Thomas, qui joue la femme de Winston Churchill, elle est toujours aussi truculente et excelle ici, une fois encore, de part sa vive intelligence et son caractère animé. Enfin, nous avons Lily James qui interprète la dactylo embauchée par Winston Churchill et qui apporte un peu de légèreté à un sujet grave. Au début je pensais que c'était un personnage fictif, mais après recherche, cette dactylo qui s'appelait Elizabeth Layton a bel et bien existé.

Les Heures sombres est un film d'acteurs qui laisse peu de place aux scènes de guerre. Il y a bien l'opération Dynamo avec l'armée britannique qui est encerclée à Dunkerque et qui constituait le sujet principal du Dunkerque de Christopher Nolan, sorti à peine 6 mois avant Les Heures Sombres. Mais mis à part cette bartaille, Les Heures Sombres est un film de guerre sans véritable scène de guerre, ce qui ne veut pas dire pour autant que le film n'a pas de scène marquantes, au contraire ! Nous avons la première apparition de Churchill dans le noir qui est très réussie, mais aussi plus loin dans le film, la sortie de Churchill dans le métro londonien pour se rapprocher du peuple, un passage fort qui constitue le pinacle du récit.

Bref, Les Heures Sombres est un biopic qui mise tout sur cet homme politique hors norme, qui plus est interprété sans faille par Gary Oldman. Alors que certains dans son camp étaient en faveur d'une négociation avec les Nazis, Winston Churchill a choisi de résister. Ainsi, Les Heures Sombres nous montre à quel point l'Histoire aurait pu prendre un cours bien diffèrent, s'il n'y avait pas eu Winston Churchill et d'autres dirigeants comme lui pour résister. Et si sur la forme certains trouveront que le film est trop académique, sur le fond il n'en reste pas pour le moins passionnant.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Mortelle randonnée ...

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Sorti en 1983 et réalisé par Claude Miller, Mortelle randonnée est un polar/thriller au ton très particulier et le fait que Michel Audiard soit crédité aux dialogues n'y est pas pas étranger. Dans la filmographie de Claude Miller, Mortelle Randonnée sort deux ans après Garde à vue (1981). On y retrouve d'ailleurs Michel Serrault et Guy Marchand, ainsi donc que Michel Audiard. Et pourtant, Mortelle Randonnée ne pouvait pas être plus différent que Gardes à vue, on passe du huis clos au road movie et d'un ton sérieux à un ton caustique. C'est Michel Audiard qui est auteur du scénario, avec son fils Jacques Audiard qui par la suite volera de ses propres ailes. Ce ton caustique s'explique par cela.

Dans Mortelle randonnée, on va suivre les aventures du détective Louis Beauvoir (Michel Serrault) dit "L'Œil", qui enquête sur une jeune femme interprétée par Isabelle Adjani qui collectionne les conquêtes, les fausses identités et les meurtres aussi. C'est une sorte de femme fatale qui séduit des hommes riches pour les escroquer, avant de les tuer. Mais pour revenir à notre détective, Louis Beauvoir ne s'est jamais remis de la perte de fille, dans le sens où sa femme l'a quitté. De sa fille, il ne lui reste qu'une photo de classe lorsqu'elle était jeune écolière et il ne sait même pas où elle est au milieu de ses camarades de classe. Il va naitre en lui une certaine fascination pour la meurtrière, faire un transfert pour voir en elle sa fille disparue. Et pourquoi ce surnom "L'Œil", me direz-vous ? C'est parce que rien ne lui échappe et parce qu'il prend beaucoup de photos aussi.

Louis Beauvoir va jouer un jeu dangereux. Au lieu d'arrêter la jeune femme, il va la suivre et va même la protéger, devenant un complice de ses meurtres. C'est assez original et incongru et il faut mettre de côté sa suspension consentie d'incrédulité, si on ne veut pas tout de suite décrocher du film. Le scénario va dans tous les sens, c'est hautement improbable et Michel Audiard oblige, les dialogues sont très écrits. C'est d'ailleurs la force et la faiblesse du film. Les dialogues sont tellement écrits que ça sonne faux. Aprés, c'est la patte Audiard et on prend un certain plaisir à suivre ses dialogues ciselés et hautement jubilatoires.

Mortelle randonnée est une tragédie, un film dure et sombre, mais qui contraste avec l'esthétique quelque peu carton pate du film et le ton léger des dialogues. Ce contraste entre la forme et le fond m'a un peu fait penser à Mais qui a tué Harry ? d'Alfred Hitchcock, dans le sens où ce dernier mélangeait lui aussi les tons (un propos grave, mais un ton comique). Mais j'ai l'impression que Claude Miller est bien plus à l'aise dans des récit contenus et en huis clos comme dans Garde à Vue, que dans des récits ouverts et quelque peu foutraques comme ici. Bref, Mortelle randonnée est un film difficile à apprécier, avec un récit pas vraiment crédible, un détective pas trop crédible non plus et une Isabelle Adjani au jeu complètement boursouflé. Ah oui j'oubliais, Stéphane Audran fait une apparition méconnaissable, pour un rôle tragicomique qui rajoute de l'incongruité à un film qui en possédait déjà beaucoup.

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Message par wiiwii007 »

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- "Cadences obstinées", réalisé par Fanny Ardant, sorti en 2013 -

Bon, je ne vais pas parler deux heures de ce film. Pour moi, c'est un raté. Ya à peu près rien qui me plait dedans : les acteurs/trices ne jouent souvent pas très bien, les dialogues sont mauvais, l'histoire est sans intérêt, les scènes inutiles... Bref, c'était chiant. Pourtant, l'idée de base (le couple, le sacrifice etc.) aurait pu me plaire si elle avait été traitée différemment.

Mais non, ça m'a saoulé.

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- "United Passions", réalisé par Frédéric Auburtin, sorti en 2014 -

Film retraçant sommairement l'histoire de la FIFA. De sa naissance à « aujourd'hui »... Il y a de quoi faire... Mais attention, le film est produit par la FIFA elle-même !! Du coup je trouve que c'est d'une violence ! Les escroqueries, les pots-de-vin, les arnaques, les coups de pression, etc. Tout y est ! Et c'est la FIFA qui produit !!!! Ça en dit long sur la réalité...

Bref, franchement, j'ai bien aimé. Je sais que c'est lissé à bloc, etc., mais c'était cool de mettre un pied dans cet univers chaotique et sale dans lequel l'argent dirige tout. Il y a tout de même quelques valeurs mises en avant, heureusement d'ailleurs : le soutien, le partage, l'unité, la passion... Dommage que cela soit gâché par le reste.

Donc, plutôt sympa si on ne le prend pas trop au sérieux.

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- "Valley of Love", réalisé par Guillaume Nicloux, sorti en 2015 -

Étrange ce film...

Histoire : Isabelle et Gérard, un couple séparé, reçoivent une lettre de leur fils, Michaël, qui leur donne rendez-vous dans la vallée de la Mort, aux États-Unis. Ils s'y rendent ensemble, alors que leur enfant s'est suicidé six mois auparavant. Au cours d'un parcours initiatique durant lequel il leur propose de se « rencontrer », le couple va visiter des lieux mythiques de la vallée de la Mort : Furnace Creek, Badwater Basin, Dante's View et Mosaic Canyon…

Très lent, avec quasiment aucune scène dynamique, beaucoup de dialogues simples, mystérieux et francs lors d'un « pèlerinage » dans la vallée de la Mort. Au départ, c'était un peu compliqué : je ne savais pas si l'histoire allait vraiment m'intéresser. Puis, à force de détails et d'explications distillés goutte à goutte, je me suis pris au jeu, jusqu'à croire à ce délire...

Bref, j'ai trouvé le film intéressant, car il casse un peu la routine dans laquelle on peut s'enfermer avec les films plus commerciaux. Depardieu est très bon, Huppert un peu moins, à mon sens, mais ça a tout de même fonctionné pour moi. Le son est bon, les images sont très belles... C'était vraiment bien.

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Message par Esperluette »

Avec les gosses on est allé voir le dernier Spiderman, je craignais un film Marvel générique vu et revu : alors oui c'est un film grand public mais je trouve qu'il arrive à se démarquer avec une histoire bien écrite, la thématique de Peter Parker qui s'enfonce dans la solitude et se fait bouffer par son rôle de Spiderman est bien traitée également. Le film se veut plus sombre et mature que les précédents, avec moins de dialogues fan service de la part de Spidy, c'est plutôt réussi je trouve. Le super vilain du film n'est pas non plus là pour des combats épique contre Spidy et est au contraire mystérieux et insaisissable. Les acteurs sont bons voire très bons dans leurs rôles (Tom Holland bien sur, mais Jon Bernthal, Zendaya et Sadie Sink également). On a passé un bon moment.

Ce que j'ai moins apprécié c'est le personnage du Punisher qui est édulcoré à la Disney et les CGI pas toujours top. Sinon je pense que c'est un des meilleurs épisodes de la saga de l'Araignée.


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Megatron
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Message par Megatron »

J'étais moyennement emballé, mais ton retour m'incite à aller le voir en famille aussi.
Merci pour ton retour.
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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Parle avec elle ...

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Sorti en 2002 et réalisé par Pedro Almodóvar, Parle avec elle est un film poignant, émouvant et qui pousse à la réflexion ... comme d'ailleurs la plupart des films du réalisateur ibérique. On y retrouve ses thématiques habituelles (l'érotisme, l'homosexualité, le voyeurisme, la solitude, la dépendance affective et des personnages pour le moins extrêmes), avec en plus un suspense à la Alfred Hitchcock sacrément bien distillé. C'est aussi une mise en abyme, avec les apparitions, brèves mais remarquées, de Marisa Paredes et Cecilia Roth, tout droit sorties de Tout sur ma mère (1999). Le film s’ouvre d'ailleurs sur une scène de théâtre, comme une invitation de Pedro Almodóvar à plonger dans son cinéma.

Dans Parle avec elle, nous avons une double narration. En effet, nous allons suivre les aventures amoureuses de deux hommes, Marco Zuluaga (Dario Grandinetti) et Benigno Martín (Javier Cámara). Le premier est journaliste et le second est infirmier et tous deux ont pour pour point commun d'aimer une femme qui est dans le coma. Marco est amoureux de Lydia González (Rosario Flores), une femme torera qui tombe dans le coma après avoir été encornée par un taureau. Quant à Benigno, il est amoureux d'Alicia (Leonor Watling) une femme danseuse qui est déjà dans le coma depuis quatre ans à la suite d'un accident de voiture. Les deux histoires nous sont présentées en parallèle, jusqu'à ce que leurs trajectoires se rejoignent à l'hôpital. Les deux hommes vont alors faire connaissance et même devenir amis. Les deux femmes vont-elles sortir de leur coma ? Il y a peu d'espoir, mais ...

Parle avec elle est clairement un très grand film, l'un des meilleurs films de Pedro Almodavar. Et pourtant, je comprendrais tout à fait qu'on puisse le trouver très dérangeant. Comme souvent avec le réalisateur ibérique, il s'attaque à un sujet sensible et épineux. Il y a tout d'abord Begnino, ce personnage bien étrange, tout gentils, tout doux et efféminé (tout le monde le croit homosexuel), mais qui n'en reste pas pour le moins un pervers manipulateur qui s'immisce dans la vie de cette danseuse prénommée Alicia, à coup de mensonges et de manipulations. Et quand arrive le terrible accident, il s'arrange pour être affecté à ses petits soins. Par la suite, il en vient même à faire l'impensable ...
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Deuxième sujet qui dérange, Pedro Almodavar fait ici l'éloge de la corrida. Aprés, chacun a son point de vue à ce sujet. Personnellement, je ne suis pas très fan des corridas, mais après tout, il a bien le droit d'être un afficionado de cet "art culturel". Et surtout, l'intérêt du film ne tourne pas du tout autour de la corrida, tant bien même qu'elle soit traitée ici comme un art comme un autre. Aprés tout, Pedro Almodavar est espagnol et la tauromachie est ancrée dans sa culture. Et même si je ne partage pas sa passion pour la corrida, je la respecte.

Que ce soit dans la mise en scène ou dans l'écriture, Parle avec elle constitue le mètre étalon de son cinéma. Dans l'écriture, c'est tout simplement brillant. Pedro Almodavar joue avec les ellipses dans les flashbacks et distille savamment le suspense, avant de nous cueillir sur la fin. Et pour une fois dans le cinéma du réalisateur ibérique, les deux personnages principaux sont des hommes, chose qu'on peut retrouver il est vrai dans Douleur et Gloire (2019). Mais toujours est-il qu'ici les femmes ne parlent pas, mis à part dans les flashbacks bien sûr. Marco et Begnino sont très touchants, tant bien même que ce dernier ait un comportement dérangeant. Et si son comportement est dérangeant et même sans l'excuser, il peut tout de même être expliqué ...
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Parle avec elle est probablement mon Pedro Almodovar préféré avec La Piel que habito (2011). Et le fait que ce soient deux films très subversifs et très "hitchcockiens", n'est pas étranger à cela. Bref, Parle avec elle c'est du pur Pedro Almodovar, c'est à la fois transgressif et très touchant. (8.5/10)

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Esperluette
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Message par Esperluette »

Megatron a écrit :
07 sept. 2026 16:46
J'étais moyennement emballé, mais ton retour m'incite à aller le voir en famille aussi.
Merci pour ton retour.
Tu me diras ce que tu penses de la fin, j'ai trouvé que c'était un peu paradoxal alors que Spiderman se bat pour la justice et tout ça.

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Megatron
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Message par Megatron »

Esperluette a écrit :
08 sept. 2026 08:38
Megatron a écrit :
07 sept. 2026 16:46
J'étais moyennement emballé, mais ton retour m'incite à aller le voir en famille aussi.
Merci pour ton retour.
Tu me diras ce que tu penses de la fin, j'ai trouvé que c'était un peu paradoxal alors que Spiderman se bat pour la justice et tout ça.
:super: ça marche
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Message par BeyondOasis »

Esperluette a écrit :
08 sept. 2026 08:38
Megatron a écrit :
07 sept. 2026 16:46
J'étais moyennement emballé, mais ton retour m'incite à aller le voir en famille aussi.
Merci pour ton retour.
Tu me diras ce que tu penses de la fin, j'ai trouvé que c'était un peu paradoxal alors que Spiderman se bat pour la justice et tout ça.
J'ai vu, ça ne m'a pas choqué vraiment plus que ça, mais je vois ce que tu veux dire.

Le film en lui même était plutôt sympa en effet. Au niveau du visuel j'ai trouvé ça très bien, en particulier les sensations de vertige qui sont assez bien retranscrites.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater La Mauvaise Éducation ...

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Sorti en 2004 et réalisé par Pedro Almodóvar, La Mauvaise Éducation est un drame qui regroupe toutes les thématiques habituelles du célèbre réalisateur ibérique, l'homosexualité et la transsexualité, les souffrances liées à l'enfance, la dépendance affective et la solitude. C'est un film très touchant sur un sujet grave et épineux, à savoir des jeunes enfants qui subissent des attouchements. Pedro Almodóvar veut nous prendre conscience de la gravité de ces faits, que ça peut changer la vie d'un enfant, à travers des personnages, qui devenus adultes, sont marqués à vie.

Enrique (Fele Martínez) et Ignacio (Gael García Bernal) sont d'anciens amis d'enfance qui se retrouvent des années après, le premier étant devenu un jeune réalisateur prometteur et le second un jeune acteur qui essaie de percer dans le métier. Ignacio lui propose sa nouvelle à adapter en film et dans lequel il aimerait jouer le rôle principal. De plus, cette nouvelle est fortement inspirée de l'enfance des deux hommes. Alors jeunes enfants, ils se sont connus dans un pensionnat religieux où l'un d'entre eux, Enrique, était abusé par le père Manolo (Daniel Giménez Cacho).

Le film est intéressant, puisque les flashback sur la vie des deux jeunes garçons sont vus à travers la lecture de la nouvelle d'Ignacio et on se demande à si tout ça, c'est vrai, ou à quel point c'est fantasmé. On voit alors des éléments du passé qui ne se sont pas forcément déroulés comme dans la réalité, ou qui tout du moins sont édulcorés. On a alors une mise en abyme, un procédé qu'adore Pedro Almodovar, avec la lecture de la nouvelle qui deviendra un film que nous regardons actuellement. On va alors s'interroger sur la réelle identité d'Ignacio, magnifiquement interprété par Gael García Bernal. C'est même un double rôle pour l'acteur mexicain, puisqu'il joue aussi le personnage de Zahara, un transsexuel dans la nouvelle d'Ignacio.

On peut se demander jusqu'à quel point La Mauvaise Éducation constitue un film autobiographique pour Pedro Almodovar. Comme dans Douleur et gloire qu'il réalisera quinze ans plus tard, Pedro Almodovar utilise une figure double qui agit comme un miroir à peine déformant de lui-même. À travers Enrique, un cinéaste bisexuel comme lui, Pedro Almodovar explore la découverte du désir dans un milieu répressif (dans l’Espagne franquiste et l'éducation religieuse stricte) et transforme la douleur des souvenirs en œuvre artistique.

Dans La Mauvaise Éducation, on y retrouve le côté viscéral et le côté punk de la première partie de carrière de Pedro Almodóvar, dans les années 80/90. Le scénario multiplie les pistes, les faux-semblants et les rebondissements ... et malheureusement les invraisemblances aussi. Il faut alors rassembler les pièces du puzzle pour reconstituer les tenants et les aboutissants du récit, entre scénario dans le film, mémoire réinventée et identités mouvantes. Alors ça n'en reste pas moins du très bon Almodovar, mais du Almodovar qui se perd un peu dans la seconde moitié du film.

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Message par wiiwii007 »

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- "Flight", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2013 -

Il fait mal celui-là ^^ Surtout si t'aimes voyager...

L'histoire : « Whip Whitaker, pilote de ligne chevronné, fait atterrir son avion en catastrophe après une défaillance en plein vol. Six personnes meurent dans l'accident. Il est reçu en héros après l'accident. Le NTSB (Conseil national de la sécurité des transports aux États-Unis) mène l'enquête pour déterminer les responsabilités... »

Je ne m'attendais tellement pas à ce genre de film ^^ J'ai pas du tout pensé au titre en commençant le visionnage, et la première scène m'a mis KO direct, ce délire... Puis alors, la suite part directement sur les chapeaux de roues ! Et dire que ce film a été inspiré par des faits réels. C'est dingue...

Une fois cette entame de ouf' passée, le film prend une toute autre direction, plus classique et compréhensible. On suit l'enquête et les agissements du pilote de près. Ce qui est cool, c'est que le film se permet de traiter pas mal de sujets au passage : l'addiction, le déni, la culpabilité, le mensonge, etc. C'est vraiment cool. Et à mon sens, c'est un dosage quasi parfait : c'est ni trop lourd, ni insignifiant.
Je reprocherais juste au film son côté « à l'américaine », mais après la lecture des véritables histoires, je modifie un peu mon jugement sur cet aspect. Pendant le film, j'étais un poil moins réceptif (même si je trouvais ça ouf'), pensant que c'était du nawak.

Bref, j'ai beaucoup aimé le film.

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lessthantod
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Les Olympiades ...

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Sorti en 2021 et réalisé par Jacques Audiard, Les Olympiades est un film difficile à classer, à la fois drame psychologique, social et romantique. Le film se déroule dans le 13e arrondissement de Paris, dans le quartier des Olympiades (d'où le titre du film). C'est l'adaptation très libre de la BD Les Intrus de l'auteur américain Adrian Tomine. Qui plus est, le film est en noir et blanc et est fortement inspiré du cinéma de la nouvelle vague. Chose amusante, Noémie Merlant qui est l'une des trois têtes d'affiche du film, est plus connue pour avoir joué dans le Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, qui est justement l'une des trois coscénaristes du film, avec Jacques Audiard et Léa Mysius. Il est fort à parier que Céline Sciamma a joué de son influence auprès de Jacques Audiard pour qu'il auditionne Noémie Merlant. Fort heureusement, elle est formidable, tout comme ses deux partenaires de jeu, Lucie Zhang et Makita Samba, sans oublier Jehnny Beth qui n'est malheureusement pas présente sur l'affiche du film.

Les Olympiades, c'est l'histoire d'Émilie (Lucie Zhang) qui est attirée par un garçon prénommé Camille (Makita Samba). Eh oui, Camille est un garçon et pas une fille, ce qui sera source d'un quiproquos au tout début du film. Qui plus est, Émilie est d'origine chinoise et est en conflit avec sa famille. Camille quant à lui est attiré par Nora (Noémie Merlant) qui elle même éprouve des sentiments troubles pour Amber Sweet (Jehnny Beth). Nous avons donc trois filles et un garçon qui étaient prédestinées à se croiser. On a d'abord Camille et Émilie, elle qui multiplie les petits jobs pour survivre et lui qui est professeur de philosophie au lycée. Ils se rencontrent, deviennent colocataires puis "sex friends". Mais voilà, les sentiments s'en mêlent et Émilie ne peut plus se contenter de cette relation uniquement basée sur le sexe.

Ensuite, nous avons Nora qui débarque à Paris depuis sa Province, plus précisément de Bordeaux. Elle a 32 ans, travaillait dans l'immobilier, mais a décidé de tout lâcher pour reprendre ses études à la Sorbonne. On va alors la confondre avec une travailleuse du sexe ("video call-girl") qui exerce ses talents sur internet et qui se fait connaitre sous le pseudo d'Amber Sweet. C'est alors la descente en enfer pour Nora qui se fait moquer par ses camarades. Elle n'aura pas d'autre choix que de quitter la Sorbonne et reprendre son ancienne vie dans l'immobilier. Par la suite, elle décide de contacter Amber pour exorciser ses angoisses et son échec et sympathise avec elle ... et plus si affinités. En parallèle, elle rencontre également Camille et travaille avec lui dans une agence immobilière. Camille s'est mis en retrait du professorat pour préparer l'Agreg et aide un pote à lui qui possède une agence immobilière. Camille se rapproche naturellement de Nora, ce qui éveille la jalousie d'Émilie.

Avec Les Olympiades, Jacques Audiard filme de très prés les corps, ce qui justifie le choix du noir et blanc. C'est un choix esthétique et il est amplement justifier. Rarement les corps ont été aussi bien filmés et avec ce noir et blanc, ils sont magnifiques. Et il est important de dire qui si les corps sont très souvent dénudés, ce n'est jamais vulgaire sous l'œil de Jacques Audiard. C'est beau, poétique et ça fait plaisir de voir que Jacques Audiard, bien que âgé maintenant, n'a rien perdu de sa vigueur. Personne d'autre que lui ne capte mieux cette énergie de la jeunesse. Il filme les doutes, les regrets et les pulsions aussi, de jeunes gens qui se cherchent dans leur vie et tout ça, c'est d'une fluidité remarquable. On retrouve enfin le Jacques Audiard inspiré d'Un prophète (2009) et De rouille et d'os (2012).

La direction d'acteur, c'est l'une des nombreuses forces du cinéma de Jacques Audiard, avec l'écriture et la mise en scène bien sûr. Il a réussi a créer une alchimie parfaite entre ses acteurs, au point où on se demande s'ils ne jouent pas leur propre rôle dans le film et s'ils ne sont pas couple dans la vraie vie. Quant à la BO au synthé de Rone, elle colle parfaitement bien avec le noir et blanc de l'image, pour obtenir une ambiance très spéciale et intemporelle.

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