- "Cast Away", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2000 -
Je l'aime bien, ce film... Je l'ai déjà vu il y a un petit moment maintenant, et j'avais déjà apprécié l'aventure. Je trouve ça assez réaliste pour être apprécié. Alors oui, la difficulté est largement minimisée à l'écran. Il faudrait montrer Tom Hanks galérer X10 (surtout concernant la gestion de l'eau douce et du feu, je trouve que Zemeckis zappe trop cet aspect, qui est sûrement le plus difficile, avec le fait de savoir pêcher et fabriquer un radeau qui tienne réellement le coup face à l'océan). Mais la survie avec la nourriture, le poids du personnage (amaigri, mais pas trop), la fabrication du feu, l'isolement, la psychologie, la logique de comportement, la compréhension du temps qui passe, etc., c'est plutôt correct et assez crédible pour moi.
Le seul gros point noir, c'est l'aspect "manque de vitamines/maladies"... Là, c'est très limite. Mais je mets ça de côté, parce que j'aime trop le reste ^^
Puis j'adore cette fin...
SEUL AU MONDE....ce film m'a marqué.
Il ne se passe rien ..et pourtant c'est captivant,enfin chez moi.
Ce coup de patin a glace dans les dents...oui ça "rime a rien" mais je trouve cela génial
Pas de parole,pas d'action,pas de héroisme de survivant,il se passe rien,juste un gars qui souffre sur son île.
Bien sur,il y a de l'incohérence...c'est un film,il faut bien se divertir^^
J'ai trouvé cela super, faire un film sur un thème des plus ennuyeux .un gars sur une île pendant 2 heures.Wow ça va partir dans le fantastique pour l'intérêt du public.Que Nenni !
Perso j'ai apprécié le film ...et j'étais pas fan de T.HANKS,depuis respect ! Mr Tom H. pour cette performance.
ps: ça n'engage encore que moi ..c'est son meilleur film ever oui oui devant Forest G...
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Publié : 26 juil. 2026 12:15
par Gringos10
J'ai vu supergirl, assez badass pour un DC, pas foufou mais ça se laisse regarder. Le personnage de Lobo est bien cool.
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Publié : 26 juil. 2026 16:38
par Cormano
Vu «L'Odyssée», ou «Les américains dans la Grèce antique»
Tout le monde connaît l’histoire d’Ulysse, ce n’est donc pas du côté de la surprise ou du suspense du scenario que peut venir l’accroche, mais plutôt dans la façon d’approcher l’œuvre. Nolan le fait de la façon la plus banale qui soit, en américanisant et en modernisant son thème.
Matt Damon (acteur que j’apprécie au demeurant) dans un temple grec, pourquoi pas, mais plutôt du côté des touristes en short/chemise… Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas le «nez grec». Blague à part, le vrai problème n’est pas tant son physique, mais le fait qu’il se comporte comme un typique héros de film US : plutôt bourrin et «bon gars», alors qu’il aurait été plus intéressant et plus original (par rapport aux prod’ du genre), de s’en tenir au véritable caractère d’Ulysse : astucieux, curieux, assoiffé de savoir et d'aventures, arrogant, égoïste, impitoyable, … Ces aspects sont très élimés aux encornures et font que les remords de M. Damon semblent creux, alors qu’Ulysse avait de vraies raisons d’être tourmenté.
Quelques exemples :
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Circé transformée en laideron féministe que M. Damon n'effleure pas, alors qu’originellement elle avait séduit un Ulysse qui n’avait pas beaucoup de scrupules à tromper Pénélope (dans le film ce n'est jamais de sa faute quand il découche). Le message qu’elle transmet : «les hommes sont des cochons qui ne pensent qu’à s’empiffrer et à la guerre» est aussi trop moderne et pas dans l’esprit de l’oeuvre.
Dans la scène du cyclope, il manque la tirade sur «Personne», qui fait tout le sel de la scène, montre l’astuce d’Ulysse et la causticité de Homère et de son personnage.
La scène finale qui ressemble à une grosse baston amerloque classique alors qu’elle devrait représenter une exécution machiavélique impitoyable : après avoir exécuté un par un tous ses rivaux qui imploraient grâce, Ulysse oblige les servantes infidèles à nettoyer le sang et les fait ensuite pendre par son fils.
…
Bref, un traitement à l’américaine pas surprenant qui dénature l’œuvre en lui retirant ses aspects moins conventionnels (selon les critères d’aujourd’hui), pour un résultat plat et lisse sur un plan qui aurait pu être mieux traité pour apporter de l’intérêt.
Restent heureusement un matériel de base excellent et le côté blockbuster épique qui sied à l’épopée de Homère. Si on s’en contente, c’est un film plus que correct. Sinon, on est un peu déçu comme moi.
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Publié : 26 juil. 2026 19:41
par wiiwii007
- "The Boxer", réalisé par Jim Sheridan, sorti en 1997 -
La boxe, ce n'est pas un univers qui m'attire. D'ailleurs, quasi tous les sports de combat ont le même effet sur moi : "Pourquoi s'infliger ça ?" ^^ Je comprends l'aspect sportif, le côté autodéfense, le respect de l'adversaire, la fierté, etc. Je vois toutes ces choses, mais tout de même : "Pourquoi ?" ^^ Je suis à l'opposé de ça...
Mais bref, c'était juste pour montrer mon état d'esprit lorsque j'ai lancé le film : pas terrible. Je suis tout de même confiant car j'ai adoré les Rocky. Oui, mais Rocky, ce n'est pas la boxe qui est le fond du sujet ; c'est un prétexte, et c'est pour ça que j'ai beaucoup aimé. Heureusement, The Boxer, c'est pareil... Ouf !! Oui, le film offre plutôt une réflexion sur la manière de se reconstruire après un séjour en prison, la loyauté envers une cause, l'amour confronté aux divisions politiques... Bref, il y a de quoi faire. La boxe n'est finalement qu'un symbole : le véritable combat est intérieur.
D'ailleurs, le souci que j'ai eu avec ce film n'est pas venu de ce sport, mais de mon manque de culture. Je ne connais pas du tout l'histoire de l'Irlande. Et même si j'ai vu "In the Name of the Father" il y a peu de temps (dans ce dernier, c'était plus simple à comprendre), ça ne m'a pas vraiment aidé. J'ai passé mon temps à me poser des questions comme : "Pourquoi réagit-il comme ça ?", "N'est-il pas censé être dans le même camp que l'autre ?", "C'est un Irlandais ou pas ?"... Bref, j'étais un peu perdu, ça m'a sorti du film. Et ce qui devait arriver arriva : je me suis endormi... Le début était trop bordélique et lent pour moi, je n'ai pas résisté ^^ Je l'ai donc repris le lendemain, mais cette fois après quelques mini-recherches pour mieux comprendre le contexte. Et là, ça s'est beaucoup mieux passé. J'ai enfin pu me mettre dedans, comprendre les réactions, etc.
Finalement, j'ai trouvé le film très sympa, avec un Day-Lewis dans la retenue la plupart du temps. C'est impressionnant de voir à quel point il joue sans jouer. Il incarne encore une fois son personnage de la plus belle des manières : son regard est communicatif et intense, les silences ont un sens, les gestes sont naturels... C'est ouf'. Les autres acteurs font aussi le travail ; le mérite ne revient pas qu'au boxeur. Le seul souci, c'est le manque de clarté de l'histoire. J'ai eu un peu de mal avec ça, mais c'est sûrement dû à mon manque de connaissances sur cette période de l'histoire irlandaise.
Le moins bon de la triplette Jim Sheridan/Day-Lewis selon moi, mais tout de même un beau film. A revoir...
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Publié : 26 juil. 2026 23:30
par Gringos10
Il y a beaucoup de films sur l’Irlande, qui a une histoire passionnante et très complexe, je t'encourage à voir d'autres films sur le sujet à commencer par "le vent se lève" que j'ai vu il y a quelques semaines, et qui est juste sublime.
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Publié : 27 juil. 2026 01:04
par Shovel Knight
+1 pour Le vent se lève (avec un tout jeune Cillian Murphy)
Sur l'Irlande je recommanderais mais dans une autre thématique : The Madgalene Sisters
Ou plus récent toujours même thématique mais avec un point vue et époque très différent Tu ne mentiras point (avec un vieux Cillian Murphy)
Ou avec un humour très très décalé, des paysages magnifique et un fond de guerre civile irlandaise au loin : Les Banshees d'Inisherin
+1 pour Le vent se lève (avec un tout jeune Cillian Murphy)
Sur l'Irlande je recommanderais mais dans une autre thématique : The Madgalene Sisters
Ou plus récent toujours même thématique mais avec un point vue et époque très différent Tu ne mentiras point (avec un vieux Cillian Murphy)
Ou avec un humour très très décalé, des paysages magnifique et un fond de guerre civile irlandaise au loin : Les Banshees d'Inisherin
Banshees c'était mon coup de cœur l'année où il est sorti.
J'ai adoré
+1 pour Le vent se lève (avec un tout jeune Cillian Murphy)
Sur l'Irlande je recommanderais mais dans une autre thématique : The Madgalene Sisters
Ou plus récent toujours même thématique mais avec un point vue et époque très différent Tu ne mentiras point (avec un vieux Cillian Murphy)
Ou avec un humour très très décalé, des paysages magnifique et un fond de guerre civile irlandaise au loin : Les Banshees d'Inisherin
+1 pour les Banshees.
J’ai beaucoup aimé aussi. Caustique, et sordide à la fois. Très beau, mais très sombre, le mélange est détonnant, les sentiments sont tiraillés, un grand film.
+1 pour Le vent se lève (avec un tout jeune Cillian Murphy)
Sur l'Irlande je recommanderais mais dans une autre thématique : The Madgalene Sisters
Ou plus récent toujours même thématique mais avec un point vue et époque très différent Tu ne mentiras point (avec un vieux Cillian Murphy)
Ou avec un humour très très décalé, des paysages magnifique et un fond de guerre civile irlandaise au loin : Les Banshees d'Inisherin
Banshees c'était mon coup de cœur l'année où il est sorti.
J'ai adoré
- "What Lies Beneath", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2000 -
Anecdote sympa : Robert Zemeckis a travaillé sur "Apparences" après avoir tourné la première moitié du film "Seul au monde". En effet, la production de ce dernier a été interrompue pendant presque une année afin de permettre à Tom Hanks de perdre 25 kilos pour son rôle de Chuck Noland.
J'avais déjà vu et aimé ce film à l'époque. Aujourd'hui, c'est toujours le cas. J'aime l'ambiance qui y règne et je trouve que le couple Harrison Ford/Michelle Pfeiffer fonctionne bien. Le suspense est bien foutu : il y a pas mal d'éléments qui laissent sous entendre certaines choses afin de nous perdre, de nous faire douter, etc. C'est malin. Je n'ai pas grand-chose à ajouter si ce n'est que c'est un film très lent où il ne se passe pas grand-chose d'impressionnant. Tout repose sur l'attente, la curiosité et la surprise. J'aime bien ça, même si, au final, ça reste assez classique.
Un bon thriller, pour ma part.
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Publié : 27 juil. 2026 15:08
par lessthantod
Je viens de mater Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk ...
Sorti en 1955 et réalisé par Douglas Sirk, Tout ce que le ciel permet est un grand classique du cinéma américain des années 50. D'origine allemande, le réalisateur Douglas Sirk est considéré comme la référence absolue du mélodrame américain. D'abord connu sous le nom de Detlef Sierck, il débuta sa carrière dans les années 30, avant de fuir l'Allemagne nazie pour poursuivre sa carrière aux États-Unis sous son nouveau nom. De nombreux réalisateurs admirent son travail et se sont inspirés de ses œuvres, à commencer par Martin Scorsese et Todd Haynes dont chaque film semble être un hommage à Douglas Sirk. Jusqu'à présent, de Douglas Sirk, je n'avais vu qu'un seul film, Mirage de la vie (1959) qui sera d'ailleurs son dernier film avant de prendre sa retraite.
Dans Tout ce que le ciel permet, on retrouve tout de suite ses repères, le film empruntant à peu de choses près les mêmes codes visuels et narratifs que Mirage de la vie. Le film s'ouvre donc sur une discussion entre deux femmes, Carry et Sara. Cary (Jane Wyman) est une femme d'âge mûr (probablement la quarantaine), qui plus est veuve, appartenant à la classe moyenne plutôt haute et vivant avec ses deux enfants qui ne sont plus tout à fait des enfants. En effet, tous deux s'apprêtent à quitter le foyer familial pour poursuivre leurs études, laissant leur mère vivre seule dans une belle demeure qui appartenait à son mari (précision qui aura son importance tout le long du film). Quant à Sara (Agnes Moorehead, la belle-mère dans Ma sorcière bien aimée), c'est la meilleure amie, une femme distinguée et plus âgée qu'elle (précision qui aura également son importance).
Alors qu'elle discute avec sa meilleure amie, Carry semble être troublée par la présence de Ron (Rock Hudson), son nouveau jardinier. C'est le coup de foudre, quoi ! Problème(s), Carry est veuve, plus âgée que lui et surtout, tous deux n'appartiennent pas à la même classe sociale, lui étant plus modeste qu'elle. Mais peu importe, tous deux ignorent les obstacles et finissent en ensembles. Ron va même la demander en mariage, ce qu'elle accepte, sans imaginer les conséquences derrière. Son entourage va dire du mal d'elle, faisant circuler des ragots. Même sa meilleure amie désapprouve poliment son choix. Quant à ses deux enfants, ils désapprouvent aussi, moins poliment (le fils est particulièrement dur avec sa mère).
Tout ce que le ciel permet, c'est donc l'histoire d'un amour impossible entre une veuve de la classe moyenne-haute et un jeune homme plus modeste. C'est le portrait d'une Amérique puritaine et traditionaliste, qui promeut l'individualisme et le conformisme social. Carry et ses deux enfant semblent former une famille idéale, mais dés qu'on gratte le verni, les fissures sont béantes. Douglas Sirk transforme la romance en mélodrame, pour montrer à quel point il était difficile pour une femme de s'assumer dans une Amérique patriarcale, d'autant plus qu'elle est veuve. Deux choix vont alors s'offrir à elle, soit elle vit pleinement sa propre vie en épousant Ron et est rejeté par son entourage, soit elle sacrifie son amour pour Ron et finit seule.
En découvrant Tout ce que le ciel permet, je me suis rendu compte à quel point Loin du Paradis (2002) en est une copie conforme. Le film de Todd Haynes reprend la même structure esthétique (les couleurs chaudes qui traduisent l'état d'esprit des personnages) et narrative (une femme appartenant à la bourgeoisie qui tombe amoureuse de son jardinier), mais déplace l'histoire dans le Connecticut des années 50 en y ajoutant les thèmes du racisme (le jardiner est noire) et de l'homosexualité cachée du mari. Mais pour revenir au film qui nous intéresse aujourd'hui, à savoir Tout ce que le ciel permet, le film de Douglas Sirk m'a laissé sur une impression étrange. Il a tellement influencé ses pairs, que j'avais l'impression de retrouver des scènes reprises à droite et à gauche ... c'est comme si je l'avais déjà vu. Par exemple, dans les nombreux jeux de miroirs, j'ai tout de suite pensé au cinéma de Wong Kar-Wai.
La scène clé du film pour moi, c'est lorsque la télévision débarque chez elle, un objet qu'elle hait au plus haut point. Alors qu'elle refuse de posséder une télévision, voilà que son fils lui en offre une. Dans les années 50, la télévision c'est le symbole absolu du capitalisme et pour accéder au bonheur, il fallait posséder une télévision. C'est son fils qui lui offre et non sa fille, encore un signe du patriarcat. L'émancipation de la femme, ce n'est pas pour tout de suite. De plus, Carry vivant dans un milieu aisé, les soirées mondaines sont l'occasion pour faire circuler des ragots et les conversations se limitent à ce qu'il y a de plus superficiel. Dans ce milieu, les relations sont très artificielles, guindées et coincées. A l'inverse, lorsque Carry est avec Ron, les relations sont plus simples avec ses amis, c'est moins "faux-culs", plus joyeux. C'est le choc des classes sociales entre deux Amériques qui ne peuvent pas se comprendre.
Alors, comment ça va se finir tout ça ? Deux choix s'offrent à elle, vivre avec Ron ou quitter Ron. On devine bien que selon les codes du mélodrame, tout ça, ça ne peut que terminer mal ...
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Ron ne veut pas s'intégrer dans le milieu de Carry si ça sous entend renier ses origines, son identité et ses valeurs. Il veut vivre comme bon lui semble, une vie simple et paisible dans le moulin qu'il a réaménagé pour en faire un cocon familial. Mais ses plans tombent à l'eau. C'est inéluctable, Ron et Carry se séparent, c'est la rupture. Quant aux deux enfants de Carry, son fils va s'installer à Paris et sa fille va se marier, ce qui lui renvoie son (mauvais) choix à elle de ne pas se marier avec Ron. C'est là qu'elle comprend qu'elle a fait fausse route, qu'elle a gâché sa vie, tout ça pour ne pas contrarier ses deux enfants qui sont les principaux artisans du renoncement de leur mère à refaire sa vie. Et alors qu'on s'attendrait à ce que le film se termine là dessus, voilà que Ron réapparait dans la vie de Carry. Il est tombé du toit de son moulin et souffre d'une commotion cérébrale. Elle va alors se rendre au chevet de son amoureux, car il a besoin d'elle et elle a besoin de lui ... HAPPY END !
Pour un film de 1955, c'est très osé. Douglas Sirk ose proposer une histoire d'amour entre une femme de quarante ans et un homme plus jeune, qui plus est pauvre. Normalement c'est l'inverse, c'est l'homme qui est plus âgé (et riche) et la femme qui est plus jeune (et pauvre). C'est donc très moderne pour l'époque. C'est également très osé au niveau des convention sociales. C'est clairement une critique de l'Amérique consumériste et capitaliste des années 50. C'est cohérent, venant d'un réalisateur étranger. C'est un regard extérieur (et lucide) sur l'Amérique. On voit très bien comment les préjugés moraux et surtout sociaux peuvent guider le comportement des individus, les empêchant de vivre leur vie. Alors certes, l’enfer des préjugés n’est pas que l’apanage des riches, mais ils y contribuent grandement.
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Publié : 27 juil. 2026 18:19
par lessthantod
Je viens de mater Nomadland de Chloé Zhao ...
Sorti en 2020 et réalisé par Chloé Zhao, Nomadland est un road movie lent et très contemplatif. Le film est à l'image de la filmographie de la réalisatrice sino-américaine, à qui l'on doit déjà The Rider (2018) et Hamnet (2026) sorti cette année. Filmé comme un documentaire, Chloé Zhao a fait le choix d'utiliser des "acteurs" qui ne sont pas vraiment des acteurs, puisqu'ils jouent leur propre rôle devant la caméra. Les deux seuls vrais acteurs dits "professionnels", si j'en oublie aucun, c'est Frances McDormand et David Strathairn. Ce choix se justifie pleinement, puisque le film est adapté du livre du même nom de la journaliste américaine Jessica Bruder, qui raconte l'histoire de ces nomades qui vivent aux Etats-Unis (d'où le titre du film Nomadland).
A savoir également que le film a triomphé aux Oscar en 2020, en récoltant pas moins que trois prix des plus prestigieux, ceux du meilleur film et de la meilleure réalisatrice pour Chloé Zhao, ainsi que celui de la meilleure actrice dans un premier rôle pour Frances McDormand. Ce n'est pas un mince exploit pour Frances McDormand, puisqu'il s'agit de son troisième Oscar dans cette catégorie, après Fargo (1997) des frères Coen et Three Billboards (2017) de Martin McDonagh. Sa performance est ici tellement convaincante, qu'on a bien du mal à savoir, si elle aussi, elle ne joue pas son propre rôle devant la caméra.
Dans Nomadland, on va suivre les (tristes) aventures de Fern (Frances McDormand) qui vient de tout perdre après la crise économique de 2008 (la crise des subprimes). Elle a donc tout perdu, son mari décédé après une longue maladie, son travail et sa maison. Et même de sa ville, Empire dans le Nevada, il ne reste plus grand chose, désormais transformée en ville fantôme. Elle n'a donc pas d'autres choix que de parcourir les Etats-Unis, à la recherche de petits boulots, d'abord chez Amazon, puis dans les. badlands. Elle parcourt donc l'Amérique, quelques jours par-ci par-là, dans son van qu'elle a réaménagé pour être pleinement autonome (une vie de nomade). Elle va alors rencontrer de vrais nomades qui jouent leur propre rôle dans le film (et sûrement déjà présents dans le livre aussi).
Les paysages parcourus durant tout le film son magnifiques. C'est la première qualité du film, qui par moment est un peu trop lent à mon goût. C'est que Chloé Zhao aime prendre son temps, Nomadland étant un film très contemplatif et posé, pour ne pas dire extrêmement lent. C'est que l'ennuie pointe le bout de son nez par moment, ça je ne peux pas le nier. Mais voilà, il en ressort des plans d’errance magnifiques. Et puis Fern est une femme extrêmement touchante, blessée par la vie, mais qui veut s'en sortir seule. Elle est réticente à accepter l'aide des autres, que ce soit de sa sœur qui lui prête de l'argent pour réparer son van ou de Dave (David Strathairn) qui lui propose de revenir à une vie de sédentaire. Les scènes de contemplation se succèdent, avec Fern qui marche au premier plan et les paysages au loin, scènes entrecoupées de passages où des individus, des laissés-pour-compte, s'entraident.
C'est là que réside la force du cinéma de Chloé Zhao, en montrant la tristesse du monde avec une pudeur telle, qu’il ne peut en surgir que de la grâce et de la lumière. Comme dans son dernier film Hamnet, elle place sa caméra en restant constamment à hauteur de la croyance de ses personnages. Ainsi, elle s’installe dans leur rythme et magnifie leur regard pour (re)donner du sens à leur vie. Quand la vie perd son cap, on a besoin d'une boussole intérieure. Peu importe les obstacles et il sont nombreux, Fern suit sa boussole intérieure. Elle résiste à l'envie de reprendre une vie sédentaire, peut-être aussi parce qu'elle n'a toujours pas fait le deuil de sa vie antérieure. Elle nous oblige également à nous remettre en question, en se demandant quelles sont nos propres priorités dans la vie. La vie est comme un road movie, sur la route on peut rencontrer des difficultés, demander de l'aide, s'installer ou continuer son chemin.
Nomadland nous montre que la vie est faite de petites joies et de petites peines. En cela, Fern est un personnage bouleversant et la performance Frances McDormand est vraiment à saluer. Tout repose sur elle et sur la caméra de Chloé Zhao. Les traveling latéraux qui suivent Frances McDormand, avec le désert en arrière plan, sont absolument magnifiques. Le film mélangeant personnages fictifs et personnages réels, on est également extrêmement touchés par les acteurs non professionnels qui jouent leur propre rôle. Bref, sortez vos mouchoirs, vous risquez d'en avoir besoin.
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Publié : 28 juil. 2026 00:47
par Shovel Knight
Disclosure Day
J'ai trouvé ça nul à chier, et pourtant je suis bon public quand y'a Spielberg + des histoires d'Aliens.
Et faudra que quelqu'un prévienne Spielberg qu'on est plus en 2001 et qu'il faut arrêter les colorimétries gris/verdâtre ternes.
J'ai trouvé ça nul à chier, et pourtant je suis bon public quand y'a Spielberg + des histoires d'Aliens.
Et faudra que quelqu'un prévienne Spielberg qu'on est plus en 2001 et qu'il faut arrêter les colorimétries gris/verdâtre ternes.
Idem ,on se fait chier dans ce film.
Pourtant Spielberg + un film sur les E.T j'aurai signé de suite.
Y'avais de bonnes idées mais elles ont été mal développés.
Et cette course poursuite c'est interminable.
Y'a que la fin que j'ai bien aimé.
Mais pourquoi avoir stopper si tôt,c'est la ou ça devenait fort intéressant.
Bien déçu également.
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Publié : 28 juil. 2026 09:39
par Gringos10
Je ne l'ai pas encore vu, mais j'ai envie de l'aimer ce film bordel!
Je ne lis que des retours négatifs, fais chier.
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Publié : 28 juil. 2026 10:15
par darktet
@Gringos10
j'étais hypé a fond aussi.
a tes risques et périls...
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Publié : 28 juil. 2026 10:30
par wiiwii007
- "Diamant 13", réalisé par Gilles Béhat, sorti en 2009 -
Petit carnage ce film... Je ne vais pas m'attarder dessus tant il ne m'a pas passionné. Quand je regarde un film avec la sensation d'avoir affaire à un doublage alors qu'en réalité ce sont leurs vraies voix et intonations... ça fait peur. Chez moi ça veut dire que les acteurs sont très mauvais. Mais la narration ne m'a pas convaincu non plus, l'histoireaussi d'ailleurs, ni Depardieu (même s'il est au-dessus du lot, forcément)... Bref, j'avais hâte qu'il se termine.
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Publié : 28 juil. 2026 14:46
par Kek-de-Mars
J'ai fait l'Odyssée hier soir. J'en ressors avec un sentiment mitigé. je pense que j'aurais du réviser avant, car je cherchais constamment dans mes souvenirs (qui remontent à 30 ans) de lecture. Et ça m'a fait galéré...
J'ai fait l'Odyssée hier soir. J'en ressors avec un sentiment mitigé. je pense que j'aurais du réviser avant, car je cherchais constamment dans mes souvenirs (qui remontent à 30 ans) de lecture. Et ça m'a fait galéré...
Du coup..tu conseils ? un peu,bcp,a la folie ou pas du tout ^^
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Publié : 28 juil. 2026 21:41
par Kek-de-Mars
Si on connaît pas l'histoire originale, faut foncer.
Si on l'a connaît un peu, je conseille de réviser avant d'y aller.
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Publié : 28 juil. 2026 22:59
par darktet
@Kek-de-Mars je suis une vraie "pipe" en mythologie...parfait !
Même Ulysse 31 le D.A des années 1 980,aucun souvenir de l'histoire,et jamais revu
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Publié : 28 juil. 2026 23:33
par Tryphon
Ah merde, les créatures des marais, les lotophages, Circé, le cyclope, Nino le petit robot...
Ah merde, les créatures des marais, les lotophages, Circé, le cyclope, Nino le petit robot...
Et puis Thémis le grosse pute avec son pimp Thélémac, y'avait aussi l'épisode avec les hommes moustiques mais je confonds peut-être avec Capitaine Flam. Et le chien là avec le livre ordinateur c'est trop bien putain.
Mon fils (15 ans) m'a demandé de l'amener voir Backrooms. 5e la séance hier donc on y est allés.
J'avoue ne pas avoir tout compris. Je ne vis pas spoiler donc je ne dis pas ce que je n'ai pas compris, mais pour moi, c'est à la fois trop expliqué et pas assez. Film tout à fait dispensable à mon sens.
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Publié : 29 juil. 2026 09:14
par lincruste
Ha oui faut pas chercher à expliquer, c'est un film de youtubeur. J'avais pas vu l'avis, merci.
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Publié : 29 juil. 2026 11:25
par Shovel Knight
Oui j'ai vu. C'est pas ouf du tout. Aucun attachement aux personnages, pas vraiment d'enjeux...
Après c'est bien réalisé et visuellement c'est bien retranscrit, mais ça ne suffit pas à en faire un bon film
@Kek-de-Mars je suis une vraie "pipe" en mythologie...parfait !
Même Ulysse 31 le D.A des années 1 980,aucun souvenir de l'histoire,et jamais revu
C'est la config' parfaite pour apprécier le film. Ce qui m'a déplu c'est qu'il ne respecte pas l'esprit de l'oeuvre originale, si je la connaissais pas et surtout si je ne l'aimais pas plus que ça je m'en serais battu l’œil et j'aurais sans doute apprécié le spectacle.
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 29 juil. 2026 13:14
par on-off
En attendant, j'ai trouvé à qui me fait penser Sam Altman, à Carter Burke dans Aliens, joué par Paul Reiser !
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 29 juil. 2026 15:25
par wiiwii007
- "The Tragedy of Macbeth", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1971 -
Je suis mitigé pour celui-là. J’aime le parti pris sombre et violent du film, même si cette vision du Moyen Âge me paraît un poil exagérée. En revanche, je n’aime pas la narration. C’est dommage car j’ai apprécié le livre, qui m’a semblé certes court, mais efficace. J’ai trouvé le film long et soporifique… Pourtant, il semble fidèle à la tragédie de William Shakespeare, mais je ne sais pas : je trouve qu’il manque de vie, de musique… Je n’ai pas été pris par le film, sauf peut-être un peu plus sur la fin.
Bref, j’ai aimé sans vraiment aimer.
- "The Polar Express", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2004 -
Première impression : « C’est un dessin animé ! » Je ne m’y attendais pas ^^ Du coup, c’était perturbant… Et finalement, ça m’allait bien.
Après cette heureuse surprise, j’ai eu un autre « choc », moins cool celui-là : l’animation des personnages est moche. Je ne sais pas ce qu’ils ont foutu (enfin si, visiblement il s’agit du premier film entièrement réalisé en capture de mouvement), mais c’est dégueulasse… Je suis assez dur, mais ça m’a fait chier de voir ça alors que le reste est magnifique. Certains décors sont incroyables. Ce contraste entre le « loupé » et le « top » est assez étrange. Ça m’a dérangé tout le long du film.
À part ça, j’ai beaucoup aimé la réalisation, et plus précisément les plans proposés, avec des scènes originales et démentielles comme le ski sur le toit du train ou le chocolat chaud en musique… C’était génial à voir. Je me suis régalé rien qu’avec ça ^^ L’histoire, elle, reste un classique des films de Noël ; c’est du déjà-vu, mais c’était plutôt cool à suivre, surtout que l’OST est vraiment sympa.
Bref, j’ai trouvé ce The Polar Express bien cool, mais pas plus.
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 30 juil. 2026 23:33
par on-off
Je viens de voir un ovni cinématographique (mais hautement regardable). A côté Brazil c'est rationnel.
Everything Everywhere All at Once, quelqu'un l'a vu ?
Avec Michelle Yeoh et Jamie Lee Curtis entre autres.
Meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénario original, meilleure actrice, meilleurs seconds rôles et meilleur montage : c’est avec sept statuettes que le film est reparti oscarisé.
Complètement barré.
Le film raconte l’histoire d’Evelyn, mère de famille ordinaire dont le destin est soudainement percuté par sa découverte du multivers. Soit l’existence d’une infinité d’univers parallèles, dans lesquels ses alter ego mènent des vies qui n’ont (presque) rien à voir avec la sienne… et c'est bourré de références.
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 31 juil. 2026 08:38
par wiiwii007
Moi non, mais je note, merci !
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 31 juil. 2026 10:24
par Tryphon
Vu. J'avais plutôt aimé, trouvé ça intéressant car traite de façon originale et drôle de questions sérieuses, mais vite fatigant...
Vos dernières séances [films/Animes]
Publié : 31 juil. 2026 14:20
par wiiwii007
- "The Ballad of Jack and Rose", réalisé par Rebecca Miller, sorti en 2005 -
Encore un super film avec Sir Daniel Day-Lewis… Ce qui est dingue, c’est qu’en plus d’être un acteur hors norme, il choisit également très bien les films dans lesquels il joue. Je trouve qu’à chaque fois, ou presque, il tape juste. The Ballad of Jack and Rose va une nouvelle fois dans ce sens.
Le pitch : « Jack vit sur une île isolée, dans les vestiges d’une ancienne communauté abandonnée, avec sa jeune fille de 16 ans, Rose. Depuis la disparition de la communauté, Jack élève sa fille en la protégeant et en la coupant des influences du monde moderne. Sa maladie incurable et les transformations liées à l’adolescence de sa fille bousculent les deux êtres et les interrogent sur leur devenir respectif… »
On est donc clairement sur un film très riche, qui aborde une tonne de thèmes importants : la relation père-fille, la mort, le rêve et la réalité, l’écologie, l’isolement, la jalousie, l’adolescence… C’est assez impressionnant. Au-delà de tout ça, j’ai beaucoup aimé ce film (c’est peut-être même l’un de mes préférés avec Daniel Day-Lewis), car il fait un peu écho à ma vie. J’ai d’ailleurs trouvé l’acting particulièrement réussi.
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En tout cas, c’était un très beau film, très mélancolique, mais également assez intense. Le mélange entre « une adolescente forte qui veut mourir avec son père » et « un père mourant qui veut continuer à vivre avec sa fille » offre un contraste saisissant. D’autant plus que les deux ne se font pas de cadeaux : la maladresse du père provoque une vengeance de la fille assez violente.
Un très bon film, à mon sens.
- "Che?", réalisé par Roman Polanski, sorti en 1972 -
Oh la purge… Putain, va falloir que ça bouge du côté de Polanski, car pour le moment, c’est pas oufissime. À part Répulsion et Rosemary’s Baby, qui sortent du lot à mon sens, le reste est assez moyen, voire nul.
L’histoire : « Nancy, une jeune Américaine, se réfugie dans la villa d’un vieil Anglais, Noblart, pour échapper à un viol. Là, elle va rencontrer une galerie de personnages extravagants et hystériques… » Ça aurait pu être sympa un pitch comme ça ^^ Mais non, il n’y a rien de bon là-dedans. Je crois savoir ce qui ne va pas : Polanski a complètement buggé sur le corps de son actrice principale ; il s’est donc appliqué à filmer ses seins et son cul en oubliant totalement le reste. C’est dommage, car c’est justement tout le reste qui compte vraiment dans un film.
Je ne suis pas contre les films provocateurs et originaux, au contraire, mais encore faut-il que ce soit bien fait. Là, j’ai trouvé ça très mauvais et chiant à regarder.
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Publié : 01 août 2026 11:27
par lessthantod
Le week-end dernier, je suis allé voir De la Comédie-Française ...
De la Comédie-Française est une comédie française, ça on pouvait le deviner. Et comme son nom l'indique, il s'agit ici de l'institution fondée en 1680 et dont Molière sera le premier garant. (Co)Réalisé et (co)scénarisé par le duo Martin Darondeau et Bertrand Usclat, le film a pour originalité d'être composé uniquement de comédiens issus "de la Comédie-Française". On a tous l'habitude de lire ces petits rajouts dans les génériques de films, Laurent Lafitte "de la Comédie-Française", Pierre Niney "de la Comédie-Française", Benjamin Lavergne "de la Comédie-Française"... et ça tombe bien, puisque ce dernier est présent au casting du film. On peut aussi mentionner la voix de Denis Podalydès "de la Comédie-Française", pour un bref (et sympathique) caméo. Sans oublier Guillaume Gallienne "de la Comédie-Française" qui est la star de la bande annonce du film et qui intervient dès la scène d'ouverture dans la peau du réceptionniste.
Le film débute par les préparatifs pour la première représentation de Macbeth, qui aura lieu au théâtre de la Comédie-Française. Il est 18h00 et la première est prévue pour 21h00. Nous allons donc vivre ces trois heures d'attente condensées en 1h15 de film. Une série de péripéties plus ou moins rocambolesques risque de mettre en péril cette première. Tout ça, c'est beaucoup de pression pour Nina (Pauline Clément) qui est la metteur scène de la pièce. Elle devra gérer les turpitudes d'une drôle de troupe de comédiens "de la comédie-française", Philippe (Laurent Stocker) dans le rôle de Mcbeth et sa femme Émilie (Marina Hands) qui a une relation adultère avec Antoine (Julien Frison) un comédien qui a 20 ans de moins qu'elle. Qui plus est, la comédienne qui doit interpréter Lady Mcbeth étant bloquée à Brest, c'est Nina devra reprendre son rôle en catastrophe. Et puis, il y a le régisseur (Christian Hecq) qui ne facilite pas les choses, tout comme le réceptionniste (Guillaume Gallienne) au comportement despotique. Sans oublier le directeur du théâtre (Serge Bagdassarian) qui annonce la présence d'une invitée très sspéciale ce soir ... la pression est à son comble !
Le film étant très court, tout juste 1h15, on a pas le temps de s'ennuyer. La notion d'urgence rythme tout le film, y compris au niveau du montage et de la mise en scène elle même. Les situations rocambolesques s'enchaînent les unes après les autres à un rythme très soutenu, tout ça pour dénoncer les dysfonctionnements d'un système et pour se moquer un peu d'eux même aussi. On suit les comédiens dans les coulisses, un peu comme le faisaient Les Nuls dans les années 90 sur Canal+ avec l'invité de L'émission ... sauf qu'ici le propos est différent, il s'agit de Molière et Shakespeare. Mais le fil rouge du film, c'est le personnage de Nina interprété par Pauline Clément, qui par ailleurs a participé à l'écriture du film et il est fort à parier qu'il y a beaucoup de vécu dans l'écriture de son personnage. C'est donc l'histoire d'une comédienne/metteur en scène de théâtre qui doit concilier vie professionnelle et vie privée.
Nina a littéralement plusieurs casquettes dans la vie, femme divorcée, mère qui élève seule son enfant, metteur en scène de la pièce Mcbeth ... et à la dernière minute, on lui demande même de reprendre le rôle de Lady Mcbeth. Si le film est très drôle, il oublie souvent de développer son fil rouge. On a beaucoup de personnages "comic relief", qui ne sont là que pour déclencher le rire. La scène d'ouverture avec Guillaume Gallienne est hilarante, même si elle est divulgâchée dans la bande annonce. Mention spéciale aussi à Laurent Stocker, vraiment très bon dans la peau d'un comédien imbu de sa personne, mais qui renferme des fragilités. On a aussi la maquilleuse gaffeuse très drôle, le régisseur qui se perd en appartés, la comédienne défoncée ...
Si en effet c'est très efficace, ça témoigne aussi d'un manque de profondeur dans l'écriture et bien souvent, on a l'impression de regarder un simple défilé de petits sketchs, très drôles certes, mais déconnectés les uns aux autres. Il y a bien ce personnage du jeune ouvreur (Sefa Yeboah) qui attend la réponse du concervatoire, c'est la petite de touche d'émotion, mais ça ne va pas beaucoup plus loin que ça. Et qu'en est-il de Benjamin Lavergne dans tout ça, me direz-vous ? Eh bien il apparaît en tant que Molière sous les yeux médusés de Nina qui est alors au bord du breakdown. Alors bien sûr il en fait des tonnes, Benjamin Lavergne oblige, il gesticule et se complait emphases, mais j'avoue qu'il est très bon dans ce registre.
Bref, De la Comédie-Française est une très bonne comédie, drôle, très bien écrite, avec beaucoup de dialogues savoureux, mais malheureusement c'est trop courte et ça manque un peu de profondeur. C'est quelque peu inégal et ça nous laisse sur un léger sentiment d'inachevé, mais je dois admettre que j'ai passé un agréable moment, trop court certes, mais très agréable et pour une comédie, c'est bien là l'essentiel.
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Publié : 01 août 2026 15:14
par Tryphon
Je l'ai vu aussi hier. Je me demande quelles anecdotes sont inspirées de faits réels. Par exemple, l'ouvreur qui est à deux doigts de jouer le premier rôle avec eux, c'est certainement tiré d'une anecdote réelle.
Mais je serais pas étonné que la vieille défoncée, l'actrice qui ne comprend rien à la pièce, le connard méprisant, ou le bébé dans les coulisses, ça soit de vrais anecdotes.
Sinon j'ai trouvé le film sympa mais sans plus (y'a pas vraiment de fond, les personnages sont monolithiques). J'ai beaucoup aimé certains running gags (par exemple radio Molière).
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Publié : 01 août 2026 15:43
par wiiwii007
- "Beowulf", réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2007 -
Je préfère ce deuxième film d’animation de Zemeckis. L’univers me parle et, en plus, je découvre un poème anglo-saxon. Je ne connaissais pas du tout cette histoire, pourtant elle semble très importante. Bref, c’était vraiment cool.
D’après ce que je viens de lire sur Internet, Zemeckis n’a pas suivi le poème à la lettre ; il s’est fait plaisir. J’imagine que, pour les puristes, ça doit faire râler, mais personnellement, c’est très bien passé. L’histoire m’a plu, les personnages étaient assez charismatiques, surtout Beowulf, dont la psychologie est particulièrement approfondie. La musique est sympa, certaines scènes sont très réussies, et le design des créatures est également bien foutu. On sent la volonté d’en faire une œuvre destinée à un public adulte, notamment par sa violence et son absence de tabous.
Au final, j’ai bien accroché à ce Beowulf.
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Publié : 02 août 2026 09:39
par Esperluette
1h15 pour De la comédie française c'est super court pour un film projeté au cinéma, presque un court métrage...
A l'inverse j'ai vu Les rayons et des ombres (3h20) qui suit l'évolution de deux pacifistes des années 1920, le journaliste français Jean Luchaire (Jean Dujardin) et l'allemand Otto Abetz (August Diehl). Voulant d'abord promouvoir l'amitié et le dialogue franco-allemand pour préserver la paix meme une fois Hitler au pouvoir, Luchaire va peu à peu s'engager dans la collaboration pour sauver son journal et assurer son train de vie tandis qu'Abetz deviendra ambassadeur d'Allemagne à Paris et adhérera totalement aux idées nazies.
En parallèle la fille de Jean, Corinne Luchaire (Nastya Golubeva‑Carax), est prise dans cet engrenage, voulant profiter de ses 20 ans pour faire la fete avec le tout-Paris et poursuivre sa carrière de jeune étoile montante du cinéma français.
L'amitié entre les 2 hommes devient une complicité faite de services rendus de part et d'autres, de subventions et de transferts d'argent, de maîtresses et d'orgies : Luchaire ferme les yeux quand Abetz demande de publier des articles antisémites tandis qu'Abetz fourni des laisser-passer pour des juifs...
Le film est construit à partir des souvenirs de Corinne qui enregistre son histoire après-guerre sur bandes magnétiques, vivant semi cachée avec sa fille (elle a été condamnée à 10 ans d'indignité nationale). Le film est donc rythmé par des flashbacks et par la voix un peu monotone de Corinne.
J'ai bien aimé ce film mais je suis un peu dubitatif car le film fait de Luchaire un homme surtout inquiet par son train de vie, un jouisseur qui n"adhère aux idées que du bout des lèvres histoire d’être tranquille avec les autorités alors qu'en fait il a vraiment sombré dans les idées collabos et antisémites, se réjouissant des rafles de juifs ou de la création de la LVF...
Pour les bon cotés, le film est très bien interprété, il n'est pas manichéen et prend suffisamment de recul pour ne pas être une bête leçon de morale. On s'attache meme au père et sa fille qui souffrent tout deux de la tuberculose et sont très liés l'un à l'autre.
Il manque quand meme un coup de génie pour faire de cette fresque un film aussi marquant qu'Il était une fois en Amérique par exemple, malgré le budget...
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Publié : 02 août 2026 10:27
par Tryphon
Oui 1h15 c'est très court, c'est presque un moyen métrage. Mais je vois pas trop ce qu'ils auraient pu rajouter sans que ça traîne en longueur.
A priori, les acteurs ont reversé leurs salaires à la Comédie Française.
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Publié : 02 août 2026 14:52
par wiiwii007
- "There Will Be Blood", réalisé par Paul Thomas Anderson, sorti en 2007 -
Ils sont rares, les films dans lesquels Day-Lewis incarne un « méchant »... Je me languissais d’en voir un. C’est chose faite, et c’était quelque chose ! « C’était quelque chose » parce qu’il n’est pas seulement méchant : il est également ambitieux à en crever, intelligent, manipulateur, froid... Bref, c’est un personnage très complexe. Ce que j’ai aimé, en plus de cet aspect psychologique, c’est son physique. Là encore, on titille la perfection car c’est un peu contraire à son profil psy. On a des agissements de psychopathe mêlés à une sorte de personnage sympathique, vieux, avec une voix rassurante : c’est génial. J’ai eu un peu la sensation de voir un « Papé » (Jean de Florette). Je trouve qu’ils ont pas mal de points communs.
En revanche j'ai un souci avec Daniel Day-Lewis, c’est que j’ai remarqué qu’il était souvent compliqué « d’exister » à ses côtés : les acteurs qui lui donnent la réplique se font souvent presque bouffer. Je ne sais pas si ça vient du face-à-face ou simplement du fait que ce ne soit pas toujours le bon acteur en face ; par exemple, dans There Will Be Blood, je trouve le prêtre moyen. C’est passé car le personnage et les dialogues sont très intéressants, mais j’aurais préféré une autre interprétation, c’est certain.
En tout cas, j’ai trouvé le film très bien. J’ai aimé le sujet (j’ai rarement vu des films sur ce thème), la réalisation générale (plans, idées, etc.), l’ambiance générale... Ah oui, tiens, l’OST ! Pendant le film, je me languissais de découvrir le compositeur car je sentais bien qu’il n’était pas normal ^^ Ça se sentait : c’était perché, dérangeant, intrigant, original... On aime ou pas, la proposition est là. En regardant sur le net, j’ai découvert que c’était Jonny Greenwood... Tout s’explique. Personnellement, j’ai accroché ; il faut encaisser par contre, ça peut vite prendre la tête. Mais en lien avec l’image, c’est nickel.
Pour moi c'est un très bon film, peut-être un poil long parfois, mais ça va, ça ne m’a pas perdu.
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Publié : 02 août 2026 16:29
par Gringos10
Twbb c'est dans mon top 5 all time, vu au ciné à sa sortie, inoubliable découverte, de loin le meilleur film des dernières décennies.
Digne des grandes épopées de l'âge d'or.
Et Paul dano, je le trouve très bon face à Lewis, il donne exactement ce que le rôle demande.
Le fiston aussi, super.
Mais je t'invite à le revoir, c'est un film d'une telle densité et tellement riche, qu'il faut au moins 3 visionnages pour en saisir les nombreuses subtilités, que ce soit dans l'écriture, la mise en scène, le jeu des acteurs.
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Publié : 02 août 2026 16:31
par on-off
Ha oui ça il faut que je le voie, merci. Je me le note dans mes listes de trucs à avoir absolument.
Ils sont rares, les films dans lesquels Day-Lewis incarne un « méchant »... Je me languissais d’en voir un. .
Maintenant il faut voir gangs of New-York, la prestation n'est pas aussi riche, mais elle vaut son pesant de cacahuètes!
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Publié : 02 août 2026 17:33
par wiiwii007
Lui c'est pas pour tout de suite car c'est Martin Scorsese et que j'ai mis le film dans sa filmo à lui. Mais oui c'est prévu.
Sinon Paul Dano, vraiment pas fan, ça m'a "rassuré" de voir que Tarantino ne l'aime pas non plus ^^ Comme dit plus haut, c'est passé grâce au personnage, mais en vrai je pense que j'aurais largement préféré quelqu'un d'autre.