Vos dernières séances [films/Animes]

Envie de discuter d'un film, d'une série?
Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Chez moi c'est plutôt bon signe quand on n'a pas le même avis que la masse, mais je comprends l'étonnement ^^

Honnêtement ça ne m'intéresse pas de savoir si je pense comme le reste du monde ou non. Et surtout, je ne vois surtout pas ça comme un indicateur qualité.

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 10464
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

wiiwii007 a écrit :
10 août 2026 19:10
Chez moi c'est plutôt bon signe quand on n'a pas le même avis que la masse, mais je comprends l'étonnement ^^

Honnêtement ça ne m'intéresse pas de savoir si je pense comme le reste du monde ou non. Et surtout, je ne vois surtout pas ça comme un indicateur qualité.
J'ai pas le même avis que la masse sur Zelda 3, Symphony of The Night et les DKC, donc c'est moi qui ait raison ?


Soyons sérieux, on peut avoir des avis à contre courant de l'opinion générale, la subjectivité toussa, moi le premier donc (cf 3 lignes au dessus), mais dans l'immense majorité des cas c'est révélateur de la qualité objective du truc.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Qui te parle d'avoir raison ? Un ressenti est obligatoirement subjectif, ça n'a pas de sens. Tu peux très bien ne pas aimer DKC et "avoir raison". L'opinion générale ça veut rien dire, surtout que si tu attends, tu verras que ça changera, et si ça se trouve dans 50 ans, la note sera plus haute.

Après, libre à toi d'y voir un truc qualité grâce à ça. Pour moi c'est pas le cas, je me sens tellement loin des notes de ouf' des Marvel par exemple. Je respecte ça, chacun son délire.

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 10464
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

Mais les Marvel ils ont pas des notes de fou. Moins pourrave que celles de Jurassic World c'est certain, mais les notes moyennes sur les agrégateurs de critique, à 3-4 exceptions prêt (Avengers 1 et 3, les Gardiens), elles sont pas terribles.

Ce sont les chiffres en salle qui sont dingues par contre. Cela dit Jurassic World fait à peine moins bien.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Les Spider Man, Black Panther, Iron Man etc. Ont tous des notes entre 3 et 4,5 sur AlloCiné... J'ai pas vérifié le reste mais à mon avis ils sont pas mal noté également. mais comme dit plus haut, j'ai pas de souci avec ça. Juste que je n'y vois pas un "curseur qualité". Ce que je vois c'est que beaucoup sur terre aiment ces films, pas plus.

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 30298
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

Captain_Eraclés a écrit :
10 août 2026 11:59
Image

Un film que j'avais déjà vu il y a une quinzaine d'années et dont je n'avais quasi plus aucun souvenir. J'apprécie particulièrement les thèmes abordés : le destin, le libre arbitre, la mort, la solitude, la parentalité et la vie d'un adolescent marginal à cause de sa maladie. Tout cet aspect psychologique est relativement bien traité quoiqu'un tentinet léger, devant laisser place au côté fantastique (et je ne parle pas du lapin) qui lui m'a plutôt sorti du film.
Le doublage VF de Gyllenhaal était dégueulasse à cette époque... Un effet réellement contreproductif. Les musiques sont quant à elle réussies, et quelques répliques et images sont fortes de sens.
Je vois et conçois que ce film reçoive d'excellents retours mais je ne le conseillerais pas à n'importe qui comme on pourrait conseiller d'autres très bons films de cette époque.
Un petit chef d'œuvre pour moi. Dans mon top 10 des films post 2000.
Le scenario, la mise en scène, c'était d’un niveau assez fou quand on voit l’age du réalisateur à l’époque.
Le casting est génial également.
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Je plussoie fortement !

Mais Donnie Darko se fait exploser sur Metacritic par l'homme araignée !! Donc...

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 30298
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

dandyboh a écrit :
10 août 2026 17:12
De toute façon le meilleur film avec des dinosaures c'est Le petit dinosaure et la vallée des merveilles.
+1

Sinon je n’ai pas vu tous les JW mais celui que j’avais vu au ciné l’année dernière avec scarlett johansson était d'une nullité sans nom, et n’a plus grand chose en commun avec le premier film de Spielberg.
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
Ouais_supère
Conquérant de la lumière
Messages : 1286
Inscription : 18 nov. 2024 16:31

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Ouais_supère »

J'ai trop de respect pour les films de divertissement pour fermer les yeux face à leur nullité.

Rien, absolument rien n'empêche de faire un film de grand divertissement avec de la personnalité, et des idées.

Rien... sauf la peur des studios de faire un four à 200 millions de dollars.
C'est plus sûr de confier ça à des algorithmes et d'habituer l'estomac du spectateur à la soupe qu'on lui sert.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

En ligne
Avatar de l’utilisateur
on-off
Chevalier du Zodiaque
Messages : 3470
Inscription : 25 sept. 2022 14:46
Localisation : Paris

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par on-off »

Je crois que je vais passer mon tour pour les visionner. Merci, vous m'avez fait gagner quelques heures !
La boutique du laser : Boutique v2 : plastique, métal, etc.
Le topic gravure laser : on papote (pas de ventes ici).

Tryphon
Maître de l’Univers
Messages : 5104
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

J'avais vu Donnie Darko et Magnolia d'affilée à l'époque. Un bon moment de cinéma.
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 10464
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

Donnie Darko ouais, pas seulement un bon film, un vrai chef d'oeuvre. Très très haut dans les films que je retiens des années 2000.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
BeyondOasis
Expendable
Messages : 20223
Inscription : 03 nov. 2020 09:48
Localisation : 93

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par BeyondOasis »

Ouais_supère a écrit :
10 août 2026 20:31
J'ai trop de respect pour les films de divertissement pour fermer les yeux face à leur nullité.

Rien, absolument rien n'empêche de faire un film de grand divertissement avec de la personnalité, et des idées.

Rien... sauf la peur des studios de faire un four à 200 millions de dollars.
C'est plus sûr de confier ça à des algorithmes et d'habituer l'estomac du spectateur à la soupe qu'on lui sert.
Ouais ça m'énerve à quel point c'est mauvais.

Avec ce matériaux de base ce ne serait pas bien dur d'en faire quelque chose de divertissant.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Ca l'est en fait, mais pas pour vous ^^ Moi ils me divertissent bien ! Je les re regarderais pour quand même vérifier si j'ai pas trop bu ces jours là, on sait jamais.

Avatar de l’utilisateur
BeyondOasis
Expendable
Messages : 20223
Inscription : 03 nov. 2020 09:48
Localisation : 93

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par BeyondOasis »

Ah non mais l'alcool c'est cheaté

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 10464
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

Je me rappelle avoir vu Street Fighter The Movie (avec Van Damme la) bien bourré et avoir pensé qu'il était cool en fait.

Alors que bon, c'est effectivement mieux que les derniers Jurassic World mais faut pas déconner non plus.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
lincruste
Maître de l’Univers
Messages : 5116
Inscription : 26 nov. 2020 23:53

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lincruste »

Antarka a écrit :
10 août 2026 21:24
Je me rappelle avoir vu Street Fighter The Movie (avec Van Damme la) bien bourré et avoir pensé qu'il était cool en fait.

Alors que bon, c'est effectivement mieux que les derniers Jurassic World mais faut pas déconner non plus.
Je me souviens que d'un seul truc c'est Dee-Jay qui dit qu'il aurait dû rester bosser chez Microsoft voilà. Le reste aucun souvenir alors que j'étais sobre.
Tryphon a écrit :
05 oct. 2024 12:26
Merci enculé 🫡

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 30298
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

Tryphon a écrit :
10 août 2026 20:53
J'avais vu Donnie Darko et Magnolia d'affilée à l'époque. Un bon moment de cinéma.
Ils ont des points communs, quand on y pense.
Tu savais que Magnolia était du même réalisateur que there will be blood?
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
Shovel Knight
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4125
Inscription : 05 déc. 2020 20:40

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Shovel Knight »

wiiwii007 a écrit :
10 août 2026 18:34
Vous préférez les Marvel ou les Jurassic World ?
Sandwich au caca ou poire à lavement ? :berk1:
Tu veux un coup d'pelle ?

Tryphon
Maître de l’Univers
Messages : 5104
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

Gringos10 a écrit :
11 août 2026 00:38
Tryphon a écrit :
10 août 2026 20:53
J'avais vu Donnie Darko et Magnolia d'affilée à l'époque. Un bon moment de cinéma.
Ils ont des points communs, quand on y pense.
Tu savais que Magnolia était du même réalisateur que there will be blood?
Oui !

C'était d'ailleurs ma première motivation pour voir TWBB !
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Avatar de l’utilisateur
BeyondOasis
Expendable
Messages : 20223
Inscription : 03 nov. 2020 09:48
Localisation : 93

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par BeyondOasis »

On va avoir un prochain film avec des dinosaures, ça pourra pas être pire que Jurassic World. En plus il y a Anne Hathaway dedans


Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4952
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

Citez moi un film qui sort où il n'y a pas Anne Hathaway...

Avatar de l’utilisateur
JonMadlaine
Chevalier du Zodiaque
Messages : 3699
Inscription : 22 mars 2021 13:57

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par JonMadlaine »

Elle joue un dinosaure hahaha (je fais le même blague sexiste à chaque nouveau Jurassic Park)

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Image
- "La Tête en friche", réalisé par Jean Becker, sorti en 2010 -

Ca faisait un petit moment que je n'avais pas vu un film vraiment bien avec Depardieu en acteur principal. Sa filmo commençait à prendre la direction de « film quand j'ai envie de dormir », secondaire quoi. Heureusement, La Tête en friche vient bousculer un peu tout ça. Un film simple, mais très efficace. C'est le genre d'œuvre qui prend énormément d'ampleur selon l'expérience de la personne qui le regarde.

L'histoire : Germain, 45 ans, quasi illettré, est jardinier. Enfant, il était le souffre-douleur de sa classe et de ses professeurs. Sa mère, Jackie, s'est retrouvée enceinte sans l'avoir voulu, après une courte relation avec un soldat. Pourtant, Germain est loyal envers elle et habite encore dans une caravane dans son jardin. Un jour, il fait la connaissance de Margueritte, une vieille dame qui a voyagé dans le monde entier avec l'OMS et a passé sa vie à lire. Elle lui lit quelques pages à voix haute et Germain se prend rapidement au jeu. Une complicité se crée alors entre eux, les poussant à se retrouver chaque jour au parc pour poursuivre leurs séances de lecture…

Ainsi débute une très jolie histoire. Le film traite des relations familiales, de la vieillesse, de l'illettrisme, de la transmission du savoir... Bref, il est vraiment intéressant à suivre. Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus sont très bons dans leurs rôles, il y a là une belle base. Les autres sont en dessous selon moi, mais ça passe plutôt bien quand même. De toute façon, l'important est ailleurs et je conseille de le voir tant il peut parler à chacun.
Dernière modification par wiiwii007 le 12 août 2026 11:00, modifié 1 fois.

Avatar de l’utilisateur
Antarka
Maître de l’Univers
Messages : 10464
Inscription : 22 juin 2023 09:01

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Antarka »

Esperluette a écrit :
12 août 2026 10:34
Citez moi un film qui sort où il n'y a pas Anne Hathaway...
C'est une bonne actrice, c'est juste que la pauvrette joue trop souvent dans des films pas terribles (Interstellar).

Oak Street je suis persuadé que ça sera mieux que tout les Jurassic sorti depuis 1997. Et j'aime beaucoup Ewan Mc Gregor.
Bali Balo dans son berceau
Bandait déjà comme un taureau

Avatar de l’utilisateur
BeyondOasis
Expendable
Messages : 20223
Inscription : 03 nov. 2020 09:48
Localisation : 93

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par BeyondOasis »

On est d'accord qu'on ne la voyait plus tellement ces dernières années non ?

En ligne
Avatar de l’utilisateur
on-off
Chevalier du Zodiaque
Messages : 3470
Inscription : 25 sept. 2022 14:46
Localisation : Paris

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par on-off »

Ca dépend de ce qu'on regarde, mais elle est active.

2020 : Sa dernière volonté (The Last Thing He Wanted) de Dee Rees : Elena McMahon
2020 : Sacrées Sorcières (The Witches) de Robert Zemeckis : la grande sorcière
2021 : Locked Down de Doug Liman : Linda
2022 : Armageddon Time de James Gray : Esther Graff
2023 : She Came to Me de Rebecca Miller : Patricia
2023 : Eileen de William Oldroyd : Rebecca
2024 : Mothers' Instinct de Benoît Delhomme : Celine
2024 : L'Idée d'être avec toi (The Idea of You) de Michael Showalter : Solène
2026 : Mother Mary de David Lowery : Mary
2026 : Le Diable s'habille en Prada 2 (The Devil Wears Prada 2) de David Frankel : Andrea "Andy" Sachs
2026 : L'Odyssée (The Odyssey) de Christopher Nolan : Pénélope
2026 : La Fin d'Oak Street (The End of Oak Street) de David Robert Mitchell : Denise Platt
2026 : Verity de Michael Showalter : Verity Crawford
2027 : Alone at Dawn de Ron Howard
La boutique du laser : Boutique v2 : plastique, métal, etc.
Le topic gravure laser : on papote (pas de ventes ici).

Avatar de l’utilisateur
BeyondOasis
Expendable
Messages : 20223
Inscription : 03 nov. 2020 09:48
Localisation : 93

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par BeyondOasis »

Jamais entendu parler des films sortis avant le Diable s'habille en Prada 2...

En ligne
Avatar de l’utilisateur
on-off
Chevalier du Zodiaque
Messages : 3470
Inscription : 25 sept. 2022 14:46
Localisation : Paris

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par on-off »

Sacrées Sorcières pour moi, mais pas les autres (et je ne l'ai pas vu...).
La boutique du laser : Boutique v2 : plastique, métal, etc.
Le topic gravure laser : on papote (pas de ventes ici).

Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4952
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

Armageddon Time est très sympa, je le recommande. C'est un film sur le passage de l'enfance à l'adolescence d'un jeu garçon très proche de son grand-père (Anthony Hopkins). Je ne me rappelais plus qu'elle jouait dedans.

Avatar de l’utilisateur
Shovel Knight
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4125
Inscription : 05 déc. 2020 20:40

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Shovel Knight »

wiiwii007 a écrit :
12 août 2026 10:49
Image
- "La Tête en friche", réalisé par Jean Becker, sorti en 2010 -

Ca faisait un petit moment que je n'avais pas vu un film vraiment bien avec Depardieu en acteur principal. Sa filmo commençait à prendre la direction de « film quand j'ai envie de dormir », secondaire quoi. Heureusement, La Tête en friche vient bousculer un peu tout ça. Un film simple, mais très efficace. C'est le genre d'œuvre qui prend énormément d'ampleur selon l'expérience de la personne qui le regarde.

L'histoire : Germain, 45 ans, quasi illettré, est jardinier. Enfant, il était le souffre-douleur de sa classe et de ses professeurs. Sa mère, Jackie, s'est retrouvée enceinte sans l'avoir voulu, après une courte relation avec un soldat. Pourtant, Germain est loyal envers elle et habite encore dans une caravane dans son jardin. Un jour, il fait la connaissance de Margueritte, une vieille dame qui a voyagé dans le monde entier avec l'OMS et a passé sa vie à lire. Elle lui lit quelques pages à voix haute et Germain se prend rapidement au jeu. Une complicité se crée alors entre eux, les poussant à se retrouver chaque jour au parc pour poursuivre leurs séances de lecture…

Ainsi débute une très jolie histoire. Le film traite des relations familiales, de la vieillesse, de l'illettrisme, de la transmission du savoir... Bref, il est vraiment intéressant à suivre. Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus sont très bons dans leurs rôles, il y a là une belle base. Les autres sont en dessous selon moi, mais ça passe plutôt bien quand même. De toute façon, l'important est ailleurs et je conseille de le voir tant il peut parler à chacun.
Longtemps j'ai beaucoup aimé chacun des films de Jean Becker (Élisa, Les Enfants du marais, Un crime au Paradis, Effroyables Jardins, Dialogue avec mon jardinier, Deux Jours à tuer) avant que ses films ne baissent grandement de qualité. Je crois me souvenir que ça commençait pas mal à baisser avec celui là même si j'avais encore apprécié
Tu veux un coup d'pelle ?

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Ah oui ? Je connais aucun de ses films. Je regarderais à l'occaz car si ça baisse avec celui là ça veut dire que les autres avant lui doivent être vraiment bons.

Avatar de l’utilisateur
Shovel Knight
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4125
Inscription : 05 déc. 2020 20:40

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Shovel Knight »

Oui la liste que j'ai mis c'est un sans faute a priori (faudrait que je les revois)
Tu devrais aimer c'est globalement dans le même ton que La Tête en friche, très "feelgood" (mais ça fait du bien de temps en temps quand c'est bien fait).
Sauf pour le dernier "Deux jours à tuer" avec Dupontel qui est très noir.
Tu veux un coup d'pelle ?

Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4952
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

Trois films de 2026 que j'ai vu mais que vous n’êtes pas obligés de voir :

Jackass: Best and Last
"Hi, I'm Johnny Knoxville and welcome to Jackass." La bande de timbrés sado-maso de Jackass revient pour la dernière fois, c'est promis. Le film est en fait à 50% un best of de cascades et autres trucs scatos qu'on connaît déjà, et à 50% de nouveaux gags. Quelques bonnes idées mais il y a un peu trop de trucs du genre ou Steve-O se rentre quelque chose dans le rectum... Bref trop de déjà vu, c'est bof.



Evil Dead Burn
6e épisode de la franchise et suite directe d'Evil Dead Rise, le film va se passer dans une famille dysfonctionnelle dont le grand-père étudiait les mystères du Necronomicon attirant le mal sur sa descendance. Avec à priori l'idée d'aborder les violences faites au femmes, le film va enchaîner à un rythme effréné les séquence de baston gores et sanglantes mais avec un scénario sans originalité, voire quasi absent. Pas terrible.



Les Maîtres de l'univers
Le meilleur des 3, c'est dire ^^' L’univers de Musclor et Skeletor est kitsch mais plutôt bien retranscrit, meme si pour le déroulé du film c'est du classique à la Marvel, avec un Adam qui se mue en héros pour sauver les siens, une meuf qui le rabroue etc. L'aventure est plutôt divertissante avec son lot de scènes d'action et d'effets spéciaux plutôt réussis. Les acteurs font de leur mieux, la BO est pas mal mais c'est trop long ! (2h12) avec des scènes où Musclor déroule son speech tandis que Skeletor attends son tour à coté... Sympa pour passer la soirée mais vite oublié.


Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2653
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Ce week-end je suis allé voir Sous le ciel de Kyoto ...

Image

À la fois comédie romantique et drame larmoyant, Sous le ciel de Kyoto est une romance pas tout à fait comme les autres. On pourrait traduire le titre original du film par "Je ne peux toujours pas dire que le ciel d’aujourd’hui est mon préféré", un titre bien plus évocateur qui témoigne de la difficulté d’accepter une réalité qui ne se conforme pas à nos désirs. Avec son film, la réalisatrice japonaise Akiko Ohku s'adresse principalement aux âmes esseulées et aux personnes en marge de la société. Et si la bande annonce nous vend une comédie romantique sympathique, rigolote à voir et un peu "bateau" aussi ... hé bien ne vous y fiez pas, car le film d'Akiko Ohku nous réserve de nombreuses surprises.

La première moitié du film nous laisse entrevoir une comédie romantique qu'on aurait vu mille fois, celle d'un jeune homme prénommé Toru (Riku Hagiwara) qui tombe amoureux d'une jeune femme prénommée Hana (Yuumi Kawai), il essaie de la séduire, elle semble l'apprécier aussi ... mais vers la moitié du film, Akiko Ohku redistribue les cartes avec une scène de déclaration d'amour inavoué de Sacchan (Aoi Itô) pour Toru. Cette (très) longue scène est d'une tristesse absolue, une situation qu'on peut anticiper si on est bien attentif à certains signaux/indices laissés par la réalisatrice. Toujours est-il qu'il s'agit là d'une des plus belles et déchirantes scènes de déclaration d'amour qu'il m'ait été donné de voir dans un film. Magnifiquement écrite, interprété et mise en scène, elle vous donnera à coup sûr des frissons. Elle est d'ailleurs tellement réussie, que le film aura bien du mal à s'en remettre par la suite. C'est clairement le point d'orgue du long métrage. Seul problème, il arrive à moitié de récit et il reste encore une bonne heure de film.

Pour revenir à cette première moitié de film qui raconte une histoire d'amour entre deux jeunes étudiants, tous deux introvertis, mais qui semblent s'apprécier. Raconté en temps réel, sur l'espace d'une journée et demie, on ne peut pas s'empêcher de penser à Before Sunrise de Richard Linklater, avec la même fraîcheur des sentiments. Et si en effet pour l'instant on sait à peu près où on veut nous emmener, c'est très agréable de se laisser guider dans le cinéma de Akiko Ohku, qui a un style de mise en scène élégante et une écriture très soignée. Et puis donc vient ce long et magnifique monologue qui semble durer une éternité (je dirais entre 6 et 8 minutes) ...
► Afficher le texte
C'est ce monologue qui fait entrer le film dans sa seconde moitié. On change complètement de ton, puisque le lendemain de cette déclaration d'amour, Sacchan ne revient plus travailler et Hana disparaît mystérieusement de la vie de Toru. Le joli conte de fée se transforme en véritable cauchemar pour Toru. Et c'est un second monologue, cette fois-ci prononcé par Hana qui va conclure cette seconde partie et par conséquent le film ...
► Afficher le texte
Sous le ciel de Kyoto est un film qui se divise en deux parties bien distinctes, adoptant un ton diamétralement opposé et se terminant chacune par un monologue très poignant. Derrière son air de comédie romantique un peu "fleur bleue", se cache en réalité un récit bien plus subtil, plein de poésie, offrant une réflexion sur la solitude et sur la relation à l'autre. (7.5/10)

Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4952
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

lessthantod a écrit :
14 août 2026 21:12
Ce week-end je suis allé voir Sous le ciel de Kyoto ...

Image

À la fois comédie romantique et drame larmoyant, Sous le ciel de Kyoto est une romance pas tout à fait comme les autres. On pourrait traduire le titre original du film par "Je ne peux toujours pas dire que le ciel d’aujourd’hui est mon préféré", un titre bien plus évocateur qui témoigne de la difficulté d’accepter une réalité qui ne se conforme pas à nos désirs. Avec son film, la réalisatrice japonaise Akiko Ohku s'adresse principalement aux âmes esseulées et aux personnes en marge de la société. Et si la bande annonce nous vend une comédie romantique sympathique, rigolote à voir et un peu "bateau" aussi ... hé bien ne vous y fiez pas, car le film d'Akiko Ohku nous réserve de nombreuses surprises.

La première moitié du film nous laisse entrevoir une comédie romantique qu'on aurait vu mille fois, celle d'un jeune homme prénommé Toru (Riku Hagiwara) qui tombe amoureux d'une jeune femme prénommée Hana (Yuumi Kawai), il essaie de la séduire, elle semble l'apprécier aussi ... mais vers la moitié du film, Akiko Ohku redistribue les cartes avec une scène de déclaration d'amour inavoué de Sacchan (Aoi Itô) pour Toru. Cette (très) longue scène est d'une tristesse absolue, une situation qu'on peut anticiper si on est bien attentif à certains signaux/indices laissés par la réalisatrice. Toujours est-il qu'il s'agit là d'une des plus belles et déchirantes scènes de déclaration d'amour qu'il m'ait été donné de voir dans un film. Magnifiquement écrite, interprété et mise en scène, elle vous donnera à coup sûr des frissons. Elle est d'ailleurs tellement réussie, que le film aura bien du mal à s'en remettre par la suite. C'est clairement le point d'orgue du long métrage. Seul problème, il arrive à moitié de récit et il reste encore une bonne heure de film.

Pour revenir à cette première moitié de film qui raconte une histoire d'amour entre deux jeunes étudiants, tous deux introvertis, mais qui semblent s'apprécier. Raconté en temps réel, sur l'espace d'une journée et demie, on ne peut pas s'empêcher de penser à Before Sunrise de Richard Linklater, avec la même fraîcheur des sentiments. Et si en effet pour l'instant on sait à peu près où on veut nous emmener, c'est très agréable de se laisser guider dans le cinéma de Akiko Ohku, qui a un style de mise en scène élégante et une écriture très soignée. Et puis donc vient ce long et magnifique monologue qui semble durer une éternité (je dirais entre 6 et 8 minutes) ...
► Afficher le texte
C'est ce monologue qui fait entrer le film dans sa seconde moitié. On change complètement de ton, puisque le lendemain de cette déclaration d'amour, Sacchan ne revient plus travailler et Hana disparaît mystérieusement de la vie de Toru. Le joli conte de fée se transforme en véritable cauchemar pour Toru. Et c'est un second monologue, cette fois-ci prononcé par Hana qui va conclure cette seconde partie et par conséquent le film ...
► Afficher le texte
Sous le ciel de Kyoto est un film qui se divise en deux parties bien distinctes, adoptant un ton diamétralement opposé et se terminant chacune par un monologue très poignant. Derrière son air de comédie romantique un peu "fleur bleue", se cache en réalité un récit bien plus subtil, plein de poésie, offrant une réflexion sur la solitude et sur la relation à l'autre. (7.5/10)
Ah je l'ai vu aussi, je voulais en faire une critique mais tu as le même ressenti que moi. J'ai bien aimé aussi.

Tryphon
Maître de l’Univers
Messages : 5104
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

ça fait presque envie
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Avatar de l’utilisateur
Esperluette
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4952
Inscription : 05 déc. 2020 08:55
Localisation : Hérault

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Esperluette »

Tryphon a écrit :
15 août 2026 12:02
ça fait presque envie
L'actrice est super mignonne :coeur:

Tryphon
Maître de l’Univers
Messages : 5104
Inscription : 18 nov. 2020 16:45

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Tryphon »

Tu sais motiver toi :)
C'est un θ, il croyait qu'il était τ, mais en fait il est θ.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Image
- "Mammuth", réalisé par Benoît Delépine et Gustave Kervern, sorti en 2010 -

Ca partait plutôt bien au départ, j'ai aimé le début de l'histoire. Mais alors après 15 minutes de film ça a été un carnage. Pourtant je peux encaisser pas mal de choses en général, je suis vachement ouvert sur l'humour ou les provocations... Mais là j'ai pas compris. J'ai trouvé ça mauvais. L'enchaînement de blagues/scènes douteuses m'ont plus fait fuir qu'autre chose. C'est dommage car je trouvais le sujet très sympa.

Avatar de l’utilisateur
Ouais_supère
Conquérant de la lumière
Messages : 1286
Inscription : 18 nov. 2024 16:31

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Ouais_supère »

Oh bordel comme on a pas les mêmes goûts !
J'ai adoré ce film.
Qui pour moi n'est pas vraiment un film comique d'ailleurs, c'est un drame.
J'aime la pureté de la langue française.
Je veux dire comme : les autres langues sont tellement déceptives ? C'est juste un non-cervelleur pour moi.

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Oui c'est un drame, mais tellement mauvais (à mon sens) que je me suis dit qu'il fallait que j'en tire quelquechose d'autre, j'ai essayé dans le comique car ça tire quand quand même un peu dans cette direction... mais non, j'ai même pas eu ça. Enfin si, mais grâce à Yolande Moreau, et très peu ^^

Choquer pour choquer, j'aime pas. C'est pas un style que j'apprécie.

Avatar de l’utilisateur
Shovel Knight
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4125
Inscription : 05 déc. 2020 20:40

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Shovel Knight »

Ouais_supère a écrit :
16 août 2026 09:42
Oh bordel comme on a pas les mêmes goûts !
J'ai adoré ce film.
Qui pour moi n'est pas vraiment un film comique d'ailleurs, c'est un drame.
+1 j'adore aussi ce film
Tu veux un coup d'pelle ?

Avatar de l’utilisateur
Urbinou
Chevalier du Zodiaque
Messages : 4062
Inscription : 10 nov. 2020 15:38
Localisation : Liège, Belgique
Contact :

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Urbinou »

wiiwii007 a écrit :
16 août 2026 09:49
Choquer pour choquer, j'aime pas. C'est pas un style que j'apprécie.
En même temps, Delépine et Kervern :)

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2653
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater Shin Godzilla ...

Image

Sorti en 2016 et produit par la Toho, Shin Godzilla peut être vu comme la réponse des japonais au reboot de la franchise par les américains qui a débuté en 2014 avec le Godzilla de Gareth Edwards. Avec Shin Godzilla, Hideaki Anno (le papa d'Evangelion) et Shinji Higuchi avaient pour mission de relancer la franchise la plus importante du cinéma japonais (plus de 30 films en 60 ans), tout en respectant le design du monstre original et les codes du genre. Et pour se faire, nos deux compères vont devoir faire aussi bien que les américains avec dix fois moins de budget (15 millions contre 150 millions). Le nom d'Hideaki Anno a tout pour nous rassurer, ayant accouché de l'une, si ce n'est la plus mythique des franchises de kaiju ("monstres géants" en japonais) dans l'animation japonaise avec la série Evangelion. Quand à Shinji Higuchi, c'est un spécialiste des effets spéciaux et il a déjà collaboré avec Anno sur Evangelion. Tout laisse donc à penser qu'Hideaki Anno est la tête pensante du duo et son expérience dans l'animation japonaise avait tout pour nous rassurer, étant moi même très fan d'Evangelion mais aussi de Nadia Le secret de l'eau bleue.

Avec King Kong, Godzilla est sans nul doute le roi des monstres géants et on sent qu'Hideaki Anno a voulu lui redonner de sa grandeur. On a ici un Godzilla monstrueux et terrifiant et on est loin de l'image du Godzilla en carton pâte des films précédents. Je parle bien sûr des films japonais, le Godzilla de Roland Emmerich étant complètement à côté de la plaque, ne respectant aucun des codes de la franchise. Quant à la version de Gareth Edwards, elle est bien plus honorable et le savoir-faire du réalisateur de Rogue One se fait ressentir, mais ça reste tout de même un produit marketé pour un public américain. Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, à savoir Shin Godzilla, Hideaki Anno a fait le choix judicieux d'ancrer son récit dans le présent, cinq ans après l'accident nucléaire de Fukushima. Pour rappel, le Godzilla de 1954 était sorti neuf ans après les bombardements Hiroshima et de Nagasaki. Au lieu de proposer une suite au Godzilla originel, Hideaki Anno préfère donc repartir de zéro, avec un Godzilla qui fait sa première apparition de nos jours, en 2016.

Shin Godzilla est donc un film plus ancré dans la réalité que les précédents, le rendant bien plus menaçant. Le but recherché est simple, dénoncer la manière dont le gouvernement japonais a géré la catastrophe de Fukushima. On suit d'un côté une administration paralysée par sa propre bureaucratie, où personne n'ose prendre de décisions ni se mouiller, tant les procédures prennent le pas sur l'efficacité. De l'autre, on suit l'équipe de Yaguchi (Hiroki Hasegawa) qui, malgré les mêmes contraintes, agit concrètement et cherche des solutions. Ainsi, Hideaki Anno veut dénoncer ce qui pose souci au Japon avec notamment cette bureaucratie qui ne peut être que défaillante au vu de son fonctionnement. Les séquences avec le monstre géant ne cherchent clairement pas a être ultra spectaculaires, mais elles parviennent néanmoins à nous faire ressentir le poids de cette menace comme rarement on a pu le ressentir avec un film Godzilla, parce que ancrée dans la réalité du moment présent.

Le rythme du film est très lent, mais c'est voulu, c'est pour montrer l'inertie du gouvernement, son immobilisme devant la catastrophe à venir. Mais dés que Godzilla apparait à l'écran, le rythme s'accélère. On est face à une créature mutante qui évolue constamment, pour passer de la mer à la terre ferme. Le dynamisme des séquences avec le monstre géant contraste énormément avec la lenteur de la bureaucratie, qui va très vite être dépassée par les évènements. On est face à une créature atomique quasiment immortelle et au pouvoir terrifiant (le souffle atomique qui ravage la moitié de la ville). L'armée aura beau déployer tout son arsenal sur elle, Godzilla se révèlera être indestructible, même les missiles les plus puissants ne lui feront pas la moindre égratignure. Non seulement il piétine Tokyo, mais il s'apprête à détruire tout le japon et menace même toute l'humanité entière. L'humanité ne peut pas gagner face à un tel monstre et c'est à ce moment là qu'on ressent la vision nihiliste d'Hideaki Anno.

Ce Godzilla 2016 porte irrémédiablement la patte de son auteur, Hideaki Anno. Difficile de ne pas voir l'inspiration d'Evangelion dans l'évocation de Godzilla. Hideaki Anno met en scène son Godzilla comme il met en scène les Anges destructeurs dans Evangelion, avec une fin du monde planétaire (The End of Evangelion) qui se joue en même temps qu'une apocalypse en temps réel et un cauchemar bureaucratique. L'humanité ne peut pas gagner face à un tel monstre et c'est là que l'on ressent la vision fortement nihiliste d'Hideaki Anno. Il ne manquerait plus qu'il lui pousse des ailes et là on est vraiment foutus.

Godzilla est donc la star de deux franchises, l'une américaine initiée par le Godzilla de Gareth Edwards sorti en 2014 et l'autre japonaise produite par la Toho et qui va se poursuivre avec Godzilla Minus One (2023) et bientôt sa suite Godzilla Minus Zero (2026) dont la sortie est prévue en fin d'année. Si j'ai lâché la franchise américaine après un premier film sympathique mais dispensable, ce Shin Godzilla m'a donné envie de suivre la franchise japonaise, bien plus authentique et rafraichissante que son homologue ricaine.

Avatar de l’utilisateur
Gringos10
Site Admin
Messages : 30298
Inscription : 31 oct. 2020 23:08
Localisation : RP

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Gringos10 »

lessthantod a écrit :
16 août 2026 14:08
Je viens de mater Shin Godzilla ...

Image

Sorti en 2016 et produit par la Toho, Shin Godzilla peut être vu comme la réponse des japonais au reboot de la franchise par les américains qui a débuté en 2014 avec le Godzilla de Gareth Edwards. Avec Shin Godzilla, Hideaki Anno (le papa d'Evangelion) et Shinji Higuchi avaient pour mission de relancer la franchise la plus importante du cinéma japonais (plus de 30 films en 60 ans), tout en respectant le design du monstre original et les codes du genre. Et pour se faire, nos deux compères vont devoir faire aussi bien que les américains avec dix fois moins de budget (15 millions contre 150 millions). Le nom d'Hideaki Anno a tout pour nous rassurer, ayant accouché de l'une, si ce n'est la plus mythique des franchises de kaiju ("monstres géants" en japonais) dans l'animation japonaise avec la série Evangelion. Quand à Shinji Higuchi, c'est un spécialiste des effets spéciaux et il a déjà collaboré avec Anno sur Evangelion. Tout laisse donc à penser qu'Hideaki Anno est la tête pensante du duo et son expérience dans l'animation japonaise avait tout pour nous rassurer, étant moi même très fan d'Evangelion mais aussi de Nadia Le secret de l'eau bleue.

Avec King Kong, Godzilla est sans nul doute le roi des monstres géants et on sent qu'Hideaki Anno a voulu lui redonner de sa grandeur. On a ici un Godzilla monstrueux et terrifiant et on est loin de l'image du Godzilla en carton pâte des films précédents. Je parle bien sûr des films japonais, le Godzilla de Roland Emmerich étant complètement à côté de la plaque, ne respectant aucun des codes de la franchise. Quant à la version de Gareth Edwards, elle est bien plus honorable et le savoir-faire du réalisateur de Rogue One se fait ressentir, mais ça reste tout de même un produit marketé pour un public américain. Mais pour revenir au film qui nous intéresse ici, à savoir Shin Godzilla, Hideaki Anno a fait le choix judicieux d'ancrer son récit dans le présent, cinq ans après l'accident nucléaire de Fukushima. Pour rappel, le Godzilla de 1954 était sorti neuf ans après les bombardements Hiroshima et de Nagasaki. Au lieu de proposer une suite au Godzilla originel, Hideaki Anno préfère donc repartir de zéro, avec un Godzilla qui fait sa première apparition de nos jours, en 2016.

Shin Godzilla est donc un film plus ancré dans la réalité que les précédents, le rendant bien plus menaçant. Le but recherché est simple, dénoncer la manière dont le gouvernement japonais a géré la catastrophe de Fukushima. On suit d'un côté une administration paralysée par sa propre bureaucratie, où personne n'ose prendre de décisions ni se mouiller, tant les procédures prennent le pas sur l'efficacité. De l'autre, on suit l'équipe de Yaguchi (Hiroki Hasegawa) qui, malgré les mêmes contraintes, agit concrètement et cherche des solutions. Ainsi, Hideaki Anno veut dénoncer ce qui pose souci au Japon avec notamment cette bureaucratie qui ne peut être que défaillante au vu de son fonctionnement. Les séquences avec le monstre géant ne cherchent clairement pas a être ultra spectaculaires, mais elles parviennent néanmoins à nous faire ressentir le poids de cette menace comme rarement on a pu le ressentir avec un film Godzilla, parce que ancrée dans la réalité du moment présent.

Le rythme du film est très lent, mais c'est voulu, c'est pour montrer l'inertie du gouvernement, son immobilisme devant la catastrophe à venir. Mais dés que Godzilla apparait à l'écran, le rythme s'accélère. On est face à une créature mutante qui évolue constamment, pour passer de la mer à la terre ferme. Le dynamisme des séquences avec le monstre géant contraste énormément avec la lenteur de la bureaucratie, qui va très vite être dépassée par les évènements. On est face à une créature atomique quasiment immortelle et au pouvoir terrifiant (le souffle atomique qui ravage la moitié de la ville). L'armée aura beau déployer tout son arsenal sur elle, Godzilla se révèlera être indestructible, même les missiles les plus puissants ne lui feront pas la moindre égratignure. Non seulement il piétine Tokyo, mais il s'apprête à détruire tout le japon et menace même toute l'humanité entière. L'humanité ne peut pas gagner face à un tel monstre et c'est à ce moment là qu'on ressent la vision nihiliste d'Hideaki Anno.

Ce Godzilla 2016 porte irrémédiablement la patte de son auteur, Hideaki Anno. Difficile de ne pas voir l'inspiration d'Evangelion dans l'évocation de Godzilla. Hideaki Anno met en scène son Godzilla comme il met en scène les Anges destructeurs dans Evangelion, avec une fin du monde planétaire (The End of Evangelion) qui se joue en même temps qu'une apocalypse en temps réel et un cauchemar bureaucratique. L'humanité ne peut pas gagner face à un tel monstre et c'est là que l'on ressent la vision fortement nihiliste d'Hideaki Anno. Il ne manquerait plus qu'il lui pousse des ailes et là on est vraiment foutus.

Godzilla est donc la star de deux franchises, l'une américaine initiée par le Godzilla de Gareth Edwards sorti en 2014 et l'autre japonaise produite par la Toho et qui va se poursuivre avec Godzilla Minus One (2023) et bientôt sa suite Godzilla Minus Zero (2026) dont la sortie est prévue en fin d'année. Si j'ai lâché la franchise américaine après un premier film sympathique mais dispensable, ce Shin Godzilla m'a donné envie de suivre la franchise japonaise, bien plus authentique et rafraichissante que son homologue ricaine.
Mon avis sur ce génial godzilla :

https://www.gamers-things.com/cin%C3%A9 ... resurgence
"Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles"
MY FEEDBACK
MES RECHERCHES
MA COLLECTION

Avatar de l’utilisateur
Captain_Eraclés
Maître de l’Univers
Messages : 5345
Inscription : 04 nov. 2020 20:42
Localisation : Région Parisienne

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par Captain_Eraclés »

J'avais plutôt apprécié ce Godzilla aussi, moins spectaculaire , plus film d'auteur que blockbuster.

Je suis bon public pour toutes ses grosses bestioles.
Image

Avatar de l’utilisateur
wiiwii007
Maître de l’Univers
Messages : 7173
Inscription : 02 août 2021 18:03

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par wiiwii007 »

Image
- "Le Locataire", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1976 -

Bon... J'ai aimé, mais pas autant que le reste du monde, c'est certain. Pour moi, c'est juste un bon film. Je n'arrive pas à être plus enthousiaste car j'ai très peu d'empathie pour le mec. Ce que je veux dire, c'est que pour moi, le délire est exagéré. Autant dans Rosemary ou Repulsion, il y a un véritable traumatisme (selon moi) qui permet de comprendre la descente aux enfers des protagonistes, autant dans celui-là... J'ai du mal à comprendre comment le mec en arrive à ça. Du coup ça me laisse sur le côté. Je comprends les idées, les scènes fortes, le travail sur le son etc. Mais sans vraiment être à fond. Quand je vois marqué sur le net que le film est effrayant ou terrifiant, je ne comprends absolument pas. Les deux autres de la "trilogie", oui, ils le sont ; celui-là, bof. Puis bon, niveau acting, Polanski, c'était peut-être pas une bonne idée. En tout cas, pas pour moi.

Bref, j'ai tout de même aimé car tout le long il y a une sorte de suspense qui s'installe, et j'aime ce genre là. Mais pour que je le trouve très bon, il aurait fallu en faire plus. Là, c'était vraiment trop gentil.

Mon classement :

1. Rosemary’s Baby
2. Répulsion
3. Le locataire

Les deux derniers presqu'égalité.

Avatar de l’utilisateur
lessthantod
Chevalier du Zodiaque
Messages : 2653
Inscription : 13 nov. 2020 17:21
Localisation : Ô Toulouuuse

Vos dernières séances [films/Animes]

Message par lessthantod »

Je viens de mater Godzilla Minus One ...

Image

Sorti en 2023 et réalisé par Takashi Yamazaki, Godzilla Minus One est le deuxième film de la franchise Godzilla nouvelle génération produite par la Toho, après Shin Godzilla (2016). Par contre n'espérez pas voir de connexion entre les deux films, car il n'y en a pas. Godzilla Minus One n'est ni un préquel ni une suite à Shin Godzilla. Et si Shin Godzilla était une satire politique et bureaucratique très critique sur la gestion de la catastrophe de Fukushima, Godzilla Minus One est au contraire un drame horrifique se focalisant plus sur l'action et avec des personnages plus attachants. On repart donc une nouvelle fois de zéro, le récit prenant place cette fois-ci en 1954, comme dans le Godzilla originel, Godzilla étant l'histoire d'un monstre marin qui vient ravager le Japon au sortir de la seconde guerre mondiale.

Dans Godzilla Minus One, les évènements se déroulent entre 1945 et 1947 avec notamment les essais nucléaires effectués par les américains dans l'océan Pacifique. Nous sommes donc en 1945, proche de la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un pilote japonais prénommé Koichi (Ryūnosuke Kamiki) débarque sur une île du Pacifique où une base japonaise se prépare à affronter les américains. Koichi est un ancien pilote kamikaze qui n'a pas pu se résoudre à remplir sa mission suicide. C'est donc un déserteur qui n'a pas eu le courage de passer à l'acte, mais qui pourrait lui en vouloir ? Toujours est-il que c'est sur cette île qu'il va faire sa première rencontre avec Godzilla et à nouveau il va fuir le combat. Paralysé par la peur, il abandonne ses camarades qui se font massacrer. Le temps passe alors, Kinji rencontre une jeune femme prénommée Noriko (Minami Hamabe) seule avec un enfant, pour former une famille recomposée. De son côté, la créature grossit, jusqu'à atteindre sa forme finale.

Nous sommes en 1947, le Japon est alors en total reconstruction, à l'état zéro. C'est à ce moment là que Godzilla réapparait et redétruit tout, replongeant le Japon en dessous de zéro ... d'où le titre du film Minus One. Malgré une situation qui parait désespérée au premier abord, le Japon va continuer de se battre. Des citoyens et d'anciens militaires vont se réunir pour continuer de maintenir l'espoir. C'est aussi la revanche des civils sur l'administration en place qui leur a imposé une guerre inutile, avec des missions suicides, un manque de ravitaillement, du matériel obsolète et des soldats laissés à l'abandon. C'est ainsi que Koichi va vouloir se racheter auprès de ses camarades disparus, pour une dernière mission en vue d'une rédemption.

Godzilla Minus One c'est en quelque sorte le Godzilla de 1954 remis au goût du jour, un Godzilla toujours aussi bestial et animal, avec son fameux souffle atomique. Le combat paraît perdu d'avance tant le monstre atomique parait invincible, mais comme le dit le dicton biblique : “Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir”. La vie et l'entraide est le thème central du film, que ce soit Kinji qui refuse la mort et le sacrifice, Noriko qui recueille un enfant qui n'est pas le sien, la voisine Sumiko (Sakura Andō) qui va allaiter cet enfant alors qu'elle a perdu les siens ... la menace est là, mais la vie doit continuer. Kinji est vraiment un antihéros très attachant, car justement très humain. Obsédé dans sa quête de rédemption, il retrouve néanmoins une certaine joie de vivre auprès de Noriko qui est sa petite amie, sans vraiment l'être et auprès du bébé orphelin qui n'est pas le sien, mais dont il se prend d'affection. Il formera une seconde famille avec un petit équipage qui officie sur un dragueur de mines et il retrouvera ce même équipage à la fin pour l'affrontement final avec le monstre.

Nous avons peut-être là le meilleur de tous les Godzilla nouvelle génération, avec le Godzilla (2014) de Gareth Edwards qui ne démérite pas et le Shin Godzilla d'Hideaki Anno dans la catégorie film d'auteur. Le thème du Japon d'après guerre et du choix de la vie y est ici si fort et si bien traité, que le monstre en deviendrait presque secondaire, sauf que ce monstre est purement majestueux et que visuellement c'est très impressionnant au vu du budget alloué (15 millions comme pour Shin Godzilla). En se focalisant sur le traumatisme d'après guerre et en émettant un avis critique sur ses dirigeants, Minus One parvient à se démarquer de la concurrence. Et si le film reste somme toute classique dans son déroulé et dans l'évolution de ses personnages, c'est tellement bien fait que moi j'en redemande ... vivement la sortie de Minus Zéro.

Répondre

Revenir à « Ciné dimanche »