[Nostalgie] Kingpin : Life of Crime
Publié : 01 nov. 2026 18:42
Aujourd'hui je présente le deuxième tueur de config que j'ai connu.

Sorti en juin 1999 sur PC et MAC
Le premier c'était Half-life, qui m'a obligé à acheter une Voodoo 2 et un gros surplus de ram début 1999. Je pensais être tranquille un moment, naïf que j'etais, vu qu'Half-Life passait de vraiment pénible à jouer (240i, effets au minimum, ptêtre 15-20 fps en moyenne) à incroyablement superbe (768i, effets presque au max, et fluidité à faire pâlir d'envie un robinet qui goutte).
Quelques mois plus tard sort Kingpin : Life of Crime. Je le lance, confiant, et que voilà pas le retour des 15 fps avec les réglages au minimum ? PUTAIN !
Quelques mois après, je change carrément de PC et relance Kingpin. Voyons cela.
Mais c'est quoi encore ton jeu ?
Le jeu est développé par les fou furieux de Xatrix, déjà responsable de Redneck Rampage, qui a eu son petit succès en 1997.
C'est un FPS, se déroulant dans une version fictive des années 30, à Radio City, bourgade qui ferait passer les pires versions de Gotham City pour un concurrent au concours des plus beaux villages de France. Même Sin City a côté c'est un village de vacance.
Ici, ça jure, ça arnaque, ça tue, comme ça respire, dans une ambiance ghetto franchement bien foutue.
Votre personnage répond au doux nom de Thug, et il est laissé pour mort par les sbires d'un des caïds locaux. Il décide de se venger, et de devenir le Kingpin, aka le caïd de tout les caïd.
In game ça consiste à resoudre des missions, qui peuvent aller de la récupération d'armes à simplement trouver la sortie en trucidant tout ce qui bouge.
Pffffff encore un FPS
Alors ouais, c'est clair que si on est pas réceptif au genre, ça devait être chiant en ces temps la, tant l'époque pondait un jeu incroyable tout les 2 mois.
Celui-ci est donc sorti en juin 1999. 6 mois après Half-Life, 1 mois avant System Shock 2, 3 mois avant Alien Vs Predator, 6 mois avant Unreal Tournament et Quake 3, un an avant Soldier of Fortune et Deus Ex
Je peux comprendre l'overdose.
Mais Kingpin se distingue pas mal de tout ceux là quand même.
Comment que cela ?
Bon déjà, à sa sortie, et pendant facile 2 semaines, c'était le plus beau jeu du monde, tout support confondu. Le jeu utilise le moteur de Quake 2 (qui décidément aura été recyclé partout), mais ce dernier est méconnaissable. La modélisation générale, les effets de lumières, les explosions, tout ça renvoi même Half-Life aux oubliettes.

Pour l'époque, c'était graphiquement incroyable.
Ensuite, a l'instar des Rainbow 6 (dont pourtant il est difficile d'être plus éloigné), votre personnage est fragile. Une balle dans le bide si vous avez pas de gilet parre balles, et vous êtes fini. Heureusement, c'est aussi le cas de vos ennemis.
Ce "réalisme" ne s'arrête pas là. Espérez pas trouver des medikit ou des armes surpuissantes direct par terre, nan nan, faudra aller voir un toubib, ou aller à l'armurerie.
Globalement, le jeu a un petit (tout petit) côté RPG en fait. On ramasse armes et munitions sur les ennemis. Et même si le jeu est plutôt bourrin il est rempli de PNJs, qui sont autant d'ennemis en puissance selon votre comportement.
Et je fais une petite parenthèse sur l'IA du titre.
Des ennemis intelligents ?
Alors oui, en gros autant que dans Half-Life. Mais c'est pas tout.
J'ai parlé des PNJs plus haut. Et ouais leurs actions dépendent pas mal de votre comportement.
Déjà, on peut ranger son arme, ce qui est fortement conseillé quand on se pointe dans le QG d'un gang sans intention trop hostile.
Si les membres du gang vous voient approcher l'arme à la main, vous êtes morts.

Pas de mouvements brusques et je devrais sortir vivant d'ici.
Si vous dessoudez trop de membres du même gang, attendez vous à être traqué par ce gang, voire par ses alliés.
En parlant à un PNJ, vous avez parfois des choix de réponses, qui peuvent déclencher plusieurs réactions chez le PNJ en question (ils peuvent se montrer presque amicaux, ou direct vous loger une balle dans la tête).
Même la distance joue. Tout les humains dans ce jeu sont des putains d'armoires à glace taciturnes, et si vous les collez de trop prêt sans respecter les distances sociales de rigueur, leur réaction peut être musclée.
Bref, plein de petits détails qui rendent Kingpin extrêmement immersifs.
Petit bémol sur l'IA : vos alliés. Parce que vous pouvez recruter, moyennant finance, des alliés (disons plutôt des mercenaires), deux à la fois au maximum. Et que bon la, disons qu'ils tiennent pas trop compte de votre ligne de tir, même si c'est pas non plus du Daikatana, ils savent obéir à des ordres simples ("reste la" ou "attaque" ou "suis moi"), et même prendre quelques initiatives.
Bon par contre ils sont aussi fragiles que vous hein.

MARCEEEEEEEEEEL !!!
Les ennemis sont presque tous humains. Pas d'aliens, pas de monstres, des humains. Je dis "presque" parce qu'on trouve aussi des clebards, des espèces de rottweilers monstrueux, genre mi-ours, mi-sanglier, et re-mi-ours derrière.
Histoire d'enrichir un gameplay déjà plutôt riche pour un FPS de l'époque, vous pouvez également conduire 2-3 véhicules qui traînent (voitures et motos).
Les armes sont nombreuses et variées, avec quelques anachronismes ici et là (le lance roquette me semble très avancé pour 1930).
J'appelle Familles de France
Au delà de son ambiance franchement oppressante, Kingpin est un jeu assez dégueulasse. La gestion des impacts était ce qui se faisait de mieux à l'époque (Soldier of Fortune poussera le truc encore plus loin un an après), et il est relativement aisé de démembrer un personnage. Ça saigne beaucoup aussi. Et ça pète pas mal, bien que clairement ça soit une très mauvaise idée de trop bourriner (je le répète, le personnage est fragile).
Petit florilège :

A pu son bras.

Ami poètes bonsoir.

Roger ? Roger tu m'entends ?
Mais le jeu est pas gore pour le plaisir d'être gore. Bon, en fait si. Mais pas que. Tout ça sert l'ambiance hallucinante du titre, une des meilleures que j'ai jamais vécu en jouant à un jeu vidéo.
Et c'était putain de dur. En mode easy c'était déjà incroyablement difficile, en mode normal c'était quasi impossible, alors que franchement j'étais très fort en FPS à l'époque.
Heureusement que j'avais Adibou 2 pour souffler un peu à côté.
Un jeu injustement oublié
J'ai adoré Kingpin à l'époque. Et j'étais pas le seul, tout mes potes étaient à fond aussi. Et la réception critique était franchement excellente (19/20 sur JV.com, pour ce que ça vaut).
Hélas pour lui, Kingpin reste méconnu, même au sein de la niche que représente le FPS PC à l'époque. Tout les joueurs PC se rappellent d'Half-Life, d'Unreal Tournament, de Deus Ex ou de Quake 3. Kingpin lui, il a été un peu oublié.
Et c'est injuste. C'est vraiment un très grand jeu.

Sorti en juin 1999 sur PC et MAC
Le premier c'était Half-life, qui m'a obligé à acheter une Voodoo 2 et un gros surplus de ram début 1999. Je pensais être tranquille un moment, naïf que j'etais, vu qu'Half-Life passait de vraiment pénible à jouer (240i, effets au minimum, ptêtre 15-20 fps en moyenne) à incroyablement superbe (768i, effets presque au max, et fluidité à faire pâlir d'envie un robinet qui goutte).
Quelques mois plus tard sort Kingpin : Life of Crime. Je le lance, confiant, et que voilà pas le retour des 15 fps avec les réglages au minimum ? PUTAIN !
Quelques mois après, je change carrément de PC et relance Kingpin. Voyons cela.

Mais c'est quoi encore ton jeu ?
Le jeu est développé par les fou furieux de Xatrix, déjà responsable de Redneck Rampage, qui a eu son petit succès en 1997.
C'est un FPS, se déroulant dans une version fictive des années 30, à Radio City, bourgade qui ferait passer les pires versions de Gotham City pour un concurrent au concours des plus beaux villages de France. Même Sin City a côté c'est un village de vacance.
Ici, ça jure, ça arnaque, ça tue, comme ça respire, dans une ambiance ghetto franchement bien foutue.
Votre personnage répond au doux nom de Thug, et il est laissé pour mort par les sbires d'un des caïds locaux. Il décide de se venger, et de devenir le Kingpin, aka le caïd de tout les caïd.
In game ça consiste à resoudre des missions, qui peuvent aller de la récupération d'armes à simplement trouver la sortie en trucidant tout ce qui bouge.

Pffffff encore un FPS
Alors ouais, c'est clair que si on est pas réceptif au genre, ça devait être chiant en ces temps la, tant l'époque pondait un jeu incroyable tout les 2 mois.
Celui-ci est donc sorti en juin 1999. 6 mois après Half-Life, 1 mois avant System Shock 2, 3 mois avant Alien Vs Predator, 6 mois avant Unreal Tournament et Quake 3, un an avant Soldier of Fortune et Deus Ex
Je peux comprendre l'overdose.
Mais Kingpin se distingue pas mal de tout ceux là quand même.
Comment que cela ?
Bon déjà, à sa sortie, et pendant facile 2 semaines, c'était le plus beau jeu du monde, tout support confondu. Le jeu utilise le moteur de Quake 2 (qui décidément aura été recyclé partout), mais ce dernier est méconnaissable. La modélisation générale, les effets de lumières, les explosions, tout ça renvoi même Half-Life aux oubliettes.

Pour l'époque, c'était graphiquement incroyable.
Ensuite, a l'instar des Rainbow 6 (dont pourtant il est difficile d'être plus éloigné), votre personnage est fragile. Une balle dans le bide si vous avez pas de gilet parre balles, et vous êtes fini. Heureusement, c'est aussi le cas de vos ennemis.
Ce "réalisme" ne s'arrête pas là. Espérez pas trouver des medikit ou des armes surpuissantes direct par terre, nan nan, faudra aller voir un toubib, ou aller à l'armurerie.

Globalement, le jeu a un petit (tout petit) côté RPG en fait. On ramasse armes et munitions sur les ennemis. Et même si le jeu est plutôt bourrin il est rempli de PNJs, qui sont autant d'ennemis en puissance selon votre comportement.
Et je fais une petite parenthèse sur l'IA du titre.
Des ennemis intelligents ?
Alors oui, en gros autant que dans Half-Life. Mais c'est pas tout.
J'ai parlé des PNJs plus haut. Et ouais leurs actions dépendent pas mal de votre comportement.
Déjà, on peut ranger son arme, ce qui est fortement conseillé quand on se pointe dans le QG d'un gang sans intention trop hostile.
Si les membres du gang vous voient approcher l'arme à la main, vous êtes morts.

Pas de mouvements brusques et je devrais sortir vivant d'ici.
Si vous dessoudez trop de membres du même gang, attendez vous à être traqué par ce gang, voire par ses alliés.
En parlant à un PNJ, vous avez parfois des choix de réponses, qui peuvent déclencher plusieurs réactions chez le PNJ en question (ils peuvent se montrer presque amicaux, ou direct vous loger une balle dans la tête).
Même la distance joue. Tout les humains dans ce jeu sont des putains d'armoires à glace taciturnes, et si vous les collez de trop prêt sans respecter les distances sociales de rigueur, leur réaction peut être musclée.
Bref, plein de petits détails qui rendent Kingpin extrêmement immersifs.
Petit bémol sur l'IA : vos alliés. Parce que vous pouvez recruter, moyennant finance, des alliés (disons plutôt des mercenaires), deux à la fois au maximum. Et que bon la, disons qu'ils tiennent pas trop compte de votre ligne de tir, même si c'est pas non plus du Daikatana, ils savent obéir à des ordres simples ("reste la" ou "attaque" ou "suis moi"), et même prendre quelques initiatives.
Bon par contre ils sont aussi fragiles que vous hein.

MARCEEEEEEEEEEL !!!
Les ennemis sont presque tous humains. Pas d'aliens, pas de monstres, des humains. Je dis "presque" parce qu'on trouve aussi des clebards, des espèces de rottweilers monstrueux, genre mi-ours, mi-sanglier, et re-mi-ours derrière.
Histoire d'enrichir un gameplay déjà plutôt riche pour un FPS de l'époque, vous pouvez également conduire 2-3 véhicules qui traînent (voitures et motos).
Les armes sont nombreuses et variées, avec quelques anachronismes ici et là (le lance roquette me semble très avancé pour 1930).
J'appelle Familles de France
Au delà de son ambiance franchement oppressante, Kingpin est un jeu assez dégueulasse. La gestion des impacts était ce qui se faisait de mieux à l'époque (Soldier of Fortune poussera le truc encore plus loin un an après), et il est relativement aisé de démembrer un personnage. Ça saigne beaucoup aussi. Et ça pète pas mal, bien que clairement ça soit une très mauvaise idée de trop bourriner (je le répète, le personnage est fragile).
Petit florilège :

A pu son bras.

Ami poètes bonsoir.

Roger ? Roger tu m'entends ?
Mais le jeu est pas gore pour le plaisir d'être gore. Bon, en fait si. Mais pas que. Tout ça sert l'ambiance hallucinante du titre, une des meilleures que j'ai jamais vécu en jouant à un jeu vidéo.
Et c'était putain de dur. En mode easy c'était déjà incroyablement difficile, en mode normal c'était quasi impossible, alors que franchement j'étais très fort en FPS à l'époque.
Heureusement que j'avais Adibou 2 pour souffler un peu à côté.
Un jeu injustement oublié
J'ai adoré Kingpin à l'époque. Et j'étais pas le seul, tout mes potes étaient à fond aussi. Et la réception critique était franchement excellente (19/20 sur JV.com, pour ce que ça vaut).
Hélas pour lui, Kingpin reste méconnu, même au sein de la niche que représente le FPS PC à l'époque. Tout les joueurs PC se rappellent d'Half-Life, d'Unreal Tournament, de Deus Ex ou de Quake 3. Kingpin lui, il a été un peu oublié.
Et c'est injuste. C'est vraiment un très grand jeu.