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lessthantod
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Message par lessthantod »

Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

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- "Le Couteau dans l'eau", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1962 -

On a terminé la filmographie de Jean-Marie Poiré. Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski. C'est donc avec curiosité qu'on a commencé avec son premier film : Le Couteau dans l'eau. "Curiosité" car on ne connait quasi rien de lui à part "le pianiste".

Pour ce premier long métrage j'ai trouvé ça moyen. Ma copine, elle, s'est endormie... Non pas parce que c'était nul, juste que le rythme est hyper lent, il ne se passe pas grand chose. Le pitch : "Andrzej, un journaliste sportif, et sa femme Krystyna forment un couple polonais assez fortuné. Ils possèdent un petit yacht sur lequel ils partent faire une croisière un week-end. En se rendant au port de plaisance, ce couple rencontre un étudiant qu'ils prennent en stop. Le passager n'a pour seuls bagages qu'un sac, un couteau à cran d'arrêt et deux blue-jeans. N'ayant rien de précis à faire, l'étudiant accepte la proposition que le couple lui fait de partir avec eux en croisière."

On est témoin de cette virée en yacht... Perso j'ai trouvé ça un peu chiant. Le fond est sympa avec cette relation entre les deux bonhommes, cette différence sociale, la femme au milieu, fragile et forte à la fois etc. psychologiquement il y a matière à réfléchir, c'est très bien. Mais en vrai, je trouve que ça manque de piquant, de scènes fortes, d'un scénario aguichant... En gros, j'ai suivi l'histoire tranquillement mais à la fin je me suis dit : "tout ça pour ça ?". Donc moyen.
J'aime énormément Le Couteau dans l'eau, pour moi c'est déjà l'un des meilleurs films de Roman Polanski. Tout se joue sur la tension psychologique, digne des meilleurs suspenses hitchcockiens.

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Message par Gringos10 »

lessthantod a écrit :
19 juin 2026 16:36
Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
Je l’ai en dvd, mais merci pour l’info, ça pourrait m’éviter de perdre du temps à le chercher ^^
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Message par Gringos10 »

wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski.
Après Woody Allen, Depardieu et maintenant Polanski... décidément, vous les choisissez en fonction de leur casier judiciaire ou quoi ? 😅
C’est qui les prochains? Besson? Bruel? Doillon? :lol:
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Message par dandyboh »

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Message par wiiwii007 »

lessthantod a écrit :
19 juin 2026 16:36
Gringos10 a écrit :
19 juin 2026 10:11
Ça fait un moment que je dois le regarder ce Malle
A vérifier, mais je crois qu'il est encore dispo sur Arte cinéma.
wiiwii007 a écrit :
19 juin 2026 15:37

Image
- "Le Couteau dans l'eau", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1962 -

On a terminé la filmographie de Jean-Marie Poiré. Pour le prochain réalisateur français ma copine a choisi Roman Polanski. C'est donc avec curiosité qu'on a commencé avec son premier film : Le Couteau dans l'eau. "Curiosité" car on ne connait quasi rien de lui à part "le pianiste".

Pour ce premier long métrage j'ai trouvé ça moyen. Ma copine, elle, s'est endormie... Non pas parce que c'était nul, juste que le rythme est hyper lent, il ne se passe pas grand chose. Le pitch : "Andrzej, un journaliste sportif, et sa femme Krystyna forment un couple polonais assez fortuné. Ils possèdent un petit yacht sur lequel ils partent faire une croisière un week-end. En se rendant au port de plaisance, ce couple rencontre un étudiant qu'ils prennent en stop. Le passager n'a pour seuls bagages qu'un sac, un couteau à cran d'arrêt et deux blue-jeans. N'ayant rien de précis à faire, l'étudiant accepte la proposition que le couple lui fait de partir avec eux en croisière."

On est témoin de cette virée en yacht... Perso j'ai trouvé ça un peu chiant. Le fond est sympa avec cette relation entre les deux bonhommes, cette différence sociale, la femme au milieu, fragile et forte à la fois etc. psychologiquement il y a matière à réfléchir, c'est très bien. Mais en vrai, je trouve que ça manque de piquant, de scènes fortes, d'un scénario aguichant... En gros, j'ai suivi l'histoire tranquillement mais à la fin je me suis dit : "tout ça pour ça ?". Donc moyen.
J'aime énormément Le Couteau dans l'eau, pour moi c'est déjà l'un des meilleurs films de Roman Polanski. Tout se joue sur la tension psychologique, digne des meilleurs suspenses hitchcockiens.
En tension psychologique, j'attends autre chose, là je trouve ça trop light. Du coup tu me fais peur, j'espère que ses autres films sont plus à mon gout.

@Gringos : on a failli faire Besson ! Si on attend encore 20 ans, il n'y aura plus personne de clean donc...

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Message par Gringos10 »

C’est fort possible...
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Message par Gringos10 »

En tout cas Polanski c’est du lourd.
Une ordure dans la vie, mais un surdoué dans son art.
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Message par wiiwii007 »

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- "Repulsion", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1965 -

Film de psychopate ^^ Compliqué celui là car il est dans le même délire que le premier c'est à dire lent et avec peu de dialogues. En principe je crains un peu ce style si l'histoire n'arrive pas à me faire oublier ce "vide". Heureusement pour moi, l'histoire m'a plu. Enfin, c'est plus l'ambiance générale qui fait le taff que l'histoire qui au final ne sert qu'à introduire les persos dans un contexte.

Dans ce second film, j'ai vraiment senti un cap de passé. Chaque domaine est maîtrisé : le son est génial, il jongle avec le silence, la musique, les bruitages. Tout est au service de l'image et du contexte. Les acteurs jouent juste (à part 1 ou 2 passages ou les réactions sont un peu à l'ouest selon moi). Il y a pas mal d'idées de plans, c'est assez malin mais surtout, ça sert à chaque fois le propos. Il y a aussi une belle maîtrise du suspens etc.

Bref, c'était vraiment pas mal, j'aurais aimé que ça aille encore plus loin par contre.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater We Need to Talk About Kevin ...

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Sorti en 2011 et réalisé par Lynne Ramsay, We Need to Talk About Kevin est l'adaptation du roman du même nom de Lionel Shriver. Il s'agit ici d'un drame familial, ou plutôt devrais-je dire, une tragédie familiale impliquant un jeune garçon prénommé Kevin qui ne va pas bien, mais alors pas bien du tout. Le film adopte le point de vue de la mère pour montrer les conséquences dans le présent et les évènements dans le passé. Quant au père, il est totalement absent dans l'éducation des enfants, ce qui aura son importance sur les évènements au présent. Et pour raconter tout ça, la réalisatrice Lynne Ramsay utilise une narration éclatée. C'est donc un film qui adopte une narration non linéaire et c'est au spectateur de reconstituer le puzzle.

Kevin (Ezra Miller) est un jeune lycéen qui commet un acte grave. Au début du film, on ne sait pas ce qu'il a fait au juste, mais en tout cas il est en prison pour ça. La mère Eva (Tilda Swinton) est en pleine dépression, elle boit beaucoup de vin rouge et s'abreuve de médicaments. Et pour cause, elle est rejetée par le voisinage et est conspuée par les habitants de cette petite bourgade qu'elle n'a pas quitté, pour rester auprès de son fils qu'elle visite tous les lundi en prison. Elle va alors se remémorer tout son passé à partir de sa rencontre avec Franklin (John C. Reilly) le père de Kevin. On verra la conception du fils, son éducation, la naissance de la petite sœur prénommée Célia (Ashley Gerasimovich) et bien sûr les évènements qui font que Kevin est désormais en prison.

We Need to Talk About Kevin c'est une véritable descente en enfer. C'est même une double descente en enfer, puisqu'Eva va tout perdre et qu'en plus elle va devoir continuer de vivre avec ce fardeau. Eva va essayer de savoir où ça a dysfonctionné dans l'éducation de Kevin. Elle se sent terriblement coupable et porte toute la responsabilité sur elle. Et pour cause, le père lui n'est jamais là. Il a le beau rôle et confie l'éducation de Kevin à sa femme. Par petites brides, on va voir tout ce qui cloche dans la tête de Kevin. C'est un gamin manifestement surdoué, mais asocial, il hurle tout le temps, ne veut pas aller au pot et en grandissant il n'a de cesse de provoquer sa mère. Au contraire, il se montre très aimant avec son père, les rares moments où il est présent. Bref, on ne sait pas trop pourquoi, mais toujours est-il que Kevin déteste sa mère. C'est quoi le problème avec Eva, c'est parce qu'elle n'a pas réussi à créer du lien avec son fils ? Qu'est-ce qui a engendré ce "monstre" ? Est-ce que le "monstre" est inné ou non ? C'est à nous spectateur de nous en faire notre propre idée.

Alors, c'est difficile de continuer de parler de ce film sans en dévoiler le nœud dramatique principal. Si Kevin est en prison, c'est parce qu'il a commis une tuerie dans son lycée avec son arc. Cet arc a toute son importance, puisqu'on verra comment lui est venu sa passion pour le tir à l'arc (la lecture du conte Robin de Bois avec sa mère) et comment il s'est procuré cette arme léthale (un cadeau du père). Le film va alors chercher à sonder la psychologie de Kevin, à travers ces longs silences qui en disent long (les visites en prison durant lesquelles aucun mot n'est prononcé) et à travers le visage de Kevin cadré en gros plan (la cible du tir à l'arc qui se reflète dans son œil). Dés la conception de Kevin, on sent qu'il y a quelque chose qui cloche. Était-il désiré ? Probablement que non. L'origine du mal est peut-être là, ce qui est symbolisé tout le long du film par la couleur rouge, le rouge des sauts de tomates, le rouge de la peinture jetée sur sa maison, le rouge de la confiture à la fraise ... et bien sûr le rouge du sang lors de la tuerie.

C'est terrible, parce qu'Eva est seule maintenant et se rejette la faute sur elle même. Mais qu'en est-il du père ? Il prend tout le temps le parti du fils et il n'est là que pour passer du bon temps avec lui (des parties de jeux vidéos sur la N64). Il minimise les problèmes, comme lorsque Kevin saccage la pièce de sa mère à coup de pistolet à peinture. C'est peut-être bien là d'où vient le problème, d'un manque de communication entre les deux parents ... d'où le titre du film We Need to Talk About Kevin. Et si on ressort à ce point marqué par le visionnage de ce film, on le doit beaucoup aux acteurs têtes d'affiche. Tout d'abord, Tilda Swinton est comme à son habitude impressionnante, elle se donne corps et âme dans ce rôle déchirant. Quant à Ezra Miller, il porte en lui ce regard très dur et on peut même se demander si ce rôle n'a pas alimenté ses soucis psychologiques par la suite, à moins que ce ne soit que la célébrité qui l'ait fait vrillé ?

Bref, We Need to Talk About Kevin est un film à ne pas conseiller à tout le monde, un film très dur et très éprouvant, sans la moindre lueur d'espoir. En ce sens, le film de Lynne Ramsay me fait beaucoup penser au cinéma de Darren Aronofsky. En tout cas, vous serez prévenu, ce n'est pas un film à voir si en ce moment vous êtes au fond du trou ... et pourtant, je ne peux pas m'empêcher de le conseiller à tout le monde.

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Message par wiiwii007 »

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- "Nathalie...", réalisé par Anne Fontaine, sorti en 2003 -

J'ai trouvé le pitch de départ totalement claqué : une femme trompée engage une prostituée pour que celle-ci couche avec son mari dans le but de connaître en détails leurs ébats... C'est pas passé. Je ne comprends pas le délire. Du coup ça m'a dérangé tout le long du film, surtout que je trouve les deux femmes assez mauvaises dans leurs rôle : intonation, diction, ça m'a saoulé. En plus, le côté téléfilm TF1 est assez présent.

Bref, c'était pas pour moi.

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Message par Antarka »

Est-ce qu'on voit les boobs d'Emmanuelle ?
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Message par wiiwii007 »

Je sais pas si ce sont réellement les siens, mais oui on les voit ^^

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Message par Antarka »

Ça peut pas être totalement nul alors
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Message par wiiwii007 »

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- "San-Antonio", réalisé par Frédéric Auburtin, sorti en 2004 -

Bon... Que dire ^^

Je ne connais pas les romans policiers dont le film est tiré donc je ne juge rien de tout ça. J'ai juste à dire que j'ai pas trouvé ça à mon gout. L'humour ne me fait pas rire, j'aime pas les persos, je trouve Depardieu dégueulasse dedans, les blagues sexuelles tout le long m'ont plus dérangé qu'autre chose... Bref, c'était pas pour moi. Ah si !!! J'ai bien aimé la BO, un beau travail ! C'est le seul domaine qui s'en sort très bien.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Vice ...

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Sorti en 2018 et réalisé par Adam McKay, Vice est un biopic politique très engagé et complètement irrévérencieux. Le titre du film a une double signification, Vice pour vice président et Vice pour le vice des hommes politiques. Aprés The Big Short (2015), Adam McKay récidive et signe de nouveau un biopic sur un sujet épineux. Vous remplacez le monde de la finance par le monde politique et vous obtenez Vice. Et comme dans The Big Short, il essaie d'expliquer des notions compliquées par des moyens cinématographiques (personnages qui brisent le quatrième mur) et avec une bonne dose d'humour aussi. Nous sommes donc en terrain connu.

Nous allons suivre l'ascension politique de Dick Cheney (Christian Bale) qui fut le vice président des Etats-Unis durant les deux mandats successifs de George W. Bush (Sam Rockwell), de 2001 à 2009. On verra notamment quel fut son rôle dans la gestion de l'attentat sur les deux tours du World Trade Center (9/11) et durant la guerre en Iraq. Nous verrons également le rôle de l'épouse de Dick Cheney, Lynne Cheney (Amy Adams), ainsi que de son mentor et ami dans le milieu politique, Donald Rumsfeld (Steve Carell). Nous avons aussi la présence des deux filles de Dick Cheney, l'ainée Liz (Lily Rabe) qui lui succèdera dans l'état du Wyoming et la plus jeune Mary (Alison Pill) qui est lesbienne (chose très mal vue dans le Wyoming).

Le film s'ouvre sur le préambule suivant : Dick Cheney est l'un des hommes politiques les plus secrets au monde, mais le film retranscrit bien des faits réels ("c'est qu'on a sacrément bien bossé, bordel !"). Alors bien sûr, certains faits sont dramatisés ou sont supposés avoir eu lieu, mais dans l'ensemble tout est vrai ... et c'est bien ça qui est le plus effrayant ! Il est maintenant avéré que lorsque George W. Bush était président des Etats-Unis, c'était Dick Cheney qui tirait les ficelles du pouvoir. C'est Dick Cheney, le conservateur, qui poussa en interne pour envahir l'Irak. C'est d'ailleurs le principal investigateur des deux guerres en Irak sous l'ère Bush père puis fils. C'est également lui qui força Colin Powell (Tyler Perry) à prononcer un discours devant l'ONU qu'il regrettera amèrement.

Mais le film ne se contente pas de revenir uniquement sur la période George W. Bush, il montre également l'ascension de Dick Cheney dans les couloirs de la maison blanche. Tout commence en fait dans les années 60. On nous présente un jeune Dick Cheney alcoolique, bagarreur, viré de Yale ... on n'imagine pas une seule seconde que ce parfait looser puisse devenir un jour l'homme le plus puissant du monde. Mais bon, c'est ça le American Dream, n'importe qui, y compris un abrupti lambda, peut atteindre des sommets. Et si on y réfléchit bien, c'est la même chose avec Donald Trump. Si on nous avait dit il y a trente ans, qu'un jour il deviendrait président des Etats-Unis et ceci pour deux mandats, on lui aurait rit au nez.

Mais comment, me direz-vous alors, ce parfait abrupti a-t-il pu à ce point gravir les échelons ? Eh bien, il le doit en grande partie à son épouse. C'est elle qui va le remettre sur le droit chemin, car ce n'est pas la vie qu'elle envisageait et encore moins celle qu'elle ambitionnait. C'est donc par amour pour sa femme, qu'il va reprendre sa vie en main et arrêter de faire des conneries. L'amour qu'il porte à sa femme et à sa famille, c'est bien la seule chose qui puisse le rendre attachant et sympathique. Dick va alors s'intéresser à la politique, comprendre comment ce monde fonctionne au côté de son mentor Donald Rumfeld. Petit à petit, il gravit les échelons du pouvoir pour accéder aux postes de décision, d'abord dans le cabinet de Nixon durant la période du Watergate. Suivrons ensuite la présidence de Gérald Ford, la défaite face à Jimmy Carter le démocrate, puis le retour au pouvoir des républicains avec Ronald Reagan ... et ainsi de suite jusqu'à la présidence de George W. Bush.

Vice nous propose donc un cours d'histoire des Etats-Unis, des années 60 jusqu'en 2009 et c'est passionnant. On voit comment les conservateurs et les démocrates se succèdent au pouvoir, les uns défaisant les avancées progressistes des autres. L'exemple le plus édifiant, c'est quant Jimmy Carter met des panneaux solaires sur la maison blanche, message fort en faveur de l'écologie. Mais lorsque Ronald Reagan lui succède, son premier réflexe, c'est d'enlever les panneaux solaires. Le film prend clairement parti pour les démocrates et ne va pas plaire aux conservateurs (chose confirmée dans une scène post générique). Et puis, il y a George W. Bush, le looser magnifique et le parfait petit pantin de Dick Cheney. Dick Cheney va alors œuvrer dans l'ombre du président, pour faire en sorte que les Etats-Unis rentrent en guerre contre l'Iraq à la sortie des attentats du 11 septembre ... tout ça, bien sûr, pour satisfaire des intérêts financiers, Dick Cheney s'étant associé à des complexes pétroliers. Tout ça, c'est édifiant !

Bref, Vice est un film coup de poing qui égratigne avec bonheur la politique américaine de ces cinquante dernières années. C'est irrévérencieux, politiquement incorrect et très originale dans la façon dont c'est raconté. En effet, tout nous est raconté de la bouche de Kurt (Jesse Plemons) qui joue ici le rôle du narrateur. Ce n'est qu'à la fin film que nous est révélé la réelle identité du narrateur, identité qui nous laisse sans voix ...
► Afficher le texte
Pour finir, mention spéciale pour Christiane Bale, non seulement pour sa transformation physique, mais aussi et surtout pour sa posture et son phrasé qui collent parfaitement avec son modèle. Sa performance est à ce point prodigieuse, qu'on oublie l'acteur pour ne voir que l'homme politique. On entre dans la tête de Dick Cheney, qui tire les ficelles du pouvoir de manière diabolique pour ne laisser derrière lui que le chaos. Avec sa politique ultra-conservatrice et agressive, cet homme a en effet laissé son empreinte indélébile sur un monde laissé au bord du précipice et qui par ailleurs en porte toujours les stigmates aujourd'hui. Bravo monsieur Adam McKay pour ce film remarquable et remarqué.

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Message par lessthantod »

Ce week-end je suis allé voir La Bataille De Gaulle - Partie 1 : L'âge de fer ...

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Réalisé en deux partie par Antonin Baudry, La Bataille De Gaulle est le gros blockbuster français de cet été 2026. La première partie intitulé L'âge de fer se concentre sur les évènements survenus durant la seconde guerre mondiale entre 1940 et 1942, tandis que la seconde partie abordera la suite de l'histoire entre 1942 et 1944. Il s'agit seulement du second film d'Antonin Baudry après Le Chant du loup, un film de sous-marins sur fond de géopolitique plutôt bien fichu. Cette fois-ci, il s'attèle à l'adaptation d'une biographie du général De gaulle de l'historien anglais Julian T. Jackson.

Nous sommes en 1940 et la France de Pétain a capitulé face à l'Allemagne nazie. Nous allons suivre Charles de Gaulle (Simon Abkarian) qui se rend alors à Londres pour rencontrer Winston Churchill (Simon Russell Beale), ceci afin d'établir un gouvernement parallèle, celui de la France libre. Il exprime alors son refus de l'armistice et lance l'appel du 18 juin depuis la radio de Londres pour continuer le combat contre le Troisième Reich. Le film va alors montrer comment le général Charles de Gaulle va rentrer dans l'histoire. Il obtient le soutien de Churchill et s'entoure d'hommes prêt à tout pour la France libre, comme le capitaine Koenig (Benoît Magimel), le général Leclerc (Niels Schneider) et "l'homme de confiance du général" René Pleven (Loïc Corbery). Leur première mission sera de rallier le Tchad et le Cameroun à la cause de la France libre.

En parallèle, nous allons également découvrir le destin de Fernand Bonnier de La Chapelle (Florian Lesieur) un jeune lycéen qui, lui non plus, n'accepte pas la défaite. Il va vouloir se révolter contre le pétainisme et se rend alors sous l'Arc de Triomphe, mais il n'y a personne mis à part lui et la tombe du soldat inconnu. Malgré cet évènement inutile, il persévère dans ses convictions et aura sa revanche le 11 Novembre 1940 avec la révolte étudiante qui rassemble cette fois-ci de nombreux lycéens et étudiants. Il rentre alors dans la résistance avec deux de ses camarades de classe, Pierre (Chaïm Feroleto) et sa sœur Livia (Anamaria Vartolomei). Ils croiseront plusieurs figures de la résistance, dont Jean Moulin au détour d'un train. Précision nécessaire, si Fernand a réellement existé, Pierre et Livia sont deux personnages fictifs, symboles de plusieurs figures de la résistance.

Avec La Bataille De Gaulle, Antonin Baudry prend le parti pris contraire du Chant du loup qui était un film minimaliste et en huit-clos. La Bataille De Gaulle est au contraire un film à gros budget qui veut en mettre plein la vue et dans lequel on voyage beaucoup d'un lieu à l'autre. Chaque situation s'ouvre sur un insert d'images d'archive et l'effet est très efficace, comme si on plongeait dans les vraies archives de la seconde guerre mondiale. On a aussi de grands moments de bravoure, comme la bataille de Bir Hakeim dans le désert de Lybie, avec les troupes du général Kœnig qui résistent durant treize jours et treize nuits aux attaques des allemands, pourtant bien plus nombreux (3000 hommes contre 30 000).

Antonin Baudry nous montre comment un homme seul contre tous, isolé et contesté, parvient malgré tout à unir les forces de la France libre autour de lui. Lorsqu'il se rend à Londres pour rencontrer Churchill, il n'est presque rien aux yeux du monde. Déchu de sa nationalité, condamné à mort par Pétain, il parvient malgré tout à convaincre Churchill de lui accorder son soutien. Il va alors constituer une petite équipe autour de lui pour mener à bien la résistance. Petit à petit, il gagne la confiance de Churchill, mais chaque maigre succès s'accompagnent d'énormes échecs, de déceptions et de mises à l'écart forcées. Le film montre avec beaucoup de justesse à quel point le général De Gaulle est esseulé au sein même de la coalition.

A l'image du général De Gaulle, Fernand lui aussi se sent esseulé dans une France jusqu'alors majoritairement pétainiste. Mais ça, ça va rapidement changer. Rejetant l'armistice, il participe à la manifestation étudiante du 11 novembre 1940 devant l'Arc de Triomphe, avant de rejoindre la zone libre en passant clandestinement en Afrique, vers Alger. L'arc narratif sur Fernand est de mon point de vue beaucoup moins prenant que celui centré sur le général De Gaulle. On passe du Général à Fernand, sans réellement y voir du lien. Les deux histoires sont trop déconnectées entre elles et l'intrigue centrée sur Fernand connait un gros ventre mou lorsqu'on arrive à Alger. Le récit fait alors du surplace, jusqu'au rebondissement final avec l'assassinat de l'amiral François Darlan (Mathieu Kassovitz) qui est un vrai électrochoc.

Bref, si cette partie 1 de La Bataille De Gaulle est inégale, elle n'en reste pas pour le moins réussie. Le rythme du film est haletant, on a pas une seule seconde pour souffler. Je ne suis pas professeur d'histoire, mais il me semble que tous les événements et tous les personnages de cette grande histoire semblent être parfaitement bien traités et véridiques. D'un point de vue purement historique, le film ne semble souffrir d'aucun défaut. D'un point de vue purement cinématographique, le film est franchement prenant et captivant, même si Antonin Baudry ne prend pas beaucoup de risques. Le récit coche toutes les cases du blockbuster à l'américaine et les enjeux ne sont pas vraiment incarnés par sa mise en scène. Quant à l'interprétation de Simon Abkarian, elle est à la limite du caricatural ... mais en même temps, qu'est-ce que c'est bon ! Et puis, ça permet d'iconiser le personnage du général De Gaulle, même si certaines répliques semblent sortir d'une BD ("Mon colonel, c’est la débandade ! – Ai-je l’air de débander ?"). Ce léger too much à tous les étages confère au film un certain cachet, pas désagréable. Au final, j'ai été happé par le métrage et signe rassurant, je n'ai pas vu le temps passer pendant les presque 2h40 du film.

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Message par Gringos10 »

Il paraît que c’est très romancé (mais c’est déjà le cas de la "légende" de DeGaulle), en tout cas ça a l’air impressionnant et ça donne envie.

La partie 2 sort quand ?
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Message par BeyondOasis »

Gringos10 a écrit :
23 juin 2026 23:49
Il paraît que c’est très romancé (mais c’est déjà le cas de la "légende" de DeGaulle), en tout cas ça a l’air impressionnant et ça donne envie.

La partie 2 sort quand ?
Dans 1 mois

J'ai bien envie d'aller le voir ce film là

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Message par lessthantod »

La partie 2 sort dans 2 jours, pour profiter à fond de la fête du cinéma.

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Message par Gringos10 »

Cool! Foncez au ciné profiter de la clim, tous ceux qui disent que c’est trop cher ;)

En plus il y a plein de bons films, Michael, disclosure day, toy story, de gaulle, etc ....
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Message par wiiwii007 »

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- "Wanted", réalisé par Brad Mirman, sorti en 2003 -

Mouai... Encore un film que je trouve très moyen. Depardieu a joué dans énormément de comédies "à la con". Encore une fois dans ce "Wanted" c'est pas jojo. J'ai trouvé le début totalement nul, avec cette brochette d'acteurs qui ne m'a pas du tout convaincu à cause, entre autre, des doublages vraiment relous. A partir du milieu c'était mieux... A peine...

Vivement les bons films car là ça commence à faire beaucoup.

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Message par Gringos10 »

Ce casting de ouf quand même... pour une belle merde.
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Message par dandyboh »

Depardieu / Hallyday / Renaud, le casting de l'horreur...
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Antarka
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Message par Antarka »

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Message par lessthantod »

Je viens de mater Que la bête meure ...

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Sorti en 1969 et réalisé par de Claude Chabrol, Que la bête meure est un revenge movie à la française. On connaissait les revenge movie à la coréenne et à l'américaine, mais avant eux il y avait Claude Chabrol. Il s'agit de l'adaptation d'un roman du même nom de l'écrivain anglais Nicholas Blake. On peut rapprocher ce film du Boucher (1970) du même réalisateur et toujours avec Jean Yanne qui, décidément, joue terriblement bien les salopards. On pense aussi au Vieux Fusil (1975) de Robert Enrico, un autre film de vengeance très éprouvant. Claude Chabrol oblige, Que la bête meure est un film dur, éprouvant et à l'atmosphère pesante (le ciel gris de la Bretagne y joue pour beaucoup aussi). L'ambiguïté des sentiments sera également au centre du film.

Que la bête meure s'ouvre sur une scène d'introduction choc. On y voit un enfant être renversé par une voiture conduite par Paul Decourt (Jean Yanne). A ses côtés, sur le siège avant, se trouve Helene Lanson (Caroline Cellier) dans un état second. Paul n'en a que faire et lui jette d'un sang froid "t'as gueule" et accélère pour fuir les lieux du crime. Nous découvrons ensuite Charles Thenier (Michel Duchaussoy) le père de l'enfant et écrivain veuf. Voyant que la police est impuissante, il va enquêter de son côté jusqu'à retrouver le criminel qui a tué son fils. Son enquête, menée durant plusieurs mois, lui a permis de remonter jusqu'à Hélène, la belle sœur de Paul. Il va séduire Hélène pour gagner sa confiance et devient même son amant. Quant à Paul, il apprend qu'il est garagiste en Bretagne. Son plan est simple, se rendre en Bretagne avec Hélène pour retrouver le criminel de son fils et le tuer, d'où le titre du film Que la bête meure.

En se rapprochant d'Hélène pour mettre à exécution son plan, Charles va peu à peu se rendre compte qu'il tient à elle et même qu'il l'aime. L'homme calculateur et assoiffé de vengeance s'adoucit en sa présence. Qui plus est, en côtoyant Paul, la bête, il finit par comprendre que lui et Hélène (pour rappel, sa belle sœur) ont eu une relation. Cet homme est parfaitement détestable, mari infidèle, homme rustre et vulgaire, odieux avec sa femme Jeanne (Anouk Ferjac) et son fils Philippe (Marc Di Napoli). On a donc l'opposition entre Charles un être déshumanisé qui a perdu tout désir de vivre et qui n'est animée que par la soif de vengeance et Paul qui lui au contraire est très humain, un être humain abjecte certes, mais un être humain tout de même. La confrontation se mue en tragédie grec, avec le fils qui rentre dans l'équation, car lui aussi veut tuer son père. Que la bête meure ... mais qui doit tuer la bête ? Le fils ou Charles ?

Jean Yann est ici fabuleux dans le rôle de la bête, personnage détestable au possible, immonde crapule, violent, sadique et imbu de lui même. Il en fait des tonnes, certes ... mais qu'est-ce que c'est bon ! D'ailleurs, il jouera de nouveau ce type de personnage, mais avec des notes plus romantiques, dans Le Boucher du même Chabrol. Michel Duchaussoy, qui lui fait face, est parfait dans un jeu plus sobre, tout en retenue. On s'attache d'autant plus à lui qu'il est mué de sentiments contradictoires, sa haine pour la bête et son amour pour Hélène. Hélène justement, est incarnée par la magnifique Caroline Cellier alors actrice débutante. Elle est sublime en blonde hitchcockienne. J'ai d'ailleurs mis du temps à la reconnaitre.

Bref, Que la bête meure est un très grand Chabrol, un film extrêmement pessimiste jouant parfaitement sur l'opposition de style entre ses deux acteurs Michel Duchaussoy et Jean Yanne. L'atmosphère est lourde, dérangeante, presque insoutenable pour un soutenir un scénario absolument diabolique. On retiendra toutes ces scènes magistrales (le repas qui précède l'arrivée de la bête, la balade en mer, le bord de la falaise, l'apparition de Maurice Pialat en commissaire de police ...), mais aussi et surtout un méchant qu'on adore tous détester.

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Message par wiiwii007 »

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- "36 quai des Orfèvres", réalisé par Olivier Marchal, sorti en 2004 -

Ah enfin, un bon film avec depardieu ! Ca faisait un bail ^^

Un polar sur fond de faits réels. Le pitch de départ : "Dans la région parisienne, des transports de fonds sont attaqués. La hiérarchie des polices exacerbe la concurrence entre le patron de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), Léo Vrinks, et celui de la Brigade de répression du banditisme (BRB), Denis Klein, pourtant anciens amis : le poste de directeur du 36, quai des Orfèvres récompensera celui qui arrêtera le gang responsable de ces attaques armées violentes. Les deux hommes n'hésiteront pas à user de moyens illégaux pour réussir."

Cette intro n'envoie pas forcément du rêve, mais c'est un départ, la suite devient bien plus intéressante. Pour ça il faut de bons acteurs, et le duo Daniel Auteuil/Gérard Depardieu fonctionnent très bien. Mais les seconds rôles sont aussi au rendez vous... la plupart du temps. Si je devais émettre une ou deux critiques sur ce film je parlerais du son et d'une ou deux maladresses scénaristiques (genre le flic qui se fait arrêter sans jugement, c'est très limite). Le son c'est à cause de la musique qui est constante, il y a très peu de temps mort (voir jamais) et souvent le mixage (musique/voix/bruitage) n'est pas optimum donc on entend pas forcément tous les dialogues correctement. C'est dommage car la BO est très bonne. M'enfin, ce n'est pas très important car ça ne m'a pas vraiment dérangé, à peine gêné.

Au final, j'ai beaucoup aimé le film.

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Message par lessthantod »

Le meilleur film d'Olivier Marchal et de très loin.

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Message par Gringos10 »

Un de mes films français préférés. Je l’ai regardé un paquet de fois celui-là, j’adore!
Depardieu et Auteuil sont habités, un duel de monstres, les seconds rôles très bons aussi. La mise en scène de Marshall est parfaite. Et j’ai kiffé le montage avec le son, justement, pas de temps mort, on est proche de l’opera baroque ou de la tragédie grecque. L’ancien flic devenu réalisateur a tout donné sur ce film, dommage qu’on ne l’ait pas revu aussi flamboyant par la suite, même si il y a euquelques trucs intéressantes.
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Message par lessthantod »

Je viens de mater Le Boucher ...

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Sorti en 1970 et réalisé par Claude Chabrol, Le Boucher mélange les genres, le drame, le thriller et la romance. C'est la seconde collaboration fructueuse entre le maître de la Nouvelle Vague et l'acteur Jean Yanne, à peine un an aprés Que la bête meure. On y retrouve également Stéphane Audran, l'actrice fétiche et épouse de Claude Chabrol à cette époque. Le Boucher joue beaucoup sur une ambiance angoissante et sur les faux semblants. En cela, c'est peut-être bien le plus hitchcockien de tous les films de Claude Chabrol.

Dans Le Boucher, c'est Jean Yanne qui interprète le boucher du petit village. Popaul, c'est son p'tit nom, va alors s'éprendre de l'institutrice interprétée par Stéphane Audran. C'est un peu compliquée car mademoiselle Hélène ne veut pas retomber amoureuse. Elle était amoureuse, mais ne l'est plus et préfère désormais rester seule. Quant à Popaul, il traine son spleen derrière lui. C'est un ancien militaire ayant connu deux terribles guerres, en Algérie et en Indochine. Bref, ce n'est pas simple pour nos deux âmes blessées, qui ont bien du mal à se rapprocher. Popaul aimerait bien que leur relation amicale aille plus loin, mais c'est peine perdue devant la résistance d'Hélène.

En parallèle, le petit village est touché par une série de meurtres, des féminicides. La police piétine dans son enquête et tout le village vit dans la peur. Même si elle garde son sang-froid, Hélène s'interroge et finit par avoir des suspicions, suspicions qui se confirment après le second meurtre. Un objet personnel retrouvé sur les lieux du crime laisse planer un doute sur l'implication du boucher dans cette série de meurtres. La tension va alors monter crescendo entre Hélène et le boucher ...

Le Boucher est un film oppressant, au rythme très lent et à l'ambiance très travaillée. C'est également un film très écrit, très verbeux et avec beaucoup de non dits. La grandeur du film se voit dans tous ces petits détails que l'on retrouve dans l'écriture et dans la mise en scène du film. Chaque réplique est ciselée avec des scènes de dialogues qui se répondent les unes aux autres. Ce sont des personnages simples, l'institutrice, le boucher du village, les villageois, les enfants qui vont à l'école ... mais ce qui devrait être simple, n'est pas si simple que ça. On a le traumatisme des deux guerres qu'a connu Popaul et Hélène qui sort d'une déception amoureuse, deux blocages ou obstacles majeurs dans la relation entre nos deux tourtereaux. Sur le papier, ces deux là sont faits pour se rencontrer, mais sur le papier seulement.

Bref, Le Boucher est un film bien plus complexe qu'il en a l'air. L'enquête policière n'est pas le sujet qui nous intéresse ici. Il ne fait guère de doute que le boucher est impliqué dans les crimes au couteau. Non, l'intérêt est ailleurs, dans la relation trouble qu'entretient l'institutrice avec le boucher. Il a beau être un monstre au fond de lui, on ne peut pas s'empêcher de s'attacher au boucher et la prestation de Jean Yanne y est pour beaucoup. Même la belle Stephane Audran ne peut y rester sensible. Au final, Le Boucher s'avère être l'un des meilleurs thrillers que peut nous offrir le cinéma français, digne d'un Hitchcock.

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Message par wiiwii007 »

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- "Cul-de-sac", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1966 -

Je vais surement encore me faire des ennemis mais : j'ai pas du tout aimé ^^ C'était une putain de purge sa mère... J'aime pas les films comme ça. J'ai rien aimé : ni les acteurs, ni le son dégueulasse, ni l'histoire, ni le délire, ni la psychologie des persos, ni la logique complètement claquée... Bref, j'ai eu l'impression de perdre mon temps.


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- "Back to the Future Part III", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 1990 -

Idem que pour les deux autres : génial. J'ai tendance à le mettre un poil en dessous des deux autres mais à chaque fois que je le revois à chaque fois je suis sous le charme. J'aime l'ambiance qu'il y a dedans, j'aime voir le doc gaga et je trouve Thomas F. Wilson au top dans celui là ^^

Bref, une bien belle fin de trilogie.


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- "In the Name of the Father", réalisé par Jim Sheridan, sorti en 1993 -

Belle tarte dans la gueule celui là. Je m'y attendais car Gringos m'en parle depuis un moment, mais même avec avertissement je me suis laissé cueillir ^^ Quelle histoire... Quelle performance des acteurs... Daniel Day-Lewis est génial, on touche à la perfection. Son perso est profond, il évolue tout le long du film, c'est tellement violent. Et dire que c'est une histoire vraie, cette catastrophe, ya rien qui va. Quelle honte, l'humain peut vraiment être une sale merde.

Je parle de Day Lewis car il crève l'écran, mais tous sont très bons : le père, l'avocate, les détenus, l'inspecteur... Tous sonnent juste. La réalisation/montage idem : la pression, la folie qui monte, les changements de comportements... Tout est parfaitement retranscrit à l'écran.

Enfin bref, on a tous (l'ado et ma copine) adoré le film. L'ado n'a capté qu'à la fin que c'était une histoire vraie, c'est surtout à ce moment là qu'il a été choqué.

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Message par lessthantod »

Je viens de mater La Femme infidèle ...

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Sorti en 1969 et réalisé par Claude Chabrol, La Femme infidèle précède de peu Que la bête meure (1969) et Le Boucher (1970) tous trois sortis en l'espace d'un an à peine. On y retrouve Stéphane Audran, l'actrice fétiche et épouse de Claude Chabrol à cette époque, ainsi que Michel Bouquet qui incarne ici son double à l'écran. On y retrouve également le petit gamin blond percuté par Jean Yanne dans Que la bête meure. Ici, il joue l'enfant du couple interprété par Stéphane Audran et Michel Bouquet. Claude Chabrol oblige, il s'intéresse ici, une fois de plus, à la bourgeoisie parisienne, montrant un couple à la dérive.

Tout est dit dés la scène d'ouverture. Nous sommes en campagne dans la propriété d'une famille aisée. Hélène (Stéphane Audran) discute souvenirs avec sa belle mère, histoire d'établir des relations amicales avec elle. Et puis, il y a le mari Charles (Michel Bouquet) qui débarque tout souriant avec son fils qui apporte un beau bouquet de fleurs à sa grand mère. Tout semble aller pour le mieux dans cette famille idyllique de la petite bourgeoisie. Mais voilà qu'un élément va perturber ce tableau idyllique. Alors que le mari raccompagne sa mère à sa voiture, celle-ci a oublié ses lunettes. Ni une ni deux, il court les chercher dans la maison et surprend sa femme au téléphone. Détails important, il ne semble rien remarquer d'étrange à cela, si ce n'est que sa femme, quant à elle, semble très troublée et mal à l'aise dans cette situation. Elle prétend que c'est une erreur de numéro, mais on sent bien qu'elle ne dit pas la vérité. Lui ne remarque rien, mais elle, elle se comporte comme si elle avait été prise la main dans le sac.

Hélène et Charles sont mariés et en couple depuis un certain remps, en atteste les photos du mari en noir et blanc qui datent de leur première rencontre et où il semble avoir vingt ans de moins. Ils se sont installés dans la routine, dans le calme de la campagne (et dans l'ennui aussi), avec l'éducation du fils qui semble être la seule chose qui puisse encore tenir leur couple. La BO renforce cette impression, une musique classique très monotone. Charles se dit qu'il doit ranimer son couple et propose à sa femme d'aller en boite de nuit un de ces soirs. Ils passent une très bonne soirée avec leurs amis, mais rien n'y fait, c'est trop peu, trop tard, pour ranimer la flamme dans leur couple. Qui plus est, il n'arrive pas à dormir le soir, il est troublé. Ni une ni deux, il décide d'engager un détective privé pour enquêter sur l'emploi du temps de sa femme, la faire suivre et découvrir si elle a un amant. Et bien évidemment, les craintes sont vérifiées. Hélène a un amant, un écrivain Victor Pegala (Maurice Ronet) à qui elle rend visite régulièrement dans son appartement de Neuilly.

Dans la vie de ce couple de bourgeois, tout est lisse en surface, pas la moindre anicroche en vue. Et pourtant, si on y fait bien attention, il y a des signes trompeurs, comme quand le fils pique une crise de nerfs lorsqu'il ne retrouve pas l'une des pièces de son puzzle. Il y a aussi une importante place donnée à l'ennui dans ce film, un ennui lancinant, dans un état d'oisiveté et une vie qui ne semble pas bien trépidante. Le constat est simple, ce couple s'aimait, mais ne s'aime plus, alors sa femme va voir ailleurs. Et si elle le trompe, c'est parce qu'il la délaisse ...
► Afficher le texte
Et si La Femme infidèle est considéré comme l'un des meilleurs films de Claude Chabrol, il le doit beaucoup à la conclusion de toute cette histoire qui est juste brillante ...
► Afficher le texte
La Femme infidèle est un très bon Chabrol et comme bien souvent avec lui, c'est une étude de la bourgeoisie, avec ce couple qui se maintient sur un équilibre précaire, entre sécurité et étouffement. En cela, le trio têtes d'affiche est parfait, avec Stéphane Audran plus belle que jamais, ainsi que Michel Bouquet et Maurice Ronet qui jouent tellement bien le mari trompé et l'amant séducteur. Bref, La Femme infidèle est un drame fort et intense, qui prend son temps, peut-être un peu trop son temps, mais qui parvient tout de même à nous maintenir sous pression de bout en bout.

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Message par Gringos10 »

Pas encore vu la femme infidèle. Il est dans ma pile...

@wiiwii007 , c’est le deuxième film de la trilogie irlandaise du duo sheridan-lewis, tu verras, les deux autres sont violents aussi.
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darktet
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Message par darktet »

Vu un films des plus anecdotiques de l'histoire du cinéma français

-C'est nul
-C'est pompeux
-C'est prétentieux
-Les dialogues de la branlette mental .Rare d'avoir des mots si sophistiqués,si soi disant érudits, c'est si insipide ,le fond est d'un classique.
Que l'histoire soi classique pourquoi pas .Mais faut faire voyager le spectateur.la c'est le contraire.
-Rien ne va, toutes les scènes sont chiantes du début a la fin du film.Y'a même pas une scène qui pourrait être au dessus ...en 1 h 24.
-L'acting est très moyen.Gerra est pour moi un super Imitateur,mais en acting mon dieu^^

Il y a pourtant deux gars qui cartonnent niveau populaire
-P.Arditi
-L.Gerra

Ne regardez jamais ce Film !




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AUTRE CRITIQUE

Je suis pas un grand cinéphile,et pourtant assez bon public

PROJET DERNIERE CHANCE


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-J'adore le genre SF
-les blocks busters,bah vu que je regarde pas 100 000 films ça me va.

Project dernier chance
j'ai pas aimé.
ça n'engage que moi .pourquoi ?

-Niveau scénario ,le but de voyager a 11 années lumières..pour comprendre pourquoi c'est la seule étoile qui meurt pas dans la galaxie.rien compris
-le voyage stellaire avec la puissance "astrophage" ok ,mais ça match pas chez moi.
-L'intrigue,l'enjeu de l'humanité ,je trouve cela mal amené.En gros c'est pas épique du toutpour moi.(un armageddon le film c'est nul ,je trouve cela plus intense)
aurai fallu montrer,souligner plus pourquoi l'humanité se meurt.la on en sait rien,pas d'image,pas de scènes pourquoi la vie terrienne souffre.
-C'est encore très subjectif,mais l'acteur Ryan Gosling,je le trouve pas très bon en acting,et il est pourtant très fort par sa filmographie,mais je ne sais chez moi ça passe pas du tout.
-C'est moi ou c'est mal Filmé ? pour les 100 aines de millions dépensés,c'est pas très beaux niveau FX.C'est même assez flou parfois .Sur la planète, "adrianne" c'est même moche" Le design des vaisseaux c'est fait exprès ? parceque ils sont trop laids!
-les scènes d'action,c'est mauvais,pas intenses.
-Un film ne doit pas être réaliste,j'entends bien,sinon on se fait chi...mais la quand même,on critique "Interstellar" pour son manque de réalisme,mais la c'est 300 pour cent moins réaliste en loi physique.
-le son...pour un tel budget c'est pas ouf.ok y'a des scènes sympas en silence dans l'espace..mais bon...

après tout n'est pas noire
y'a quand même des choses biens ;
-le rapport entre les 2 protagonistes c'est cool (c'est m^me très bien)
► Afficher le texte
-l'humour n'est pas forcé,il est parfaitement "dilappidé"
► Afficher le texte

Chacun son avis.Perso je conseil pas.
Dernière modification par darktet le 29 juin 2026 02:22, modifié 1 fois.

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Message par BeyondOasis »

Gerra ça me suffit pour savoir qu'un film n'est pas pour moi

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Message par Esperluette »

Hier je suis allé voir le dernier films des Minions : le film dure 1h30 et est découpé en 2 parties très visibles. Pendant la 1ere moitié du film on nous explique la quête des mignon pour trouver un big boss, puis une fois en Amérique il y a de nombreuses réfs à l'histoire du cinéma avec Buster Keaton, Chaplin etc. plutôt sympa. Il faut attendre la 2e partie du film pour un déroulement beaucoup plus classique avec un méchant qui veut détruire le monde que les mignons devrons affronter.

Bien évidemment, l’humour des Minions est présent tout au long du film (même si je n'ai pas entendu de rires dans la salle), mais j'ai été un peu déçu par l’histoire assez prévisible et finalement que le film ne prenne aucun risque. Sympa mais sans plus, ma fille a bien aimé cela dit.


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lessthantod
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Message par lessthantod »

lessthantod a écrit :
23 juin 2026 17:37
Ce week-end je suis allé voir La Bataille De Gaulle - Partie 1 : L'âge de fer ...

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Réalisé en deux partie par Antonin Baudry, La Bataille De Gaulle est le gros blockbuster français de cet été 2026. La première partie intitulé L'âge de fer se concentre sur les évènements survenus durant la seconde guerre mondiale entre 1940 et 1942, tandis que la seconde partie abordera la suite de l'histoire entre 1942 et 1944. Il s'agit seulement du second film d'Antonin Baudry après Le Chant du loup, un film de sous-marins sur fond de géopolitique plutôt bien fichu. Cette fois-ci, il s'attèle à l'adaptation d'une biographie du général De gaulle de l'historien anglais Julian T. Jackson.

Nous sommes en 1940 et la France de Pétain a capitulé face à l'Allemagne nazie. Nous allons suivre Charles de Gaulle (Simon Abkarian) qui se rend alors à Londres pour rencontrer Winston Churchill (Simon Russell Beale), ceci afin d'établir un gouvernement parallèle, celui de la France libre. Il exprime alors son refus de l'armistice et lance l'appel du 18 juin depuis la radio de Londres pour continuer le combat contre le Troisième Reich. Le film va alors montrer comment le général Charles de Gaulle va rentrer dans l'histoire. Il obtient le soutien de Churchill et s'entoure d'hommes prêt à tout pour la France libre, comme le capitaine Koenig (Benoît Magimel), le général Leclerc (Niels Schneider) et "l'homme de confiance du général" René Pleven (Loïc Corbery). Leur première mission sera de rallier le Tchad et le Cameroun à la cause de la France libre.

En parallèle, nous allons également découvrir le destin de Fernand Bonnier de La Chapelle (Florian Lesieur) un jeune lycéen qui, lui non plus, n'accepte pas la défaite. Il va vouloir se révolter contre le pétainisme et se rend alors sous l'Arc de Triomphe, mais il n'y a personne mis à part lui et la tombe du soldat inconnu. Malgré cet évènement inutile, il persévère dans ses convictions et aura sa revanche le 11 Novembre 1940 avec la révolte étudiante qui rassemble cette fois-ci de nombreux lycéens et étudiants. Il rentre alors dans la résistance avec deux de ses camarades de classe, Pierre (Chaïm Feroleto) et sa sœur Livia (Anamaria Vartolomei). Ils croiseront plusieurs figures de la résistance, dont Jean Moulin au détour d'un train. Précision nécessaire, si Fernand a réellement existé, Pierre et Livia sont deux personnages fictifs, symboles de plusieurs figures de la résistance.

Avec La Bataille De Gaulle, Antonin Baudry prend le parti pris contraire du Chant du loup qui était un film minimaliste et en huit-clos. La Bataille De Gaulle est au contraire un film à gros budget qui veut en mettre plein la vue et dans lequel on voyage beaucoup d'un lieu à l'autre. Chaque situation s'ouvre sur un insert d'images d'archive et l'effet est très efficace, comme si on plongeait dans les vraies archives de la seconde guerre mondiale. On a aussi de grands moments de bravoure, comme la bataille de Bir Hakeim dans le désert de Lybie, avec les troupes du général Kœnig qui résistent durant treize jours et treize nuits aux attaques des allemands, pourtant bien plus nombreux (3000 hommes contre 30 000).

Antonin Baudry nous montre comment un homme seul contre tous, isolé et contesté, parvient malgré tout à unir les forces de la France libre autour de lui. Lorsqu'il se rend à Londres pour rencontrer Churchill, il n'est presque rien aux yeux du monde. Déchu de sa nationalité, condamné à mort par Pétain, il parvient malgré tout à convaincre Churchill de lui accorder son soutien. Il va alors constituer une petite équipe autour de lui pour mener à bien la résistance. Petit à petit, il gagne la confiance de Churchill, mais chaque maigre succès s'accompagnent d'énormes échecs, de déceptions et de mises à l'écart forcées. Le film montre avec beaucoup de justesse à quel point le général De Gaulle est esseulé au sein même de la coalition.

A l'image du général De Gaulle, Fernand lui aussi se sent esseulé dans une France jusqu'alors majoritairement pétainiste. Mais ça, ça va rapidement changer. Rejetant l'armistice, il participe à la manifestation étudiante du 11 novembre 1940 devant l'Arc de Triomphe, avant de rejoindre la zone libre en passant clandestinement en Afrique, vers Alger. L'arc narratif sur Fernand est de mon point de vue beaucoup moins prenant que celui centré sur le général De Gaulle. On passe du Général à Fernand, sans réellement y voir du lien. Les deux histoires sont trop déconnectées entre elles et l'intrigue centrée sur Fernand connait un gros ventre mou lorsqu'on arrive à Alger. Le récit fait alors du surplace, jusqu'au rebondissement final avec l'assassinat de l'amiral François Darlan (Mathieu Kassovitz) qui est un vrai électrochoc.

Bref, si cette partie 1 de La Bataille De Gaulle est inégale, elle n'en reste pas pour le moins réussie. Le rythme du film est haletant, on a pas une seule seconde pour souffler. Je ne suis pas professeur d'histoire, mais il me semble que tous les événements et tous les personnages de cette grande histoire semblent être parfaitement bien traités et véridiques. D'un point de vue purement historique, le film ne semble souffrir d'aucun défaut. D'un point de vue purement cinématographique, le film est franchement prenant et captivant, même si Antonin Baudry ne prend pas beaucoup de risques. Le récit coche toutes les cases du blockbuster à l'américaine et les enjeux ne sont pas vraiment incarnés par sa mise en scène. Quant à l'interprétation de Simon Abkarian, elle est à la limite du caricatural ... mais en même temps, qu'est-ce que c'est bon ! Et puis, ça permet d'iconiser le personnage du général De Gaulle, même si certaines répliques semblent sortir d'une BD ("Mon colonel, c’est la débandade ! – Ai-je l’air de débander ?"). Ce léger too much à tous les étages confère au film un certain cachet, pas désagréable. Au final, j'ai été happé par le métrage et signe rassurant, je n'ai pas vu le temps passer pendant les presque 2h40 du film.
Ce week-end je suis allé voir La Bataille De Gaulle - Partie 2 : j'écris ton nom ...

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J'écris ton nom est la partie 2 de La Bataille de Gaulle, le gros blockbuster estival français de cet été 2026. Sorti même pas un mois après la partie 1 et toujours réalisé par Antonin Baudry, le film raconte la suite directe des évènements survenus durant la seconde guerre mondiale, de 1943 à 1944. Aprés une première partie intéressante, j'espérais un second film tout aussi prenant, tout en se débarrassant des petits défauts du premier (trop de personnages mal exploités, un humour malvenu et du sentimentalisme un peu niais). Alors pourquoi ce titre J'écris ton nom ? C'est en référence au poème Liberté de Paul Eluard, écrit pendant la Deuxième Guerre mondiale, en 1942, portant un message d'espoir face à l'occupation allemande.

Tous les acteurs principaux du premier film sont de retour, en premier lieu Simon Abkarian et Niels Schneider dans les rôles respectifs du Général de Gaulle et du Général Leclerc, mais aussi et malheureusement Karim Leklou. Je n'ai rien contre l'acteur Karim Leklou, mais il symbolisait ce choix douteux d'introduire un peu d'humour à travers un personnage fictif (le plombier polonais) qui n'apportait absolument rien à la grande histoire dans le premier film. Heureusement pour nous, s'il est de retour ici, il est bien moins présent que dans le film précédent. Plus surprenant, Benoît Magimel n'est pas de retour dans le rôle du capitaine Koenig, alors qu'il devrait être toujours présent dans l'entourage de Charles de Gaulle et qu'il a continué d'avoir une grande importance dans la suite des évènements (c'est même lui qui arrête Pétain à la frontière suisse en 1945).

Sont également de retour dans les rôles respectifs de Livia et Jean Moulin, les acteurs Anamaria Vartolomei et Félix Kysyl, puisqu'ici ils vont avoir un rôle plus important (dans la résistance). Le président Roosevelt (Campbell Scott) sera également beaucoup plus présent avec Churchill (Simon Russell Beale). Dans les petits nouveaux, on note surtout Thierry Lhermitte dans le rôle du général Giraud, le rival oublié du général De Gaulle. On note également la présence de l'humoriste Sami Ameziane (le comte de Bouderbala) dans le rôle du colonel Raymond Dronne, un soldat qui a œuvré au plus prés du général Leclerc (c'est également lui qui est entré le premier dans Paris au soir de la libération).

Pour rappel, la première partie L'âge de fer s’achevait sur la bataille de Bir Hakeim menée par le général Koenig, ainsi que sur l’assassinat du général Darlan, par Fernand Bonnier de la Chapelle, en 1942. Dans la deuxième partie, entre 1943 et 1944, on se concentre sur la bataille du général De gaulle contre le régime de Vichy et pour diriger la France libre. Mais pour arriver à ses fins, il doit d'abord obtenir le soutient du président Roosevelt et du premier ministre Churchill, face à son rival le général Henri Giraud. De Gaulle et Giraud devront s'entendre à Alger pour diriger le gouvernement provisoire de la République française (GPRF). En (double) parallèle, nous suivons également le général Leclerc qui combat sur le terrain en Afrique, alors qu'en France la résistance s'organise autour de Jean Moulin avec l'aide de Livia.

Cette deuxième partie donne la part belle aux combats en Afrique, avec le général Leclerc qui prend une toute autre stature ici. La bataille de Tunisie menée par le général Leclerc est la réponse à la bataille de Bir Hakeim menée par le général Kœnig dans le premier film. On sent une vraie montée en puissance dans la mise en scène, dans les effets pyrotechniques et dans la direction d'acteurs. C'est ce qui manquait un peu au premier film, d'une vraie scène de guerre qui prend véritablement aux trippes. Antonin Baudry fait également le choix judicieux de mettre en avant le général Leclerc. Il nous est présenté comme un meneur d'hommes, vaillant, intrépide ... et disons-le carrément, héroïque.

J'écris ton nom, c'est aussi l'occasion d'assister à des petits jeux politiques très savoureux montrant la ruse politique du général de Gaulle, d'une part avec le général Giraud et d'autre part avec le président Roosevelt. Quant à l'amitié entre le général de Gaulle et le premier ministre Churchill, elle ne désemplit pas. Et si de Gaulle se fait rouler une première fois par Roosevelt avec une photo en présence de Giraud suggérant qu'il y a une entente entre eux deux, il prendra sa revanche plus tard en évinçant Giraud du gouvernement provisoire de la République française. Le film nous montre à quel point de Gaulle était un fin stratège militaire mais aussi politique.

Mais le personnage qu'on retient vraiment en premier en sortant du film, c'est le général Leclerc. La prestation de Niels Schneider, couplée aux actes de bravoures dont il fera preuve au combat, donnent une vraie dimension héroïque au personnage. Le film donne également la part belle à Jean Moulin, qui fait preuve de courage et de ruse. On retiendra son coup de bluff pour constituer le comité de la résistance, coup de bluff qui va parfaitement fonctionner. Le général de Gaulle passe presque au second plan, bien que la confrontation avec le général Giraud vaille également son pesant d'or. Thierry Lhermitte est très convaincant dans la peau de Giraud et ses passes d'armes avec de Gaulle sont très drôles. Même si le film contient moins d'humour que le précédent, il en contient encore un peu et surtout, ça fonctionne beaucoup mieux ici.

Bref, cette partie 2 est vraiment très réussie, mieux rythmée que la partie 1 et portée par un excellent Niels Schneider. Antonin Baudry parvient à trouver le ton juste, plus sérieux et moins sentimentaliste. J'ai vraiment apprécié les 2h40 du métrage, autant dans les scènes de guerre, que dans les scènes politiques ou plus intimes. (7.5/10)

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Message par BeyondOasis »

Ah c'est top si la 2nde partie est aussi bien voire mieux que la première.

Faut vraiment que je le vois ce film

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Message par Megatron »

@lessthantod résume bien, pas besoin d'en faire plus :)

On a été en famille voir la première partie ce WE. On a vraiment bien aimé, et les 2h40 sont passées comme une lettre à la poste. Les 2 histoires approchés sont bien structurées et apportent des coupures et du rythme. Certains points que j'avais oubliés permettent de se remémorer et de recontextualiser (et sa fait du bien). Et la bataille de Bir-hakeim est belle et prenante.
Concernant les acteurs, ils sont juste dans leur rôles sans surjouer, même si De Gaulle y est caricaturé (je pense), cela ne m'a pas choqué, au contraire. Simon Abkarian joue bien, mais je ne saurai dire pourquoi j'ai vue du Reno dans la gestuelle et certains regards. Idem pour Florian Lesieur, j'ai vu Tom Holland durant tout le film.
Hâte de voir la suite (cette semaine normalement)
Dernière modification par Megatron le 29 juin 2026 17:49, modifié 1 fois.
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Message par lessthantod »

Megatron a écrit :
29 juin 2026 17:01
Antonin Baudry joue bien, mais je ne saurai dire pourquoi j'ai vue du Reno dans la gestuelle et certains regards.
Tu veux dire Simon Abkarian, non ?

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Message par Megatron »

lessthantod a écrit :
29 juin 2026 17:46
Megatron a écrit :
29 juin 2026 17:01
Antonin Baudry joue bien, mais je ne saurai dire pourquoi j'ai vue du Reno dans la gestuelle et certains regards.
Tu veux dire Simon Abkarian, non ?
Complètement
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Message par Killvan »

J'ai l'impression que ces 2 films sur De Gaulle vont plutôt continuer de le glorifier en passant sous silence les côtés sombres du général... J'espère me tromper.
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Message par Gringos10 »

Killvan a écrit :
29 juin 2026 18:18
J'ai l'impression que ces 2 films sur De Gaulle vont plutôt continuer de le glorifier en passant sous silence les côtés sombres du général... J'espère me tromper.
Quels côtés sombres?
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Message par Killvan »

En vrac :

- la création d'une Vè république taillée à sa (dé)mesure, avec un régime donnant bien trop de pouvoirs au président au risque de créer un déséquilibre entre les 3 pouvoirs (et aussi, le fait que ses successeurs n'ont jamais remis en cause cette République, en même temps qui cracherait sur des pouvoirs supplémentaires que n'ont pas les présidents des autres pays occidentaux ?)
- l'abandon des harkis
- On passe de "L'Algérie c'est la France " aux accords d'Evian. On pourra toujours écrire tout ce qu'on voudra sur ce sujet, le général est clairement ambivalent sur la question et au final, aurait pu régler franchement la question sans avoir à jouer la girouette pour le coup. Ce sont des milliers de morts inutiles qui auraient pu être évité entre 58 et 62... (il n'est pas le seul responsable mais il a sa part de responsabilité)
- l'autoritarisme latent, lié à sa personnalité. Si Roosevelt n'aime pas De Gaulle et lui oppose, fort justement, Giraud, c'est parce qu'il le prend pour un potentiel dictateur, ce qui vu le tempérament du monsieur est loin d'être exagéré.
- la guerre d'Indochine, alors qu'il leur avait au préalable promis, à la fin de la 2nde guerre mondiale, l'indépendance

Y'a bien d'autres points mais j'y reviendrai plus tard, peut-être.
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Message par Gringos10 »

Je ne crois pas que le film aborde la plupart des points que tu cites, mais je ne l’ai pas vu.
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Message par Killvan »

ça ne m'étonnerait pas qu'ils ne les abordent pas. Le personnage de De Gaulle est trop cultivé en France pour aller à son encontre (enfin bon ça reste un film, pas un documentaire)
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Message par Gringos10 »

Non mais c’est surtout que ça a l’air de se passer sur une autre période que celle dont tu parles.
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Message par Killvan »

ça s'arrête quand, le 2è film ? Fin de la 2nde guerre mondiale ?
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Message par lessthantod »

Killvan a écrit :
29 juin 2026 23:29
ça s'arrête quand, le 2è film ? Fin de la 2nde guerre mondiale ?
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Message par Esperluette »

Hier je suis allé voir Backrooms et j'ai bien aimé ce 1er film du jeune Kane Parsons dont je ne connais pas les vidéos sur YT. Influencé par les univers lynchiens (et autres), le film est classé "horreur" mais on est plutôt sur quelque chose d'oppressant et d'anxiogène. Visuellement, c’est très réussi et assez immersif.

Donc pour en revenir à l'histoire, on est en 1990 et on suit Clark qui tient un magasin de meubles d'occasion où personne ne vient. Architecte raté ayant foiré son mariage, il suit une thérapie avec une psy qui sera le 2e personnage important du film (et qui porte elle-même son traumatisme).
Un soir il découvre qu'une "porte" permet de traverser un mur de son magasin et mène à un enchainement de pièces à l'architecture improbable.

L'exploration de ce dédale, ce qui s'y passe, le pourquoi du comment n'est pas complètement expliqué au spectateur qui est libre d'interpréter tout ça même s'il y a suffisamment d'indices. Le concept est bien exploité et fonctionne plutôt bien sur la durée (1h50).


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Message par Killvan »

lessthantod a écrit :
30 juin 2026 08:54
Killvan a écrit :
29 juin 2026 23:29
ça s'arrête quand, le 2è film ? Fin de la 2nde guerre mondiale ?
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Merci pour la précision. Pas de 3 de prévu ?
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