Synopsis : "
Autobiographie d'un tueur professionnel. Un homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, qui n'a ni scrupules, ni regrets. Alors qu'il guette sa prochaine victime, sa vie se déroule à travers des flash-backs."
Ce premier cycle en 5 tomes de "
Le Tueur" suit un tueur à gages méthodique dont une mission ratée à Paris déclenche une spirale de traque et de remise en question, transformant le récit en polar psychologique centré sur la perte de contrôle et l'instinct. Le dessin de Luc Jacamon adopte un style semi-réaliste, marqué par un colorama distinct selon l'état d'esprit dans lequel se trouve le protagoniste, une grande attention est également portée aux détails des décors, renforçant l’immersion. De base, le dessin (surtout le personnage) était le critère pour lequel je ne voulais pas spécialement lire cette BD... Il se révèlera finalement efficace et plaisant, sans non plus atteindre des sommets.
La narration de Matz (que j'ai découvert en 2022 avec "
Le Serpent et le Coyote") repose presque entièrement sur une voix off introspective qui nous plonge dans les pensées cyniques mais non dénuées de sens, du personnage. Enfin, le découpage est fluide et maîtrisé, alternant lenteur des phases d’attente et brutalité des scènes d’action, qui rend cette BD captivante et très rapide à lire.
J'ai également apprécié les courts monologues imagés sur l'histoire du Vénézuéla, mais aussi plus globalement sur l'Amérique du Sud et ses libérateurs.
Ce premier cycle connait un dénouement très bien ficelé, et comme il est généralement jugé comme le meilleur des trois, je m'arrêterai ici pour en garder un agréable souvenir d'un récit concis et réussi.
Illustrations :